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LE JOKER (Batman)

Qu’il s’agisse de Cesar Romero dans le Batman de 1966 (Leslie H. Martinson), de Jack Nicholson dans son itération de 1989 (Tim Burton), ou encore de Heath Ledger dans The Dark Knight en 2008 (Christopher Nolan), le personnage du Joker apparaît si éloigné du pragmatisme anguleux de Gotham City qu’il semble en réinventer la logique, transcendant par là le récit jusqu’à en reconfigurer les règles élémentaires : la distinction du Bien du Mal, de l’ordre et du désordre, de la raison et de la folie. C’est que le Joker fut jadis contraint de repenser son rapport au monde et à Gotham. Après la mort de sa femme et de leur enfant, après l’accident dans une usine de déchets toxiques qui le défigura, sa trajectoire de petite frappe – ancien humoriste raté pour certains, crapule depuis toujours pour d’autres – bifurque vers un grand banditisme singulier. Sa haine pour le genre humain l’amène à repousser tout discernement. Sa philosophie : une esthétique de la démence et de la divagation, un dispositif de dérèglement, une organisation drastique du chaos. Ainsi, s’oppose aux teintes ternes et uniformes de Gotham City un univers bariolé et coloré, ou contraste avec les armes classiques une substance toxique verdâtre, idéale pour provoquer un choc anaphylactique. Le jeu et les couleurs, habituellement en lien avec l’innocence, embrassent sous l’angle du Joker la mort et la désillusion : les hommes de ce bouffon démoniaque préparent pour lui des tartes au cyanure ou explosives, des cartes à jouet tranchantes, des poignées électriques létales ou des fleurs projetant de l’acide.

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L’apparence du Joker varie assez peu : une taille moyenne, des cheveux verts, un visage blanc au sourire permanent maquillé façon clown, le tout rehaussé d’un costume violet et d’une chemise verte. Derrière ce masque de bouffon de la mort, le protagoniste – devenu prophète du mal – multiplie les blagues macabres, empoisonnant les réserves d’eau de Gothan City ou terrorisant la population à grand renfort d’armes chimiques. Avec un but ultime : reconstruire un monde où la folie devient moteur, pour faire de la planète un univers à son image. En cela, le Joker est bien un tueur en série, un assassin de masse convaincu d’être un dieu tout-puissant. Le tempérament nihiliste de ce génie du mal vient se positionner exactement à contre-courant du caractère volontairement lucide de Batman – même si Bruce Wayne cache au fond des démons plus proches du Joker qu’on ne l’imagine.

7 choses à savoir sur le Joker

1. Les créateurs Bob Krane et Bill Finger ont notamment pris pour modèle les traits grimés de l’acteur Conrad Veidt (qui joue Gwynplaine) dans le film L’Homme qui rit (œuvre de 1928 signée Paul Leni et adaptée de Victor Hugo) pour développer l’apparence du Joker. Sa spécificité : un visage défiguré exprimant un sourire immuable. En outre, fut utilisée une carte à jouer Joker.

2. A contrario de nombreux antagonistes, le Joker ne dispose d’aucunes aptitudes surhumaines ou particulières. Son intelligence extraordinaire, son insanité et ses expertises lui permettent en revanche de développer facilement diverses ingénieries toxiques et autres concoctions de poisons létaux.

3. Le Joker s’avère l’un des rares ennemis de Batman à savoir que l’homme chauve-souris est Bruce Wayne. Cependant, celui-ci ne semble aucunement s’en soucier.

4. En 2019, Joaquin Phoenix va incarner le personnage du Joker dans le film éponyme de Todd Philips. De quoi égaler les performances de Nicholson et Ledger ?

5. Pour les besoins du casting de Suicide Squad, la Warner Bros. a fait appel à un thérapeute/coach de vie. Certains pensent que le studio souhaitait prévenir le comportement de Heath Ledger, devenu très dépressif à l’issue de son rôle dans The Dark Knight.

6. Pour développer la psychologie désaxée de son personnage en amont du tournage, Heath Ledger s’était enfermé un mois dans un hôtel totalement isolé du monde. L’acteur s’était également beaucoup intéressé au jeu de Malcolm McDowell dans Orange Mécanique (Kubrick, 1971).

7. Jared Leto, pour Suicide Squad, prît lui aussi une trajectoire analogue pour le développement de son personnage. En donnant une dimension punk au Joker, l’acteur semble toutefois avoir poussé le curseur un peu loin. On raconte qu’il envoya durant le tournage à Margot Robbie une lettre d’amour accompagné d’un rat vivant, tandis que le reste du casting reçût quant à lui un cochon mort.

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