Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

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23 #AvisPolar
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Résumé :

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Vos #AvisPolar

  • Root 2 juillet 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Simon Duggan vient d’être arrêté. Assis dans son salon, les yeux dans le vide, le Géant de brume n’a montré aucune résistance quand la police est arrivée. Stan Mitchell attendait ce moment avec une impatience douloureuse. Molosse ne lâche rien.

    En charge de l’affaire quand il a rejoint la DPD, puis mis de côté pour ses excès de violence et son goût prononcé pour la bouteille, il ne s’est jamais pardonné d’avoir laissé Duggan lui filer entre les doigts. Secondé par Sarah Berkhamp, il compte bien faire payer à ce malade les quinze années d’enfer qu’il vient de vivre. Mais il n’est pas au bout de ses peines.

    C’est bien simple : Les chiens de Détroit est mon thriller de l’année.

    J’ai été fascinée par la personnification de la ville, cette bouche béante engloutissant tout sur son passage, recrachant parfois quelques morceaux entre ses crocs jaunâtres. Les descriptions sont mélancoliques, magnifiques. Que dire des personnages ? J’ai ressenti leur détresse, leur impuissance, leurs remords. Si Stan se dévoile facilement, Sarah garde sa part de mystère jusqu’à la fin. J’aurais voulu panser leurs plaies. J’ai aimé la grande gueule du capitaine Craig, l’intégrité de Mary. Les allers-retours entre 98 et 2013 ne vous perdent pas un instant, tout se met en place lentement, et sûrement. Jusqu’à l’apothéose.

    J’ai du mal à imaginer qu’on puisse composer un tel texte, sans aucune fausse note. Ce roman est puissant, envoutant, aussi pénétrant que le vent que souffle Détroit. A vous glacer l’os. Il n’est pas seulement digne des grands : c’est un grand.

  • Ophé Lit 13 juillet 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    « Les chiens de Détroit » de Jérôme Loubry Auteur chez Calmann-Levy.

    Peu de personnages sont aussi puissant que le géant de brume.
    Peu de flics m’auront autant marquée que Stan et Sarah.
    Peu d’ambiances sont autant ressenties sans en passer par des descriptions interminables.
    Peu de villes deviennent des personnages à part entière comme Détroit l’est dans ce roman. Une ville de Détroit qui ,après avoir connu l’âge d’or, se meurt et entraîne dans sa déchéance tous ceux qui la peuplent.
    « La déréliction générale n’avait pas épargné cette partie de la ville, d’ailleurs il n’y avait aucune raison pour cela, Sarah le savait très bien. Seulement elle regrettait que les rues de son enfance ressemblent tant à un cimetière : silencieuses, aux maisons droites et sans vie.
    Telle des stèles destinées aux géants. »

    Dans « les chiens de Détroit » il y a tout ça. Jérôme, en orfèvre des mots, m’a transporté dans son univers. Au fil de ma lecture je me suis enfoncée un peu plus dans cette chasse au Géant, et même si j’en connaissais l’issue, je n’ai pu m’empêcher de me laisser envahir par la brume, d’être glacée jusqu’aux os par cette pluie qui n’a cessé de s’abattre sur la ville comme si les pleurs des enfants disparus, assassinés et de leurs parents avaient pris vie en inondant la ville.

    J’ai été émue par les sentiments de Stan. Ses douleurs, ses blessures, son impuissance. Jérôme Loubry a d’ailleurs mis en parallèle son évolution physique et psychologique avec l’augmentation de sa colère et la conscience de ses échecs avec brio, donnant de l’épaisseur à son personnage.

    J’ai été touchée par Sarah, sa fragilité contenue derrière son physique. Une flic nymbée de mystère dont émane autant de force et d’instinct policier que le besoin d’être aimée. Un personnage là encore très fort.

    Sarah et Stan, Le Géant de Brume, des personnages qui m’ont pris dans leurs bras et enveloppés et il m’a été difficile de les quitter. J’aurais aimer leur poser des questions, leur parler tant Jérome a su leur donner une existence propre, au delà des mots.

    Si dès le début du roman on assiste à l’arrestation du Géant de brume , le récit à rebours dévoile son lot de surprises et une fois le roman clos il m’a fallu un peu de temps pour digérer les dernières lignes.

    C’est donc un roman coup de ❤️

    Au cœur d’une Détroit en pleine crise des subprimes, en proie à la désertification, des enfants disparaissent.
    Lorsque Sarah et Stan interpellent l’insaisissable tueur, ce dernier leur demande de l’aide.
    15 ans plus tôt, il avait déjà laissé derrière lui 5 petits corps, 5 petits anges déchus...

  • Ophé Lit 13 juillet 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Mêmes émotions !
    un coup de ❤️
    Et au passage très belle chronique !

