Purgatoire des innocents - Karine Giebel

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Résumé :

Raphaël a passé des années en prison pour vols à main armée puis pour récidive. Pendant son absence, sa mère est morte de chagrin tandis que son jeune frère William prenait le même chemin que lui. Raphaël, à sa libération, entraîne celui-ci dans leur premier braquage en commun, une bijouterie de la place Vendôme, avec la complicité d’un jeune couple. L’affaire tourne mal, un policier et une passante sont tués, et William est grièvement blessé. Leur cavale devient pour Raphaël une véritable course contre la montre : il faut sauver son frère. Les quatre fuyards atterrissent à quelques heures de Paris, et trouvent le numéro d’une vétérinaire, Sandra, qu’ils prennent en otage chez elle, dans sa ferme isolée, et forcent à soigner William. Sa vie contre celle du braqueur. C’est dans cet état d’esprit que Sandra doit opérer dans son salon, sans trembler, elle qui n’est pas chirurgienne. Mais les jours passent et William n’est toujours pas en état de reprendre la route. Et lorsque le mari de Sandra prévient sa femme de son retour, tous attendent. Les uns de le prendre également en otage et Sandra d’être sauvée… ou peut-être autre chose… Car ce que Raphaël ignore, c’est qu’ils sont dans la demeure du diable.

Vos #AvisPolar

  • universpolars 24 novembre 2018
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    Ce thriller est le premier que j’ouvre de Karine Giebel. Je ne sais pas si c’est par celui-ci qu’il fallait commencer, mais finalement, quelle importance ? De toute manière, je n’y suis pas ressorti indemne.

    Karine Giebel nous enferme dans une sorte de huis-clos assez gênant et suffoquant, ne donnant pas une grande chance à l’espoir. C’est étouffant. On endure ce roman comme si l’on retenait un poids lourd qui nous glisse dessus.

    Je qualifierais ce récit de torture mentale, tant le manque d’espoir est désarmant. Le sentiment d’être inutile et impuissant face à ce morbide et sombre spectacle est absolument insupportable. Les protagonistes de cette histoire sont martyrisés par une auteure qui a, semble-t-il, décidé de se déchaîner totalement. C’est une vraie torture, autant pour nous que pour les personnages.

    Pas de place à l’espoir, mais une grande place pour la fraternité, celle qui est indestructible et qui laisse, finalement, une petite lumière quelque part. Cet aspect-là de l’histoire est loin d’être anodin. Mais est-ce vraiment encore utile de s’accrocher lorsqu’on rampe à quelques centimètres de sa propre tombe ? Grande question. Fascinant de s’identifier aux personnages de ce roman, d’endosser leur rôle, et de se demander comment nous réagirions à leur place.

    Cette histoire débute par une tuerie dans une bijouterie, un casse qui ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu. Trois hommes, une femme, voici la formation de ce groupe de truands qui ne semble pas être composé de novices.

    Blessures, fuite, planque, trouver un médecin ; l’équipe est déstabilisée, mais déterminée. Ça passe ou ça casse. Le décor est planté.

    Karine Giebel nous offre ses brefs chapitres en respectant un rythme soutenu accompagné d’une tension frisant l’électrochoc. Écriture brute, sans fioritures, l’auteur nous sert donc l’essentiel. Dès le départ, le lecteur remarquera que l’auteure n’a pas sorti sa plume dans l’intention de nous préserver, mais plutôt pour nous la planter dans la peau.

    Personnages inquiétants, troubles, durs et vulnérables à la fois. Nous voici donc déjà avec quelques paradoxes dans l’âme des personnages, signes annonciateurs d’un thriller prometteur. Difficile de les cerner ; peuvent-ils d’ailleurs le faire eux-mêmes ? Pas si sûr.

    Un homme, un prédateur, perturbe également le rythme de ce roman en s’appliquant sur une tâche très importante, essentielle même : se faire une jeune et innocente ado, se l’accaparer et jouer un peu avec. C’est viscéral, c’est même peut-être un peu sentimental pour lui. Gerbant.

    Voici ce que nous sert l’auteure en entrée, juste l’essentiel, pas de garniture, pas de fioritures. C’est brut et c’est violent. L’écriture est sadique, sans ménagement. Dommage, à mon sens, que quelques longueurs s’installent inlassablement dans ce début de roman et cassent un peu ce rythme fou. L’auteure va droit au but, c’est vrai, mais avec trop de répétitions.

