Octobre - Soren Sveistrup

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Résumé :

’’Le premier thriller du créateur de la série culte.’’ The Killing
Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.
Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révèleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer...

Vos #AvisPolar

  • Sharon 27 février 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Au Danemark, les crimes sont fait pour être élucider, la criminelle n’abandonne pas une affaire avant sa résolution, même si cela prend du temps, même si les pistes se referment une à une. D’ailleurs, si en France, faire partie de la bridage criminelle est prestigieux, cela ne semble pas être tellement l’opinion de Naia Thulin, la jeune inspectrice qui n’aspire qu’à rejoindre une brigade d’avenir. Quant à son co-équipier provisoire, Mark Hess, il souhaite uniquement réintégrer Interpol le plus tôt possible. Ce n’est pas qu’ils ne s’entendent pas – ne nous attendons pas à un traditionnel jeu du chat et de la souris – c’est que chacun a ses méthodes qui vont leur servir à une seule chose : identifier le coupable.
    Soyons clair : le meurtre est sordide, et les enquêteurs les plus aguerris ne peuvent qu’être choqués par ce qu’ils découvrent. Seulement, les indices, les preuves ne tombent pas du ciel, et l’un d’entre eux les replonge dans une affaire déjà résolue un an plus tôt : l’assassinat de la fille d’une femme politique danoise.
    Auprès de cette famille, nous découvrons l’après, sans phare. Oui, Kristin a été violée et tuée voici un an, son meurtrier a avoué, il est en prison. Sa mère a repris son poste de ministre, son mari travaille, leur fils se rend à l’école, fait du sport. Ils se sont fait aider par des psys. Mais rien n’est facile parce que tout fait mal, d’autant plus que le corps, morcelé, enterré de Kristin n’a jamais été retrouvé. Et l’on s’acharne, méthodiquement, à leur rappeler cette affaire, à les insulter. Qui peut croire que l’on peut surmonter la mort de son enfant ? Pas Rosa et son mari en tout cas. J’ai aimé la finesse avec laquelle leur vie après la disparition de leur enfant était racontée, la difficulté qui peut ressurgir n’importe où, le comportement aussi de ceux qui les entourent – voir celui de l’enseignant qui veut permettre à ses élèves de tourner la page, alors que, je suis bien placée pour le savoir en temps que professeur, on oublie souvent l’un ou l’autre de ses camarades de classe, on n’oublie jamais celui qui est décédé. Rosa et son mari doivent continuer à vivre avec et sans – avec aussi cet espoir qui ressurgit et qui est presque pire que tout : avoir l’espoir, quand on a touché le fond ne peut que faire tomber encore plus bas si on le perd.
    Malgré sa criminalité faible, son taux de résolution énorme, tout n’est pas idyllique au Danemark. Mark Hess habite dans un charmant appartement qu’aucun agent immobilier n’a envie de prendre dans son portefeuille, parce que seuls les immigrants et les drogués y vivent – un blanc dans le quartier, c’est forcément un malade ou un policier infiltré. La maltraitance des enfants est bien réelle. Invisible ? Non, pas vraiment. Disons plutôt que les dénonciations anonymes sont tellement nombreuses qu’il faut que les services sociaux face le tri, entre les cas bien réels et la volonté de se venger d’un parent ou d’une ex-conjointe. Enquêter est ardu, pas forcément gratifiant – faire le sale boulot ne plait à personne, mais il en est qui sont moins motivés que d’autres.
    Plus l’enquête avance, moins les deux enquêteurs se ménagent. Nous passons souvent par des hauts et des bas émotionnels, tant certains veulent suivre la piste la plus rationnelle, alors que Naia et Mark sont plutôt près, chacun de leur côté, à sortir des sentiers battus. le dénouement est surprenant, à la hauteur de la construction de l’intrigue.
    Octobre est un roman qui devrait plaire à tous les fans d’un autre auteur danois : Jussi Adler Olsen.

