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Top 40 des comédies policières cultes n°23 : OSS 117 : Le Caire, nid d’espions, de Michel Hazanavicius

OSS 117 : Le Caire, nid d’espions, de Michel Hazanavicius
Avec : Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika
Année : 2006

Quoi de plus régressif qu’une parodie de l’une des premières sagas de romans d’espionnage (on doit l’invention d’OSS 117 à l’écrivain Jean Bruce en 1949, soit quatre ans avant que Ian Fleming ne crée James Bond) ?

Si André Hunebelle avait opté pour le premier degré dans les années 1960, Michel Hazanavicius a la bonne idée d’en passer par l’absurde. Et pour cela, le réalisateur français ne lésine pas sur les moyens déployés. Petit bijou de divertissement, OSS 117 : Le Caire, nid d’espions apparaît d’une précision ébouriffante. Pour donner corps aux aventures d’Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117, Hazanavicius et son équipe n’hésitent pas à expérimenter sur le cadrage ou encore la profondeur de champ – il y a du Jacques Tati. Au-delà de la prestation dantesque et tordante de Jean Dujardin, sans qui le film n’existerait probablement pas, les trouvailles visuelles brillent par dizaines. Question gags, on assiste aux dialogues les plus politiquement incorrects (cette effluve sixties toute coloniale et réactionnaire, notamment) mais tout cet éloge de mauvais goût finit dynamiter par la bouffonnerie délirante du film.

Tous les codes du film d’espionnage et de l’enquête policière sont respectés, et mieux que ça, triturés jusqu’à la corde (sans même que quoi que ce soit ne menace de rompre) dans des scènes burlesques irrésistibles. Surfant tantôt sur l’humour gras des ZAZ et celui par exemple plus franchouillard d’un Gotlib, cette récréation (et géniale recréation du personnage d’OSS 117) délicieusement kitsch se paie le luxe de lorgner sur la modernité.

Post-moderne, donc, OSS 117 : le Caire, nid d’espions et sa fausse ambiance surannée frôle le raffinement et déconstruit même James Bond. Le second volet, OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) propulsera ce génial imbécile heureux de Dujardin avec la même intensité. Comme si Hazanavicius et son interprète se révélaient capables de reproduire le schéma à l’infini et avec autant de verve. Reste que cet humour subtil et irrévérencieux, avec sa mine intarissable de références, peut ne plaire pas à tout le monde. C’est que comme dans tout univers où l’absurde prévaut sur tout, il faut tolérer le relâchement et l’imbécillité infinie.

L’exercice en vaut néanmoins la chandelle et recèle son lot de satisfactions autant pour les intellos que les aficionados du mode 2 neurones.

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