    Cependant, ça accélère soudainement. L’ambiguïté des personnages s’intensifie, leur personnalité devient complexe, troublante. Qui est le maître, qui est le bourreau et, finalement, qui est vraiment la victime, le dominé ou le dominant ? Ou bien alors, ces rôles peuvent-ils changer, évoluer, se déplacer d’une personne à l’autre comme un virus ? Sans doute pas, mais cela sera encore un peu plus complexe.

    L’emprise et la manipulation semblent avoir un rôle clé dans cette histoire, mais difficile de placer les protagonistes sur la bonne case de l’échiquier. Du moins, au début.

    L’auteure arrive à transmettre une bien étonnante sensation au lecteur concernant la qualité ou la fonction des personnages, et ceci avec une lenteur, ou plutôt une constance qui surprend. Les longueurs dont je me plaignais ci-avant deviennent presque un atout, au bout du compte.

    A un moment donné, je me suis senti assez malin pour deviner où voulait en venir l’auteure avec les événements qui étaient en train de se dérouler, notamment avec le rôle des personnages. En effet, j’avais vu juste, mais voilà, ce n’était pas un secret d’Etat ! Karine Giebelnous dévoile assez rapidement cet aspect du récit et, du coup, je ne me sens pas très fier de m’être senti malin si rapidement !

    L’auteure va très loin dans l’ignoble, dans la perversité, la cruauté et dans la douleur. Le personnage qui devient le centre du récit regorge d’inhumanité. Il inspire le dégoût à l’état pur. Ses propos, ses convictions et sa vision de l’être laissent penser que nous sommes face à la pire saloperie que le monde ait pu engendrer. Un pervers narcissique qui s’accapare de l’autre, qui renvoie tout à son image, l’image parfaite.

    Que se passe-t-il lorsqu’un prédateur façonné dans le roc se retrouve sous l’emprise d’un prédateur construit de perversité et d’apathie ? Cette histoire répondra, peut-être, à la question.

    Jusqu’où l’emprise sur une personne peut-elle aller ? Y aurait-il tout de même des limites ? Là aussi, Karine Giebel nous éclairera en mettant en scène un personnage troublant, perdu, une femme qui n’en est plus une, une âme en perdition totale.

    Tous ces ingrédients vont être lancés dans la marmite. Les émanations qui en ressortiront une fois la préparation bien chauffée vous laisseront un goût bien amer au fond de la gorge.

    Le dénouement suit une direction assez logique et juste, mais nous oublierions presque ce que sont les significations des termes "juste", "justice" ou encore "morale". On souhaiterait que cela se termine différemment ou, avec du recul, peut-être pas. Quelle torture psychique, je l’ai dit !

    Bonne lecture.

  • Les lectures de Maryline 21 décembre 2018
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    Mais comment ai-je pu laisser ce livre aussi longtemps dans ma PAL ??? Quelle grossière erreur ! C’est une tuerie ce thriller ! Je suis fan fan fan ! Tout ce que j’aime est réunit dans ce roman, tout ce qui fait pour moi un excellent thriller est écrit dans CE livre. Bravo à l’auteur, un énorme coup de cœur pour moi ! A partir d’aujourd’hui, je le dis solennellement, Karine Giebel va devenir mon auteur préférée ! Je me demande même pourquoi je ne l’ai pas lu avant. J’avais simplement lu un recueil de nouvelles "Maitres du jeu" que j’avais beaucoup aimé à l’époque. Bref, revenons-en au livre en lui-même...

    Quatre braqueurs font main basse sur des bijoux et autres pierres précieuses, le coup est fantastique mais l’un d’eux, Will, va prendre une balle dans la jambe et l’un des flics est tué lors de leur départ. Ils seront donc les 4 personnes les plus recherchés du pays (3 hommes et 1 femme). Ils trouvent refuge dans une ferme isolée, loin de tout et prennent en otage la femme qui y habite, une vétérinaire qui va devoir soigner le blessé afin qu’ils puissent tous repartir se cacher à l’étranger. Mais ils ne savent pas où ils ont mis les pieds et les 4 protagonistes vont vite le regretter...

    Dans le même temps, on suit le kidnapping de deux jeunes lycéennes par un homme qui à l’air complètement cinglé et décidé à faire du mal tout en se faisant du bien. Les deux jeunes filles se font avoir et vont rapidement comprendre qu’elles sont tombées en enfer...