  • Sangpages 25 septembre 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Un chassé-croisé étonnant entre le passé et le présent voir presque le futur de cette affaire qui défraye la chronique depuis 15 ans. Une structure peu commune qui déstabilise au début mais qui peu à peu s’imprime, s’impose et nous apporte un sentiment tout à fait spécial, une dimension toute particulière.
    Deux équipiers, Sarah et Stan. Deux âmes perdues au service d’une même cause, d’une même obsession. Deux personnages fabuleusement construits ou plutôt fabuleusement fracassés.
    Une course poursuite non pas après un homme puisque Simon Duggan, dit le Géant de Brume est arrêté depuis le début mais après une histoire, une vérité, une terrible vérité qui les ébranlera tous. Une affaire qui quelque part éveille en chacun ses propres peurs d’enfants.
    Une atmosphère fabuleuse et c’est clairement ce que j’ai le plus adoré dans ce livre.
    Une ville en perdition harassée par les subprimes en toile de fond. Une désolation que l’on pourrait presque toucher du doigt. Une noirceur épaisse, glauque, fantomatique. C’est juste brillant ! (ça doit être pour détonner avec la noirceur 😜)
    Le nom du coupable est connu depuis le début et pourtant le suspense est à son comble tout au long. On cherche à savoir, à comprendre le pourquoi du comment. On sent qu’il y a bien plus derrière cette légende que de "simples" meurtres. C’est fortiche ça non ?
    La trame est originale alors que le sujet a été maintes et maintes fois utilisé et travaillé. Elle est rondement menée. Difficile, d’ailleurs, de croire qu’il s’agit là d’un premier roman. La plume est affirmée, obscurément poétique. Le style est excellent. Bref j’ai adoré !
    La douleur s’insinue, se glisse. La peur stagne. L’espoir, la lumière tente tant bien que mal de se faire une place. Les sentiments, les émotions...Tout s’entremêle pour vous conduire à ce final. Le final. THE final comme je les aime. Fabuleux, réaliste, génial !
    Clairement à lire et un auteur à suivre de très très près !

  • La bibliothèque de Céline 3 octobre 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Les chiens de Détroit. J’ai aimé ! Bien sûr que j’ai aimé ! Comment aurait-il pu en être autrement. Une intrigue haletante, du suspense, de l’émotion mais aussi et des personnages très attachants dont le principal est…La ville de Détroit.
    Les villes personnages, mes personnages préférés ! Plongeon tête la première dans ce cimetière de maisons qu’est devenu Détroit, la ville qui jadis fut la fierté et la richesse de son pays. Délogés car dans l’impossibilité de payer les traites de leurs crédits, les habitants ont quitté la ville. Les habitations sont abandonnées. Les rues désertées. Les budgets coupés. Les secours limités. Une atmosphère macabre règne en ce lieu. Car en plus d’être touchée par la misère, la ville fantôme vit un véritable cauchemar : des enfants disparaissent. Le coupable présumé : le Géant de Brume. Celui de la légende très connue à Détroit. Celui que craignent les enfants désobéissants.
    Sara Berkhamp et Stan Mitchel sont chargés de l’affaire. Mais comment se donner à cent pour cent pour les autres lorsqu’on est soi-même envahi par une multitude de problèmes personnels ? Deux personnalités fragiles et tourmentées qui vont lutter contre leurs démons pour ces enfants. Et leurs parents. Etrange qu’une telle enquête leur ait été confiée, eux pour qui les rapports avec les enfants ne sont pas aisés. Deux personnages qui ont su me toucher et pour lesquels j’ai ressenti une forte empathie.
    Un livre que j’ai dévoré. Dès sa sortie, il m’avait fait de l’œil mais l’effet de la PAL grandissante a fait que quelques mois plus tard il ne figurait toujours pas parmi les titres de ma bibliothèque. J’en ai entendu grand bien tous ces mois et c’est précisément la raison pour laquelle je l’ai abordé avec prudence. Je me méfie des livres qui ont le vent en poupe car la moitié du temps je suis déçue. J’en attends certainement trop. Ici, il n’en est rien ! J’ai été comme aspiré par la brume de Détroit et son géant. L’atmosphère pesante m’a parfois fait légèrement froid dans le dos de par ma lecture à des heures tardives ajoutée au fait que je suis plutôt du genre trouillarde
    Une histoire bien ficelée. Un excellent moment de lecture. Mais le temps est passé bien trop vite…
    Vous n’avez pas encore lu Les chiens de Détroit ??? Il faut y remédier !!!! En ce qui me concerne, une de mes meilleures lectures de l’année !

  • Mes évasions livresques 13 octobre 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Les chiens de Détroit est le premier roman de Jérôme Loubry, un thriller glaçant, bouleversant et diablement efficace. L’auteur a réussi un coup de maître avec ce premier roman, il a créé une figure mystique, qui hante les rêves des enfants et les cauchemars éveillés des adultes.

    Dans une ambiance glauque et terriblement réaliste, Sarah et Stan vont enquêter sur ce serial killer, Le Géant de brume qui avaient enlevé et assassiné 7 enfants en 1998, et qui est revenu en 2013 en commettant de nouveaux enlèvements.
    La ville, la police sont à cran et les enquêteurs, impliqués depuis des années par cette enquête, iront au bout d’eux-mêmes pour élucider cette affaire.

    Un thriller d’une très grande qualité avec une écriture addictive, un "méchant" charismatique et des personnages très forts pour une intrigue palpitante et extrêmement bien écrite. Une intrigue puzzle, qui une fois rassemblée, révèle toute la noirceur du roman.
    Un premier roman qui permet de découvrir un auteur à suivre tant sa plume est captivante et son intrigue percutante.
    Un thriller ingénieux, émouvant et à lire de toute urgence.

  • L’atelier de Litote 25 octobre 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Que j’ai aimé lire ce livre ! C’était comme dans une lente descente aux enfers, petit à petit se faire happer par la noirceur de la ville de Détroit mais aussi par les blessures des deux enquêteurs et je ne vous parle même pas des petites victimes. Au-delà du scénario qui m’a complètement bluffé, il y a toutes les descriptions de la ville agonisante de Détroit, Jérôme Loubry s’y entend pour poser l’ambiance et le cadre de son roman. J’ai particulièrement apprécié toutes les références socio-économiques qui nous font voir cette ville à travers un prisme quasi post-apocalyptique, la cerise sur le gâteau étant la présence de chiens errants et affamés, de quoi me donner des frissons dans le dos.