  • Sangpages 27 février 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    En fan ultime de la série "The Killing " dont Soren Sveistrup a fait le scénario original, il était impossible pour moi de ne pas découvrir son premier livre et la vache, quel roman !
    Une entrée en matière percutante sur une scène de crime macabre des années 80.
    La mère, ses deux enfants, ainsi qu’un policier ont été sauvagement assassinés. Les seuls survivants sont deux autres enfants : une fille et un garçon, jumeaux qui étaient placés, là, en famille d’accueil.
    Un élément perturbant...des étagères remplies de petits bonhommes en marrons.
    On revient à l’actualité : La fille de la ministre des Affaires sociales, Rosa Hartung, a disparu. Son kidnappeur a été arrêté et il a avoué l’avoir tuée. Son corps, après 3 ans, n’a jamais été retrouvé.
    Et puis, il y a cette femme, Laura Kjaer, découverte morte dans son jardin. Torturée, sa main a été amputée. A ses côtés, un bonhomme en marrons…
    Hess, un agent de liaison d’Europol à la Haye, démis de ses fonctions, fait équipe avec Naia Thulin, sous la houlette du commissaire Nylander pour tenter d’élucider cette sombre affaire.
    Bon flic déchu, flics frustrés...Tout y est ! Le panel des personnages est riche à souhait.
    Les Nordiques ont cette incroyable capacité à torcher des trames de ouf et celle-là est franchement dans la lignée des plus redoutables.
    Des chapitres ultras courts. Une entrée en matière qui te met tout de suite dans l’ambiance et t’annonce la couleur qui s’avère être aussi éclatante que les couleurs de l’automne. Rythmé, prenant, tu n’en feras qu’une bouchée.
    Comme dans "the Killing" ou même "Millénium", le lien avec la politique amène clairement ce plus incomparable. Il donne cette dimension supplémentaire et amène toute une réflexion sur un système, sur une société sans vraiment sortir du cadre de l’enquête. On aborde la problématique avec un œil qui se veut plus aiguisé et dans ce cas, la mise en lumière des services sociaux n’est pas très glorieuse.
    Les codes du thriller sont parfaitement maîtrisés pour en faire un incroyable page-turner que j’ai dévoré en un week-end. C’est pas peu dire pour un pavé de 633 pages.
    Bien torché, bien foutu, tout tient la route, tout s’imbrique à la perfection sans aucun temps mort.
    Sveistrup nous emporte au coeur d’une enquête aux ramifications complexes avec un retour sur une affaire classée... bâclée ? que personne n’a envie de revoir sur le devant de la scène.
    Une succession d’événements, de faits, de révélations qui vont parfois contre le bon sens, qui n’ont, a priori, aucune logique et qui feront mouliner tes neurones. Il te sera difficile de tenter de comprendre qui ? Pourquoi ? Comment ?
    Tu croiras certainement, comme moi, que c’est un poil prévisible, mais je te dis d’avance...tu vas te fourrer le doigt dans l’œil. 😜
    Un dénouement qui a ce quelque chose de bouleversant, de touchant où la compassion vient s’entortiller à ton ressenti comme un lierre autour d’un arbre...un marronnier, peut-être ?
    Bref, un premier roman brillamment réussi qui démontre qu’il peut clairement jouer dans la cour des grands et pas seulement en tant que scénariste.
    J’ai, d’ailleurs, cette sensation qu’une série pourrait pointer le bout de son nez et pour ma part, que ce soit une série ou un nouveau livre, je serai là, car Sveistrup, je suis fan et ce livre, j’ai surkiffé 😍
    Peut-être que tout fini par se payer un jour, non ?

  • Axelle de Lecturesetgourmandises 6 mars 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Direction le Danemark dans le premier roman de Søren Sveistrup, en plein mois d’octobre.

    L’automne s’installe, les feuilles tombent, les journées raccourcissent et, oh surprise, la police découvre le cadavre d’une femme amputée.

    En parallèle, nous faisons la connaissance de la famille Hartung, notamment Rosa, ministre des Affaires Sociales. Elle reprend tout juste son poste au Gouvernement après une longue absence liée au meurtre sauvage de sa fille Kristine un an auparavant. Le meurtrier a avoué et il est derrière les barreaux pour un bon bout de temps. La famille tente tant bien que mal de se reconstruire et de se relever de cette douloureuse perte.