    C’est un vrai thriller auquel on assiste. Il y a du suspense jusqu’à la fin, il y a du sang partout, plusieurs morts, des disputes, des amitiés, de la torture mentale et physique... Bref, un vrai bon cocktail ! Je me suis attachée, au fil de ma lecture, à Raphaël, le personnage central de l’histoire. C’est un braqueur depuis son plus jeune âge, il a de l’expérience, il sait diriger une équipe et a un vrai caractère fort qui en impose. C’est son frère qu’il va vouloir sauver de cette fichue balle qui est venue se loger dans son genou. Malgré son passé de taulard, il a un cœur immense et va vite comprendre qu’il a ses faiblesses lui aussi. Je l’ai beaucoup aimé. L’autre personnage important est celui de Sandra, une femme fragile et forte à la fois, une femme qui fait tout pour satisfaire celui qui est toute sa vie...

    Ce thriller est une vraie bombe ! Tous ceux qui aiment ce genre vont adorer se plonger dans cette histoire terrifiante mais tellement géniale. Karine Giebel est une grande, une vraie auteur de thrillers. A lire sans modération !

  • meslivresetmoi33 11 février 2019
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    Une grosse claque, voilà ce que j’ai pris avec ce livre ! Un scénario génial, des personnages complexes, un suspens insoutenable ! J’ai eu du mal à lâcher ce bouquin, j’avais l’impression d’abandonner les personnages à leur triste sort.
    Raphaël ne se doutait pas qu’en séquestrant une vétérinaire pour soigner son frère blessé dans le braquage qu’ils ont commis, sa vie basculerait dans l’horreur la plus totale !
    Un roman qui prend aux tripes et on ne sent pas les 630 pages...A lire absolument !!

  • lireencore93420 24 février 2019
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    @jodyane m’as choisis ce livre dans le cadre de #piochedansmapal, et ce livre aussi qui était au programme pour le #bookclubdeluciole.

    Deux bonnes raisons pour me décider a lire mon 3eme opus de @karinegiebel-

    Christel essaye un très beau collier dans une célèbre boutique de la place Vendôme, un homme l’accompagne, et lui dit tout peut être a toi, évidemment cet individu est un braqueur, et ses complices Will et Fred les attendent.

    Mais la BRB ( Brigade répressive du banditisme) les attendent, eux aussi, ils s’en sortent avec Will trés blessée.

    Raphael exige qu’on s’arrête au prochain village, il faut faire soigner son frére, Will, justement une plaque de Vétérinaire, se plante sur son nez.

    Il l’appelle, elle va soigner son frére.

    Elle les emmènent a la ferme, et ils savent pas encore que c’est l’antichambre du diable.

    Gros coup de coeur pour cet huit clos entre des braqueurs et un pervers sexuelle, quand les persécutants deviennent des persécutés.

    C’est un récit très incisif, et qui par moment est trés dur, ames sensibles, s’abstenir.

    On ressent l’attachement des deux frères, et je pense que c’est l’amour qu’il a entre eux qui vas les forcer a être encore plus fort.

    La symbolique de ce livre est vraiment la domination affective ? Pourquoi Sandra cette sympatique vétérinaire as accepter tout cela, pendant aussi longtemps, je vous laisse le découvrir.

    Ce livre est vraiment a lire, il est absolument incroyable.

    Plus je découvre cet auteure, plus je raffole de ces récits, et j’en suis seulement a mon troisième.

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    Mon 3eme livre de Karine Giebel et je suis un peu déçue, car je le pensais différent en fait ...
    Au délà des sévices détaillées et du malaise que l’auteure apporte au long du livre je n’ai pas réussit à plonger dedans comme il le fallait je pense ....
    Je ne sais pas vraiment pourquoi d’ailleurs !
    Par contre c’est vrai que la plume de l’auteure qui nous balade est géniale ! Je vais continuer à lire sa bibliographie avec beaucoup d’enthousiasme

  • KNaniie 26 mars 2019
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    Ce fut mon premier de Karine Giebel et ce fut une grosse découverte. Un suspense atroce, un livre à perdre haleine. Une fin qu’on imagine même pas.
    Je vais continuer à la lire.
    Je la recommande fortement.

  • Litterature and co 5 avril 2019
    Purgatoire des innocents - Karine Giebel

    Le premier roman de K. Giebel que j’ai lu, il m’a retourné le cœur et bizarrement, j’ai aimé.
    C’est étrange, gore, mais surtout rempli de suspens. Il me semble que c’est l’un des seuls romans qui m’a fait frissonner.
    Je n’ai pas eu l’occasion de lire tous les romans de cette auteure, mais il est certain que celui-ci m’a permis de l’apprécier et de reconnaître qu’elle était douée.
    Au plaisir d’en lire d’autres.

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