    "Détroit, 1950. Age d’or de la ville. Presque deux millions d’habitants. Une des mégalopoles les plus riches du pays. Le revenu par habitant le plus haut des Etats-Unis.

    Détroit, 1967. Les émeutes les plus sanglantes jamais connues. Police contre peuple noir. Cinq jours d’affrontements. Plus de quarante morts. Cinq cents blessés. Le président Johnson décide d’envoyer l’armée. Plus de sept mille arrestations.

    Détroit 1998. La moitié de la population enfuie en cinquante ans. Des entreprises jadis florissantes qui mettent la clef sous la porte, le taux d’homicide le plus élevé du pays. Le contre exemple incarné du rêve américain."

    Les personnages principaux Stan et Sarah sont juste comme je les aime, torturés, malheureux et seuls. J’ai aimé les sauts dans le passé de l’un ou de l’autre pour nous permettre de mieux appréhender leur psychologie. Si vous souhaitez lire un parfait page-turner et que vous avez envie vous aussi de suivre à la trace le Géant de brume alors ne passez pas à côté de ce thriller haletant qui m’a retournée comme une crêpe dans un twist final que je n’avais pas vu venir. Bonne lecture.

  • La Caverne du Polar 19 décembre 2018
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    J’ai eu la chance de participer à un petit-déjeuner rencontre blogueurs/auteurs l’année dernière lors du Festival Sans Nom à Mulhouse. Il y avait Sire Cédric et un certain Jérôme Loubry que je ne connaissais pas encore. Un peu plus d’un an après j’ai enfin lu son premier roman Les chiens de Détroit. Nous voici parti en direction de « Motor City », la ville du moteur, dans l’Etat du Michigan aux Etats-Unis.

    En 1998 Stan Mitchell est muté de Washington à Détroit pour une sanction disciplinaire. Côté famille, il divorce et ne peut voir son fils que pendant les vacances. Dans une ville sinistré et en pleine perdition, il va être confronté à une sordide affaire de meurtres d’enfants. Malheureusement pour lui, il ne va jamais mettre la main sur ce tueur, mais sera marqué à tout jamais par cette affaire. Mais quelques années plus tard, en 2013 le « Géant de brume » semble être de retour. Les disparitions d’enfants reprennent… Stan est de nouveau chargé de l’enquête et sera assisté de Sarah Berkhamp. Leur collaboration va permettre d’identifier et d’arrêter rapidement un suspect, qui serait à priori le fameux « Géant de brume ». L’arrestation de cet homme va marquer le début d’une course contre la montre.
    Ce dernier, une fois conduit au poste, demande à parler seul à seul avec Sarah. Pourquoi cette demande ? Sarah n’était pas sur l’affaire quinze ans plutôt… Qui est cet homme que l’on surnomme le « Géant de brume » ? Et pourquoi recommence-t-il à sévir quinze ans après ? Ce que Stan et Sarah vont découvrir est beaucoup plus complexe qu’ils ne le pensaient, les deux policiers seront bouleversée à jamais.

    J’ai bien aimé Stan l’écorché vif que la vie n’a pas épargné. J’ai apprécié le suivre dans ses errances. Quant à Sarah, on ne comprend pas toujours ses réactions, elle est assez mystérieuse et en proie à de nombreuses angoisses. La construction du livre est très bonne, l’alternance des points de vue et des époques est à mon sens très réussi. L’auteur m’a bluffé sur la description de la ville de Détroit, j’ai vraiment bien réussi à me projeter dans la déchéance de cette ville fantôme que la population a quitté par choix ou par expulsion.

    Pour conclure, j’ai adoré le duo d’enquêteurs et j’étais en immersion totale dans cette ville sombre et sinistre. Pour un premier roman Jérôme Loubry a fait fort.

  • Charlie Yannick 3 janvier 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Je vais être très franc. Ce roman m’a fait très peur. Peur comme c’est le cas pour tous ces romans pour lesquels les critiques s’emballent au point d’en faire des œuvres inoubliables, créant alors chez les lecteurs des attentes trop souvent déçues. Peur ensuite parce que durant les 200 premières pages, j’ai passé mon temps à me dire « Mais j’ai déjà lu cela quelque part ». En gros, une impression de réchauffé. Après tout, on peut aussi se dire que pour un premier roman, on cherche à reproduire ses modèles et cela s’avère somme toute normal. Sauf que Jérôme Loubry ne s’arrête pas à ces 200 pages et passe la deuxième, puis la troisième avant de s’emballer pour un rodéo final de 100 pages parfaitement réussies voire inoubliables. Je confirme : ce roman est un petite bombe même si elle s’avère à retardement.

    L’auteur situe, tout d’abord, son récit dans un Détroit aux décors quasi apocalyptiques. On a presque du mal à s’imaginer que cette ville en soit arrivée à un tel niveau de délabrement voire de destruction. En lisant certaines descriptions, celle qui fut la ville de la réussite industrielle il y a quelques dizaines d’années ressemble, les crises passées, aux décors de la série « Walking Dead », les zombies en moins. Même si l’intention ici n’a rien de politique, on a du mal après une telle lecture à croire aux belles promesses concernant la puissance de l’industrie américaine même sous une présidence aussi bienveillante que celle de Barack Obama. Ici, c’est la toute-puissance de l’époque des subprimes qui explose aux yeux du lecteur et le moins que l’on puisse dire, c’est que le capitalisme en prend pour son grade. Une telle toile de fond ne peut alors donner lieu qu’à une histoire particulièrement glauque.