    L’enquête constitue le fil conducteur de l’histoire : on découvre les deux inspecteurs chargés de l’enquête qui ne se connaissent pas et vont devoir faire équipe. Le meurtre de Kristine, résolu un an auparavant, va venir hanter sa famille et la police.

    Un enquêteur va rapidement se détacher des autres policiers, c’est le personnage de Mark Hess. On sait très peu de choses sur lui, il a été envoyé à Copenhague sans plus d’explications. Si au départ Mark semble se désintéresser totalement de l’enquête, au point de passer pour un abruti sans émotions, il va rapidement se sentir impliqué.

    Pour la police et le Gouvernement, résoudre le meurtre de Kristine et désigner un coupable était un enjeu de taille. Un an après les faits, l’affaire semble oubliée et personne ne souhaite déterrer cette histoire. Mark Hess se met rapidement tous les flics à dos en insinuant que le meurtre de Kristine n’est pas solutionné.

    Plusieurs enquêtes vont donc se mener en parallèle, déstabilisant par moment le lecteur qui sera pris dans ce tourbillon.

    Ce gros pavé de plus de 600 pages se dévore rapidement, les pages défilent à toute vitesse. Je ne suis pas une grosse lectrice, j’adore lire mais j’aime surtout prendre mon temps quand j’entame un livre ; pourtant, j’ai réussi à enchaîner 400 pages en un week-end, c’est dire à quel point j’ai été saisie par l’histoire !

    J’ai eu un gros coup de coeur pour ce roman policier au scénario ultra développé. L’enquête est passionnante, l’intrigue est plus que prenante et la fin est explosive.

    Je vous le recommande vivement !!!

  • L’atelier de Litote 11 mars 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Quel plaisir que de se plonger dans ce polar scandinave, il faut dire que celui-ci est particulièrement réussi et c’est un coup de cœur. Tordu, pervers et violent juste ce qu’il faut, tout cela écrit par une plume froide concise, sans fioriture ni effet de style. Apprêtez vous à être bouleversé par la qualité du scénario proposé, une lecture rapide malgré ses 640 pages qui défilent à vitesse grand V grâce à des chapitres courts et intenses alliés à une profondeur des personnages qui n’est pas démentie par l’action toujours présente. Ne vous laissez pas impressionner par ce pavé, il est complètement digeste, rien qu’en lisant le prologue, j’avais déjà la chair de poule.
    J’ai beaucoup aimé le duo d’enquêteurs formés presque par hasard. Naia Thullin, une jeune mère célibataire, ambitieuse qui souhaite quitter les homicides pour intégrer le centre National de Cybercriminalité et Hess qui semble pas mal cabossé par la vie et est obligé de prendre une « pause » d’Europol en venant travailler aux homicides. Ils finissent par former une équipe dynamique, même si ce n’était pas gagné au début. Rosa Hartung est ministre des Affaires Sociales, elle semble avoir surmontée la perte de sa fille de 12 ans un an plus tôt, elle reprend le travail au moment même où un premier corps de femme amputée est retrouvée avec un bonhomme « marron » à ses côtés. L’histoire commence par ce cas intriguant sur un rythme soutenu car ce n’est que le début, un second corps est retrouvé présentant le même mode opératoire et l’enfer peut commencer… Ce thriller est particulièrement sombre et pas mal effrayant. A aucun moment je n’ai pu comprendre où voulait nous emmener l’auteur et le tueur est resté un mystère jusqu’au final. Mon cœur s’est fendu lorsque j’ai compris pourquoi le tueur faisait de qu’il faisait. On évolue dans un cadre glaçant avec des personnages captivants, on assiste à des scènes de crime terribles avec en arrière plan une histoire déchirante. Sans oublier le côté graphique de l’écriture de Soren Sveistrup qui a le talent de mettre en lumière une scène de crime de telle façon qu’elle s’imprime sur nos rétines. La couverture m’a beaucoup plu, avec ce beau relief d’impression et je suis revenue bien souvent regarder ce petit bonhomme fabriqué avec deux marrons et des allumettes. Bonne lecture.

