Dans les angles morts

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  • Le Carnet de Stitch 22 mars 2019
    Dans les angles morts

    Bien que je n’ai pas aimé tant que ça ce roman et, qu’à la lecture de celui-ci, j’ai ramé, ramé, ramé... Ce grand roman mérite un avis hautement positif.

    Tout d’abord, Elizabeth Brundage a un style d’écriture très surprenant, voire atypique. Elle sait raconter les faits sans lasser le lecteur et sans se répéter. Elle a réussi, en intégrant les dialogues de manière particulière, à créer une superbe toile d’araignée mélangeant le thriller, les meurtres, les tromperies conjugales et le paranormal. Un bon mélange qui en fait un grand roman.
    Elle sait faire voyager les lecteurs dans son univers.

    Ce roman ne se focalise pas uniquement sur les meurtres, comme beaucoup de thrillers. Non, celui-ci a la particularité de se focaliser sur l’aspect psychologique, tout en faisant un récit complexe et captivant. Ça change !

    Les personnages, principaux ou secondaires, sont attachants. Des personnages qui existent à leurs manières, avec des secrets plus sombre les uns que les autres. Chaque personnage ayant leur thématique à traiter.

    Ce roman reste une belle découverte. Je tiens à mettre en garde que la lecture de ce roman... ba c’est soit ça passe... soit ça casse !

    Elizabeth Brundage est une auteure à suivre et que par la suite, je lirais ses prochains romans. Si je ne faisais pas partie du jury littéraire du Prix des Lecteurs du Livre de Poche, je pense que je serai passer à côté de cette auteure !

  • Mes petits plaisirs à moi 24 mars 2019
    Dans les angles morts

    Ouvrage lu dans le cadre de la sélection du Prix des Lecteurs du Livre de poche - catégorie Polar/Thriller

    Il faut le dire tout simplement : ce roman ne l’a pas fait pour moi. Non pas que ce soit un mauvais roman mais, personnellement, je n’ai pas réussi à comprendre où l’autrice voulait m’amener. A force de vouloir sortir des codes, je crois qu’elle a fini par me perdre voire par me lasser.

    Première déconvenue : mon incapacité à définir le genre de ce roman. On ne peut pas dire qu’il s’agit d’un polar car il n’y a pas vraiment d’enquête (elle est réduite au minimum syndical et encore, ceci est une hyperbole). On ne peut pas non plus dire qu’il s’agit d’un thriller (bien que cela apparaît comme tel sur l’ancienne couverture du Livre de poche. Sur ma version, la mention a disparu, preuve que cette oeuvre pose problème pour son classement générique). Alors oui, certes, le crime est horrible (une femme tuée à coup de hache), l’un des personnages pourrait passer en apparence pour un serial killer mais ses agissements relevant plus de l’égocentrisme, on ne peut lui accorder finalement cette dénomination. Pour le reste, point de thriller à l’horizon. Enfin, y voir un roman noir me semble là aussi impossible car point de suspense. Elizabeth Brundage dissémine elle-même les indices sans même prendre la peine de les cacher un tant soit peu et nous amène sur la piste qu’elle souhaite nous voir suivre. Alors, au vu de la fin du roman (qui retombe comme un soufflé pour moi, en gros tout cela pour cela !), on a deux questions qui nous viennent à l’esprit : pourquoi l’auteur nous a-t-elle révélé le fin mot de l’histoire aussi rapidement ? ou alors, la fin nous dévoile-t-elle vraiment la solution de l’énigme ? Mais dans ce cas-là, quelle déception car le lecteur se sent finalement floué ! Du moins fut-ce mon impression ! Le sentiment de se retrouver dans l’expectative alors qu’aucune suite n’est envisageable.

    Autre aspect qui ne m’a pas plu dans ce roman : des passages qui, parfois, se révèlent d’une longueur sans nom. Les considérations artistiques sur Swedenborg entre DeBeers et George se transforment en un dialogue de sourds qui dure des dizaines de pages alors qu’en une page, le lecteur a compris : l’un croit en Dieu, l’autre non ! Point barre ! Et que dirais-je du côté surnaturel de certains passages qui aurait pu prendre tout son intérêt dans l’intrigue s’il avait été exploité à fond. On aurait alors pu vraiment avoir un thriller. Mais là, rien à espérer ! Cela tourne au saupoudrage pour faire saliver le lecteur qui restera finalement sur sa faim jusqu’au bout du roman.

    Pour ne pas être totalement négatif, je dois reconnaître que le côté saga familial au sein d’une bourgade déjà marquée par les drames était judicieux et aurait pu être approfondi pour donner à l’intrigue un aspect huis clos qui lui aurait apporté un peu plus de profondeur en matière d’atmosphère oppressante. Pour ma part, j’ai plus l’impression que l’autrice, en faisant passer le côté enquête de côté, a avant tout voulu peindre des portraits de personnages en proie avec leurs propres destins qu’ils ne semblent pas avoir choisi : George soumis à au regard de sa famille totalement obsédée par les apparences ; Catherine et, là encore, le poids du regard maternel lui intimant le sacrifice pour préserver l’existence de sa fille, Franny, choix qui ne sera d’ailleurs pas sans conséquence pour la fillette ; Willis, ado en révolte face à un père incarnant une justice en laquelle elle ne croit plus et qu’elle cherchera à combattre toute sa vie ; les trois frères Hale à qui le destin a fait comme unique cadeau la mort tragique de leur mère tant aimée causée par un époux infidèle et jaloux et qui vont devoir se dépêtrer avec ce lourd héritage.

    Mes chouchous à moi

    Sans aucun doute, c’est le trio formé par les trois frères Hale. Personnages inquiétants et dont on ignore les intentions au début du roman, on les sent peu à peu grandir et retrouver une sorte de paix intérieure au contact de Catherine, figure maternelle (voire mariale) de substitution inspirée par leur propre mère, Ella, depuis l’au-delà. Quels que soient leurs destins respectifs, on y trouve du positif pour chacun d’eux : la réalisation d’un rêve de jeunesse, la quête de l’amour enfin assouvie et l’expression d’une fraternité à toute épreuve. Les femmes également dans ce roman sont des personnages marquants. Ella, Catherine, Justine, Mary, Willis et même Franny sont des êtres qui affrontent la vie en face, sans se plaindre et sans renoncer à leurs convictions. Même si la vie ne leur fait pas de cadeaux, elles restent des femmes fortes, des femmes liées par la demeure des Hale, qui décidera du destin de chacune d’elle.

    Ma tête à claques à moi

    Alors je ne développerai pas, pour vous laisser le privilège de découvrir par vous-même cette petite ordure qu’est George Clare. Il incarne sans aucun doute à mes yeux tout ce que l’homme peut représenter en matière de lâcheté, de médiocrité et de fatuité. Vous n’aurez qu’une envie en le voyant se dévoiler au fil des pages : le tarter !

    Au final, un roman qui ne donne pas lieu, pour moi, à un consensus : soit on aime, soit on n’aime pas. Pour ma part, c’est plutôt la deuxième option qui l’a emporté. Malgré certains aspects intéressants, je suis ressorti mi-figue mi-raisin et pas vraiment convaincu. N’hésitez, cependant, pas à vous faire votre propre avis.

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