    Et en matière de glauque, Jérôme Loubry semble s’y connaître. Alors oui, comme je l’ai indiqué, les 200 premières pages sont un peu décevantes car on a un sentiment réel de déjà lu : un enquêteur qui foire son coup d’autant que sa vie privée est en déconfiture totale, une jeune inspectrice schizo faisant un peu penser à Clarice Starling face à un nouvel Hannibal, non cannibale certes mais tueur d’enfants pour le coup, une enquête qui rebondit après plusieurs années quand le serial killer semble reprendre du service… Autant d’éléments trouvés dans bon nombre de thrillers déjà écrits. Mais là où Jérôme Loubry affiche clairement sa patte personnelle, c’est en donnant aux lecteurs 95% des indices pour résoudre l’énigme dès les premiers chapitres sans qu’ils soient en mesure de les identifier tout de suite (à titre d’exemple, le rappel régulier de la légende du fameux « Géant » qui prend une toute autre signification entre le début et la fin du roman). Une fois les 5% restants révélés au détour d’une conversation, une centaine de pages avant la fin, l’esprit du lecteur se met en branle et commence peu à peu à mettre en place le puzzle révélant un dénouement totalement surprenant et d’une logique glaçante et implacable. Dans cette histoire, rien ne relève du hasard et c’est la raison pour laquelle Sarah Berkhamp aurait sans doute préféré ne jamais en connaître l’épilogue car on peut dire que c’est elle la grande perdante sur tous les plans dans l’histoire. On appréciera le recours aux explorations récurrentes dans l’esprit de Sarah Berkhamp qui sèment le trouble dans celui des lecteurs une bonne partie du récit. Franchement, la larmichette n’était pas très loin à la fin en ce qui me concerne et je ne suis pas un grand sentimental.

    Le terme de « rédemption » prend également tout son sens une fois arrivé au terme du roman, même si celui qui l’a souhaité se révèle être le seul à ne pas la connaître. Je rassure tout le monde, rien d’ésotérique dans l’histoire, seulement des personnages désireux de faire la paix avec eux-mêmes et leur entourage. Le Géant de brume aura, cependant, réussi une chose dans ce roman : « délivrer » de leur passé ceux qui en étaient les esclaves même si cela rime pour certains avec « sacrifice de soi ou des autres ».

    Au final, un excellent polar à découvrir sans a priori tant le dénouement se révèle être une véritable réussite.

  • Les_lectures_de_linzio 22 janvier 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    1998 = meurtres d’enfant, une enquête confiée à l’inspecteur Stan Mitchell, un tueur surnommé le Géant de Brume mais une enquête qui ne mène à rien... désillusion totale pour Stan...
    Des années plus tard , en 2013 à Détroit dans cette ville presque fantôme, presque morte, des enfants disparaissent à nouveau, à la différence près qu’on ne retrouve aucun corps, sont ils encore en vie, sont ils morts ?
    Stan et de nouveau sur l’enquête aidé de Sarah Berkhamp... Le géant de brume est il de retour ?
    .
    Stan, alcoolique, seul, ne se remet pas d’avoir échouer en 1998...
    Sarah, jeune recrue qui cache un lourd passé...
    Classique me direz vous ?! Oui mais parce qu’il y a un mais, les personnages sont décrits avec une telle profondeur, ils m’ont tellement touché... Que serait un livre avec des personnages plats ? Rien... Et ici c’est vraiment les personnages et l’atmosphère de la ville de Détroit qui font de ce livre un super polar !
    L’enquête est intense, rebondissements au moment opportun, des chapitres courts pour donner ce rythme et se dire aller encore un chapitre ! .
    Jérôme Loubry a su me transporter dans cette enquête, jusqu’à la fin extrêmement réussi ! Il signe ici son 1er livre et vraiment quel livre !! Un auteur à lire, un auteur à suivre !!

  • Ju lit les Mots 26 janvier 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Deux enquêtes à des années d’intervalles qui vont se télescoper et Jérome Loubry nous télescope dans une histoire classique avec des enlèvements d’enfants, mais avec une intrigue aux caractéristiques différentes et très bien amenée.

    1998. Sept enfants sont assassinés, les journaux nomment le tueur « le Géant de brume », une légende locale. Stan Mitchell, qui mène l’enquête n’arrive pas à la mener à bien. Le tueur reste en liberté. Mais les meurtres s’arrêtent.

    2013. Des enfants disparaissent, mais les corps sont introuvables. Stan Mitchell se retrouve aux côtés de Sarah Berkhamp pour mener l’enquête.

    L’intrigue commence en mars 2013, par l’arrestation de Simon Duggan soupçonné d’être le Géant de brume.

    L’auteur alterne les deux enquêtes avec des flashbacks entre le passé et le présent, jusqu’à ce que les deux périodes se croisent.

    Une construction narrative, particulièrement réussie, qui se lit sur les chapeaux de roues. Un vrai page-turner, avec une plume fluide et directe Aucune fioritures, les chapitres sont courts et donnent à la lecture un rythme soutenu.