  • Ophé Lit 26 mars 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Il ne saurait pas dire combien il y a de petits bonhommes et de petites bonnes femmes en marron posés sur ces étagères. Il y a des animaux, aussi. Des grands et des petits, enfantins et effrayants, certains achevés, d’autres difformes. Marius est fasciné par leur nombre et leurs différences. Ces figurines l’emplissent d’un profond malaise et, tandis qu’il les contemple, le garçon entre derrière lui. »

    Chronique d’une enquête automnale…

    Début octobre, banlieue de Copenhague, la police découvre le corps d’une femme, amputée d’une main. À côté du cadavre, un petit bonhomme en marron… L’enquête montre rapidement que cette figurine est porteuse des empreintes de la fille de la ministre des Affaires Sociales. Pourtant l’enfant a disparu il y a un an et est présumée morte. Naia Thulin Et Mark Hess, inspecteurs en charge de l’enquête sont rapidement confrontés à la découverte d’un second corps, amputé également, et sur lequel veille un bonhomme en marron…

    Je lis assez peu de polars nordiques. Je suis souvent déçue par le manque de rythme. Octobre ne fait pas exception. Enfin, pas tout à fait. Si le premier chapitre frappe fort, le rythme retombe comme un soufflet. Pour autant, aucun ennui malgré les 633 pages que comporte ce roman. Les chapitres courts permettent de palier au manque de punch de la narration, de même que le suspens savamment distillé et l’intrigue qui m’a complètement transportée.

    Søren Sveistrup nous offre une histoire complexe, nous baladant de fausses pistes en impasses jusqu’à un final assez surprenant. Un thriller très bien construit sur fond de politique mais aussi et surtout de protection de l’enfance.

    L’auteur utilise également son récit comme levier pour évoquer les difficiles relations entre Interpol et la police danoise, et plus largement le manque de fluidité de la coopération internationale dans le domaine policier.

    Les personnages, complexes, ont de la mâche, des personnalités affirmés mais aussi des blessures qui les rendent profondément humains et palpables. Côté police, l’auteur met l’accent sur le flair policier mais aussi l’aspect carriériste de certains haut gradés.

    Si les descriptions des personnages restent sommaires, Søren Sveistrup détaille largement les lieux, les paysages, un peu trop parfois. Pour autant, ces représentations sont la plupart du temps utiles au lecteur afin de se projeter totalement dans cet univers aux couleurs chatoyantes de l’automne.

    Octobre est un thriller intelligent, avec une construction complexe qui se lit rapidement grâce à une intrigue addictive et une bonne dose de suspens. L’histoire et les méandres dans lesquelles nous emporte l’auteur pallient largement au manque de rythme dans la narration.

    En ce début de printemps, Octobre fait une entrée remarquée dans le monde des polars venus du froid !

  • Au fil des Pages 2 avril 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    J’aime découvrir les polar scandinave et cet auteur faisant beaucoup parler de lui par sa serie THE KILLING, je ne pouvais pas rester sans faire ma curieuse.
    Et le moins que l’on puisse dire c’est que dès les premières lignes il m’a happé !!!
    Nous sommes ici dans un polar noir, macabre n’ayons pas peur des mots l’auteur n’y va pas de mains mortes (jeu de mots lolll) avec les détails. Et justement ces détails visuels, télévisuels pour moi ce livre se vit et je pense qu’il serait encore meilleur à travers un écran.

    Impossible de le lâcher j’ai adoré la structure, des chapitres courts qui permettent de garder un rythme pour la lecture ... mais pourtant ce pavé de 600pages j’ai décroché au 3/4 j’ai trouvé comme un essoufflement et un peu de lassitude ... heureusement je me suis accroché pour le finir ;)

    Il fallait impérativement que je sache qui etait ce monstre infâme, qui tenait les ficelles .... et la fin m’a un peu laissé perplexe, sans spoiler c’est un peu le genre de fin que je trouve "facile" et peu originale.
    Attention c’est vraiment un bon bon polar !!! Je pousse la critique à l’extrême pour avertir les autres lecteurs ;)
    Ma question est : Y a t’il une suite de prévue pour nos 2 flics de chocs ? A suivre ?!?

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