Moi, ce que j’aime, c’est les monstres - Emil Ferris

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Résumé :

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, est une fan absolue des fantômes, vampires et autres morts-vivants. Elle se voit d’ailleurs comme un petit loup-garou : d’après elle, dans ce monde, il est plus facile d’être un monstre que d’être une femme. Un jour de Saint Valentin, au retour de l’école, Karen apprend la mort de sa belle voisine, Anka Silverberg, une survivante de l’Holocauste. Elle décide alors de mener l’enquête et va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka au coeur de l’Allemagne nazie, son quartier en pleine ébullition et les drames qui, tapis dans l’ombre de son quotidien, la guettent, les monstres bons ou « pourris » sont des êtres comme les autres, complexes, torturés, fascinants. Conçu comme le journal intime d’une artiste surdouée, c’est un livre époustouflant.

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  • Maks 22 février 2019
    Moi, ce que j’aime, c’est les monstres - Emil Ferris

    Nous sommes en présence d’une oeuvre grandiose et majeure de la bande dessinée, plus qu’une BD c’est un véritable roman graphique de plus de quatre cents pages entièrement réalisé au stylo à bille. Coloré, doté d’un style graphique exceptionnel, avec une mise en page ultra originale, « Moi ce que j’aime c’est les monstres » est bien plus qu’une histoire de monstres.

    C’est une histoire humaine. À travers les monstres qu’Emil Ferris dessine, nous retrouvons une transcription des rejetés de notre société, on navigue dans des tableaux connus de l’art majeur, on est littéralement jeté dans les trains en direction des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale, on se retrouve dans les bas-fonds du Chicago des années 60, meurtres, trafics d’enfants, pédophilie, secrets, non-dits, confrontation à la maladie, sexualité, la différence est pointée du doigt en permanence et le droit à la différence est mis en avant. Je pourrais vous en faire douze paragraphes que la surprise serait encore totale. Au final c’est encore bien plus que tout ça.

    Le récit est découpé en plusieurs chapitres, tous séparés par une couverture fictive de comics d’horreur faite au stylo, magnifique à chaque coup, puis quitte à me répéter, chaque dessin est magnifique dans ce livre, on contemple sans cesse les petits détails, les couleurs, le visuel des textes, la mise en page originale.

    Les éditions "Monsieur Toussaint Louverture" ont fait une réelle bonne action pour l’esprit du lecteur en publiant ce pavé magique, dont la fabrication est d’une qualité irréprochable, tel un objet de collection. Il à reçu en France le Grand prix de la critique ACBD et le prestigieux Fauve d’or au Festival d’Angoulême 2019. Vivement la suite.

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