    Les personnages sont très bien travaillés, leur complexité les rend humains et proches. Comme souvent, dans ce genre, ils sont torturés et là ils le sont particulièrement et le tout match bien…

    La ville de Détroit est un personnage à part entière, puisque les descriptions sont tellement réelles que l’on se voit se balader dans ce Détroit glauque, pluvieux et triste… Cette ville, le rêve américain dans ce qu’il a de plus grand, n’est plus qu’un lointain souvenir, torturée, désertée par ses habitants. A l’image des personnages torturés…

    La force de ce thriller, est ce parallèle que l’auteur crée entre cette ville meurtrie par le chômage, par ces meurtres et les personnages, ces deux flics que la vie n’a pas épargnée mais aussi ce Géant des Brumes, une légende urbaine… Mais qui prend vie…

    Le lecteur fait une immersion dans ce Détroit gris et aura du mal à en sortir indemne, au même titre que les personnages que Jérôme Loubry malmène, torture et rend proches du lecteur…

    Stan Mitchell flic alcoolique, violent, ne s’est jamais pardonné l’échec de la première enquête.

    Sarah Berkhamp flic fragile, souffrant d’une petite schizophrénie avec hallucinations auditives.

    Elle les appelle des impressions… Ces impressions qui peu à peu vont donner un côté étrange mais que l’auteur arrive à rendre très plausibles… Puisqu’elles nous guident vers la solution…

    Les chiens de Détroit laissera une empreinte sur le lecteur, non pour ses personnages physiques, mais bien pour les descriptions de la ville. Des descriptions d’une grande qualité qui font de cette Ville un vrai personnage.

  • Ju lit les Mots 26 janvier 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Deux enquêtes à des années d’intervalles qui vont se télescoper et Jérome Loubry nous télescope dans une histoire classique avec des enlèvements d’enfants, mais avec une intrigue aux caractéristiques différentes et très bien amenée.

    1998. Sept enfants sont assassinés, les journaux nomment le tueur « le Géant de brume », une légende locale. Stan Mitchell, qui mène l’enquête n’arrive pas à la mener à bien. Le tueur reste en liberté. Mais les meurtres s’arrêtent.

    2013. Des enfants disparaissent, mais les corps sont introuvables. Stan Mitchell se retrouve aux côtés de Sarah Berkhamp pour mener l’enquête.

    L’intrigue commence en mars 2013, par l’arrestation de Simon Duggan soupçonné d’être le Géant de brume.

    L’auteur alterne les deux enquêtes avec des flashbacks entre le passé et le présent, jusqu’à ce que les deux périodes se croisent.

    Une construction narrative, particulièrement réussie, qui se lit sur les chapeaux de roues. Un vrai page-turner, avec une plume fluide et directe Aucune fioritures, les chapitres sont courts et donnent à la lecture un rythme soutenu.

    Les personnages sont très bien travaillés, leur complexité les rend humains et proches. Comme souvent, dans ce genre, ils sont torturés et là ils le sont particulièrement et le tout match bien…

    La ville de Détroit est un personnage à part entière, puisque les descriptions sont tellement réelles que l’on se voit se balader dans ce Détroit glauque, pluvieux et triste… Cette ville, le rêve américain dans ce qu’il a de plus grand, n’est plus qu’un lointain souvenir, torturée, désertée par ses habitants. A l’image des personnages torturés…

    La force de ce thriller, est ce parallèle que l’auteur crée entre cette ville meurtrie par le chômage, par ces meurtres et les personnages, ces deux flics que la vie n’a pas épargnée mais aussi ce Géant des Brumes, une légende urbaine… Mais qui prend vie…

    Le lecteur fait une immersion dans ce Détroit gris et aura du mal à en sortir indemne, au même titre que les personnages que Jérôme Loubry malmène, torture et rend proches du lecteur…

    Stan Mitchell flic alcoolique, violent, ne s’est jamais pardonné l’échec de la première enquête.

    Sarah Berkhamp flic fragile, souffrant d’une petite schizophrénie avec hallucinations auditives.

    Elle les appelle des impressions… Ces impressions qui peu à peu vont donner un côté étrange mais que l’auteur arrive à rendre très plausibles… Puisqu’elles nous guident vers la solution…

    Les chiens de Détroit laissera une empreinte sur le lecteur, non pour ses personnages physiques, mais bien pour les descriptions de la ville. Des descriptions d’une grande qualité qui font de cette Ville un vrai personnage.

  • musemania 28 janvier 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Je remercie Netgalley et les éditions Calmann-Levy de m’avoir fait découvrir le premier livre de cet auteur, Jérôme Loubry.

    - Véritable page-runner & petite pépite dans le milieu du thriller -

    Ce thriller vous fera découvrir une enquête policière menée à 15 ans d’intervalles (fin des années 90 et en 2013) en vue d’arrêter le Géant des Brumes, ainsi surnommé par la presse, kidnappeur et tueur d’enfants qui sévit dans la ville de Détroit.

    Le livre est « découpé » en trois parties : Stan (premier inspecteur qui a enquêté sur les meurtres perpétrés par le Géant des Brumes, au début de ses méfaits), Sarah (enquêtrice qui reprend l‘enquête en 2013 au côté de Stan, après une nouvelle vague de disparition d’enfants) et le Géant des Brumes lui-même. Les chapitres sont courts et donnent envie aux lecteurs de tourner les pages, afin de découvrir la suite du récit.

    Alors que les thèmes abordés sont les kidnappings et meurtres d’enfants, la ville de Détroit occupe une place particulière et devient un personnage à part entière du livre. L’auteur nous apprend plein de choses sur la cité et nous la transpose, pour que nous lecteurs, ayons l’impression de nous y retrouver. Ville autrefois la plus riche des Etats-Unis, elle a connu un déclin continu encore plus fort suite à la crise des subprimes en 2008. Suite à ladite « chute », les dommages collatéraux ne sont que multiples : les services publics victimes de sérieuses coupes budgétaires, les habitants expulsés sans pitié par les banques dont le seul intérêt était de récupérer leur argent, la police se trouvant fort démunie face aux disparitions d’enfants,...

    Jérôme Loubry nous fait découvrir de manière très réaliste et juste cette ville de Détroit ; sans en oublier les côtés moins « glamours » comme les expulsions quotidiennes, les abandons de quartiers tout entier, le désarroi de familles pour lesquelles le rêve américain vole en éclat.

    La psychologie des personnages est très finement abordée au point que le lecteur ne peut que s’y attacher : que ce soit pour Stan, flic bourru alcoolique que sa femme a quitté en emmenant leur fils ou Sarah, jeune enquêtrice trentenaire qui revient à Détroit, sa ville natale. Le nombre de personnages est limité mais cela permet à l’auteur de s’y atteler pleinement. Les héros présentent ici des failles ; contrairement à de nombreux thrillers où l’on se retrouve face à des super-héros policiers.

    Alors que le livre alterne entre enquête menée fin des années 90 et celle en 2013 suite aux nouvelles disparitions d’enfants, des secrets et rebondissements ponctuent la trame.

    Comme vous pourrez le constater, je ne trouve pas de réels points négatifs à ce thriller/polar. Cela faisait un petit temps que je n’avais pas lu un aussi bon suspens de la sorte. L’écriture est fine et sans bla-bla inutiles. S’il ne fallait trouver qu’un désavantage dans ce livre, cela serait la fin qui se dévoile un peu trop vite.

    Au vu de la qualité de ce premier roman, il me tarde de découvrir le prochain livre de ce nouvel écrivain.

  • Maks 9 février 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    "Les chiens de Detroit" fût une lecture plaisante à l’ambiance lourde malgré quelques petits défauts.

    L’auteur nous ballade pas mal en nous faisant tourner autour d’une légende urbaine et en y mêlant deux personnages principaux écorchés vifs, entre un flic anciennement violent avec la réputation d’être incompétent dans son boulot et sa nouvelle coéquipière hantée par des démons intérieurs (ces deux personnages sont un des points forts du roman), on ne s’ennuie pas.
    Des enfants disparaissent, personne n’arrive à les retrouver, comment tout cela va t’il se terminer ?

    Pour l’intrigue, j’ai beaucoup aimé les 3 premiers quarts mais le quart restant m’a semblé un peu compliqué, j’ai eu beau me concentrer, reprendre parfois quelques pages en arrière, je n’ai pas compris toutes les subtilités, ce qui est un peu dommage mais pas pénalisant concernant l’axe principal du dénouement.
    Malheureusement le dénouement en lui même m’a laissé un peu perplexe.

  • Happy Manda Passions 15 février 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Hélas je n’ai pu m’impregner de l’histoire pour avoir une bonne lecture.
    Je ne peux pas lui faire de grand reproche juste qu’il ne me correspond pas.
    Par contre je salue le style narratif pour un premier roman c’est un sans faute.

  • Booksnpics 20 février 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Premier roman de Jérôme Loubry, "Les chiens de Détroit" nous emmène au coeur d’une ville meurtrie, victime de la crise des subprimes qui touche les Etats-Unis de plein fouet. Hier, ville industrielle florissante, ville automobile par excellence, elle n’est plus ici que l’ombre d’elle-même. Ville fantôme dont le centre est déserté par bons nombres de ses habitants incapables de rembourser leurs prêts hypothécaires, Détroit devient le théâtre de mystérieuses disparitions d’enfants.
    Lorsque l’affaire refait surface en 2013 , l’inspecteur Stan Mitchell, qui fut mis en échec lors de la première enquête et la jeune Sarah Berkhamp, seront amenés à travailler ensemble afin de résoudre l’énigme entourant le bien mystérieux "Géant des brumes".
    Maîtrisant tous les codes du thriller, l’auteur nous offre un récit haletant, très bien construit autour de deux enquêteurs marqués, chacun à leur manière, par la vie, leurs expériences passées. Se servant d’une vieille légende comme élément charnière, Jérôme Loubry transforme la ville de Détroit en acteur-clé de ce thriller. Indispensable à la mise en scène obscure que nécessite un thriller digne de ce nom, l’auteur sait nous maintenir dans les brumes de l’enquête, en y entretenant ce sentiment d’attente et d’anxiété.
    L’écriture est sûre, fluide, addictive. le style narratif entraîne le lecteur au fil des pages sans lui laisser le temps de voir les heures passer. Un véritable page turner pour les amateurs de thrillers bien ficelés !
    Un auteur à suivre :)

  • Le Carnet de Stitch 26 février 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Merci à la maison d’édition Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman. Les chiens de Détroit, roman de Jérôme LOUBRY, est le second livre de la sélection du prix du lecteur du Livre de Poche 2019. C’est la première fois que je découvre cet auteur français. Aucun regret hormis le fait que cet auteur ne fait pas partie de mes coups de coeur !

    Parlons du roman ! L’auteur a décidé de commencer son roman avec l’arrestation du coupable et en donnant son nom. Cela enlève une partie du mystère de l’enquête policière. Mais ce qui est intéressant est : comment les policiers sont arrivés à cette conclusion. Une affaire d’enlèvements et de meurtres d’enfants qui plonge nos policiers dans une démence.

    Une enquête bien construite dans l’ensemble, parfois l’impression que les péripéties se répètent. Pourtant, les enlèvements d’enfants et l’assassin ont un secret bien gardé. C’est ce qui en fait son suspens. Un suspens bien gardé jusqu’aux dernières pages, même si on commence à cerner le dénouement de l’enquête.

    En toile de fond : Détroit ! Une ville riche et imposante des Etats-Unis par le passé, qui en 2013 s’est vidée de ses habitants à cause de la crise et des subprime. On découvre au fil des pages un Détroit sombre et qui nous plonge peu à peu dans un enfer sur Terre.

    L’écriture fluide et simple de l’auteur, ponctué d’humour, nous permet de lire le roman d’une seule traite. Un roman difficile à lâcher quand il faut faire une pause. Des chapitres courts qui nous permet de ne pas nous perdre et de garder notre esprit sur ses enfants et le couple de policiers.

    Un roman que je vous conseille de lire ! Un auteur français à découvrir ! Je pense que, dès que j’aurais un peu de temps, je lirais ses autres romans.

  • ju_se_livre 26 février 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Plus qu’un coup de cœur, un coup de foudre ! A mon sens, ce livre est tout simplement parfait ! Dévoré en moins de 24h, il m’a complètement déconnecté de la réalité.

    300 pages c’est court mais c’est intense ! L’auteur nous présente une ville sur le déclin d’une telle manière que l’on s’y croirait. Moi je les ai vu les quartiers désertés, les maisons à l’abandon, les familles au bord du gouffre. Et j’ai pas eu à me forcer. Une plume juste, incisive, parfaite qui fait que l’on est tout de suite plongé dans cette ambiance de ville en perdition.

    Et Stan et Sarah en charge de l’enquête sur le "Géant des brumes". Alors on pourrait dire que comme d’habitude, on se retrouve avec des enquêteurs borderline avec un passé difficile et des vieux démons. Mais là c’est vraiment bien tourné, on est pas dans le côté mélodrame. Je les ai vraiment apprécié. J’ai vécu cette enquête avec eux.

    L’auteur a su choisir une chronologie ingénieuse. L’histoire commence même avec l’arrestation du Géant de brume. Puis petit à petit, avec des allers retours efficaces entre le passé et le présent au fil des chapitres, le brouillard commence à se dissiper jusqu’à cette fin que j’appréhendais un peu mais qui ne m’a pas déçue, au contraire.
    Totalement conquise du début à la fin, ce livre est pour moi le thriller parfait.

    Il me faut absolument *Le douzième chapitre* et c’est dorénavant THE auteur que je veux rencontrer au Quai du polar.

  • LeslecturesdeMoe 27 février 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Pour l’avoir souvent vu passer sur Insta, ce livre m’a intriguée. La couverture est glaçante : la maison abandonnée en plein hiver, pas de luminosité, pas de couleur, c’est gris, c’est froid, bref rien d’accueillant ! Et pour cause, l’enquête de ce thriller se déroule à Detroit, cette ville des Etats-Unis connue pour être totalement abandonnée, une vraie ville fantôme.

    Pauvreté, chômage, criminalité. L’auteur nous décrit parfaitement bien son environnement et nous pose un décor qui fait froid dans le dos. Et pour nous guider dans cette ville où il ne fait pas bon vivre, on nous présente Stan, un flic brisé, divorcé, qui réunit tous les clichés de l’enquêteur hanté par une affaire passée.

    Enfin, et le plus important dirais-je, l’enquête poursuivra le géant de brume. Disparitions d’enfants, meurtres d’enfants... ce géant ne laisse rien au hasard. Et Stan, le seul qui n’a jamais baissé les bras pour le coincer, fera tout pour le retrouver, jusqu’au point d’y risquer sa vie. Pas le temps de s’ennuyer avec cette lecture, le rythme est soutenu, plein de rebondissements, l’action ne s’arrête jamais !

    C’est un thriller bien sombre que je recommande volontiers ! À ne pas lire si le moral n’est pas là car il n’y a rien de joyeux dans ce livre. Si par contre vous êtes friands de bon thriller, alors ce livre sera parfait pour vous !

  • Stef Eleane 6 mars 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Les chiens de Détroit, un roman d’ambiance. Une traque, des enfants disparaissent et un flic qui tire sur la corde raide.

    Tout commence par l’assaut d’une maison à Detroit. Des flics, un homme solitaire et des nerfs qui lâchent. L’inspectrice Sarah Berkhamp ferme les yeux sur le passage à tabac de ce suspect qui aurait tué des gamins. Le temps presse, il doit avouer le lieu où il séquestre les autres.

    – l, 2, 3, 4, 5, 6, 7. . ., récita Simon d’une voix forte et déterminée. Sept enfants coururent pour échapper au Géant de brume. Ils coururent là où les herbes poussent, mais ne furent pas assez rapides. Tour à tour, leurs gorges craquèrent et plièrent sous les mains épaisses. Aucun d’entre eux ne survécut. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7… Mais où sont le huitième et le neuvième ?…
    – Qu’est-ce que…
    – Trouve le huitième et le neuvième enfant. Et la brume se dissipera.

    Le géant de Brume, un conte pour enfant qui va tourner au cauchemar. Ce roman a une ambiance étouffante, de par son intrigue ( jamais facile de mettre des enfants avec un tueur en série ), mais également avec sa ville.

    Détroit est ici un personnage à part entière. Elle s’essouffle, se meurt. Ses habitants sont esseulés, ruinés et effrayés par ces crimes affreux. Tout imprègne ce désarroi.

    Les deux flics de cette enquête sont à l’image de cette ville. L’un est alcoolique et n’espère rien de la vie. Son seul souhait est de trouver ce meurtrier qui a ruiné sa carrière. L’autre entend une voix depuis sa tendre enfance. Est-elle folle ou a t’elle un don ?

    Ce premier roman est vraiment efficace et très réussi. Sa force est cette atmosphère, son environnement. Il est plus proche d’un roman noir que du thriller pur et dur.

    Jérôme Loubry à l’intelligence de nous offrir un roman rythmé avec ses chapitres courts, alternant deux périodes de cette enquête. Il fait ses premières armes avec ce roman, une chose est certaine il fait partie des noms à retenir.

    PS : Je souhaite féliciter le graphiste pour la couverture ! Elle est magnifique 🙂

  • Lectures noires pour nuits blanches 21 mars 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    "Il était une fois, dans un village reculé, une créature qu’on appelait le Géant de brume. Chaque nuit, lorsque la lune voilée par les nuages n’éclairait qu’à moitié, et que la brume humide léchait les maisons, il venait enlever les enfants qu’on ne revoyait jamais..."

    Un tueur en série enlève et tue des enfants dans la ville de Détroit. Malgré une enquête minutieuse, la police n’arrive pas à arrêter de coupable.

    15 ans après, les enlèvements reprennent mais on ne retrouve pas de corps. "Le Géant de brume", comme on avait surnommé le tueur à l’époque, est-il de retour ? L’inspecteur qui a enquêté alors en est persuadé. Avec l’aide d’une nouvelle partenaire, il va replonger dans cette affaire qui le tourmente depuis 15 ans.

    L’histoire commence par l’arrestation d’un suspect. Puis on reprend le fil de l’enquête depuis le début entre passé et présent.

    Cette construction de l’histoire est intéressante, on suit les deux affaires jusqu’à ce qu’elles se rejoignent.

    Le rythme est soutenu avec des chapitres courts et de nombreux rebondissements. La plume incisive et percutante de l’auteur est parfaite pour cette histoire. J’ai beaucoup aimé son style.

    Les personnages de flics sont désespérés, cabossés par la vie et extrêmement attachants. Ils sont décidés à vaincre leurs propres démons afin de conclure cette affaire et retrouver les enfants disparus en vie.

    Et puis il y a Détroit, une protagoniste à part entière. La ville n’est plus ce qu’elle était. Fini le rêve américain. C’est une ville presque fantôme. J’ai appris plein de choses dans ce livre sur le déclin de cette ville.

    Les descriptions très visuelles amplifient encore le sentiment de désolation et d’abandon. Je me suis sentie oppressée par la brume, j’arrivais presque à sentir la pluie sur ma peau. On est en immersion totale.

    Une ambiance et une atmosphère si bien décrites que ça donne encore plus de force et de puissance à ce roman.

    Seul petit bémol, le dénouement qui survient un peu brutalement et qui m’a laissé comme un goût d’inachevé.

    Pour un premier roman c’est une réussite. J’ai adoré ! Je vous le recommande vivement. Jérôme Loubry, un nom à retenir.

  • Komboloi 28 mars 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    Le maître mot de ce polar, l’ambiance. Alors oui, c’est du déjà vu, une ville sombre, oppressante, triste qui vient enfoncer l’histoire dans une ambiance poisseuse comme un personnage supplémentaire mais qui reste silencieux...

    Certes, tout n’est pas maîtrisé dans ce premier polar de l’auteur, ça tourne parfois en rond mais c’est plutôt honorable pour un premier polar. L’enquête est intéressante, l’ambiance encore plus, les personnages torturés...

    Sans doute cela mérite-t-il de mûrir encore un peu pour gagner en profondeur et éviter quelques embranchements un peu "facile" mais c’est loin d’être désagréable à lire bien que pas novateur.

    Une affaire à suivre...

  • LectureChronique2.0 15 avril 2019
    Les Chiens de Détroit - Jérôme Loubry

    C’est l’histoire d’enfants disparus kidnappés par un tueur en série appelé " Le Géant de Brume" que les inspecteurs Sarah Berkhamp et Stan Mitchell vont s’employer à tenter de retrouver le plus vite possible.
    Les deux policiers trainent avec eux leurs propres démons à travers leurs âmes torturées par un passé qui les rongent et qui les remuent tant cette enquête les touchent personnellement.
    Ils vont se démener pour éviter les mêmes erreurs commises par le passé.

    Dès le départ, j’ai été happé par cette histoire. L’effet page-turner est immédiat, la tension soutenue en permanence, la profondeur des personnages amochés renforce cet effet de suspense haletant.

    Détroit, ville déchue, participe amplement à maintenir ce climat anxiogène. La légende d’une ville prospère et florissante accentue son avenir funeste.

    Un très bon roman policier addictif au rythme incessant avec des chapitres courts potentiellements puissants jusqu’à la dernière page.
    L’auteur a reussi avec brio à imprimer de sa plume l’univers du polar.

    Extrait : Le géant entendit les enfants bouger. Ils avaient réussi à se détacher. Ils ne pouvait les voir, mais devinait leurs mouvements. Ces gamins ignoraient qu’il se trouvait là, avec eux, tapi dans l’obscurité de la cabane et qu’il se lèverait bientôt pour les attacher à nouveau, avant qu’ils ne réveillent les autres.
    Il entendit des reniflements, de faibles murmures. Il sentait l’odeur de leur enfance et se mit à regretter la sienne. Seulement dans peu de temps, tout cela sera terminé, le temps pressait. La ville mourrait et, lui, il observait. Il observait la légende renaître. Il observait les hommes croire que les légendes ne sont que des légendes, qu’elles n’existent que dans les peurs enfantines et les paroles des parents.
    Assis dans l’obscurité la plus profonde, il voyait plus clair que n’importe qui à Détroit. Car tout recommençait. Les légendes survivent toujours aux enfants devenus adultes.

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