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Hex - Thomas Olde Heuvelt

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Résumé :

Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s’y sont tellement habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra.

Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu’on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar…

Vos #AvisPolar

  • Angie - Blog Culturez-moi 14 mai 2019
    Hex - Thomas Olde Heuvelt

    Mamie K
    Katherine van Wyler a été condamnée à mort pour sorcellerie dans la petite ville de Black Spring en 1664. Les colons de l’époque ont tué ses deux enfants avant de l’assassiner après de multiples actes de tortures. Mais Katherine n’est jamais partie de Black Spring. Elle a lancé une terrible malédiction sur la ville et tous ses habitants. Plus de 300 ans plus tard, elle parcourt toujours les rues de la ville, les yeux et la bouche cousus, les mains entravées par de lourdes chaines.
    En apparence, elle est « inoffensive ». Bien sur les règles de la ville interdisent de la toucher et de lui parler sous peine de subir une mort atroce. Elle apparait de manière aléatoire en ville et peut y rester des heures sans bouger, immobile, seul un murmure de paroles anciennes s’échappant de la commissure de ses lèvres. le plus important est de ne JAMAIS écouter ce murmure sans quoi vous serez pris d’une irrésistible envie de vous suicider immédiatement, par tous les moyens à votre disposition…
    Si la description de la sorcière est clairement effrayante, l’attitude des habitants envers elle empêche toute forme de terreur de se mettre en place. A Black Spring, enfants et adultes sont habitués à la présence de la sorcière (ou de Mamie K comme l’appellent certains). Quand elle apparait au milieu de leur salon et y reste plantée parfois plusieurs heures, ils se contentent de lui mettre un torchon sur la tête en attendant qu’elle parte. Cette relation à la sorcière dès le début du roman m’a empêchée de succomber à la peur. Bien évidemment, la sorcière se montrera sous un autre jour au fil de l’histoire. Malheureusement, cette première image de mamie rabougri inoffensive, presque vulnérable ne s’est jamais effacé dans mon esprit au profit d’une vraie méchante sorcière.

    Bienvenu(e)s à Black Spring !
    La force de ce roman tient dans l’atmosphère extrêmement oppressante due à l’enfermement des habitants de la ville. Black Spring vit presque en autarcie depuis plus de 300 ans, cachant l’existence de la sorcière au reste du monde. La malédiction de Mamie K possède un deuxième effet kiss-cool… Les habitants ne peuvent jamais s’éloigner très longtemps de la ville. Un jour ou deux tout au plus avant de ressentir une irrépressible envie de mettre fin à leur jour. Quand on emménage ou qu’on nait à Black Spring c’est pour le meilleur mais surtout pour le pire.
    Pour vivre « au mieux » cette cohabitation et cet enfermement, la ville a créé l’HEX. Une organisation chargée de surveiller toutes les apparitions de la sorcière, de les recenser, afin que chaque habitant connaisse sa position à chaque instant. L’enjeu est également de mettre en place des stratagèmes parfois curieux pour la cacher aux rares étrangers se promenant en ville. Mais l’HEX c’est aussi un code : le code d’exception, en vigueur depuis des décennies qui définit des règles strictes et un code de conduite primordial vis-à-vis de la sorcière. Un code tellement ancien que les punitions pour quiconque violerait la loi sont clairement d’un autre temps…
    Hex c’est donc un roman d’horreur mais également une réflexion sur la nature de l’Homme et sur sa manière de vivre en communauté. Essayez d’enfermer quelques milliers de personnes dans un endroit un peu isolé, avec une atmosphère fanatique et vous verrez que les plus bas instincts refont vite surface…

    Et l’intrigue dans tout ça ?
    Oui parce que c’est bien beau, ça fait 3 heures que je vous parle du cadre de l’histoire mais pas vraiment de l’intrigue en elle-même. Et bien on suit majoritairement une charmante famille de Black Spring composée du père Steve, de Jocelyn, la mère et de leur deux garçons Tyler et Matt. Tyler l’ainé de la fratrie à 17 ans et des idéaux plein la tête. Pour lui l’enfermement n’est pas la solution. Avec un groupe de potes, il va braver interdit sur interdit pour tenter de dévoiler la vérité au reste du monde. Forcément vous vous douter que tout va partir en sucette…
    Point positif, il n’y aucun temps mort dans le roman. J’ai tourné chaque page avec plaisir en voulant connaître la suite. Les chapitres bien qu’un peu long offrent un rythme d’action constant et les personnages sont assez classiques mais non moins attachants.
    En revanche, aux 2/3 du roman, un évènement vient rebattre toutes les cartes. Ce moment passé, j’ai vraiment eu un air de déjà-lu (pour ne pas dire de presque plagiat). Je ne vous dirais pas à quel roman je pense pour ne pas vous spoiler, mais ça a clairement entaché la fin de ma lecture. Si le début du roman fait preuve d’une certaine originalité, cette fin déjà écrite (en mieux) par Stephen King est une grosse ombre au tableau.

    EN BREF
    Ca a été très difficile pour moi d’écrire cette chronique car j’ai eu beaucoup de mal à mettre des mots et un ressenti sur ma lecture. C’est d’ailleurs pour cela que cette chronique est beaucoup trop longue.
    Donc si je dois conclure je dirais que c’est un bon livre, agréable à lire, avec un postulat de base original mais inconstant dans sa qualité. Il manquait quelque chose pour nous faire véritablement sombrer dans l’horreur et la folie. Mais comme je le disais plus haut : n’est pas Stephen King qui veut 😉

  • Sometimes a book 14 mai 2019
    Hex - Thomas Olde Heuvelt

    Cette lecture a été pour moi en demi-teinte : une première partie avec un rythme assez lent, sans beaucoup d’action et une deuxième partie explosive avec un message très fort et très pertinent.

    Une première partie difficile

    La première partie de ce livre sert à mettre en place l’ambiance censée être de plus en plus pesante. Elle est nécessaire à l’histoire et nous permet de comprendre et de ressentir la crainte dans laquelle vivent les habitants de Black Spring depuis le début de leur existence. Seulement, j’ai trouvé que cette ambiance se mettait en place trop lentement et durait trop longtemps (quasiment les 3/4 du livre). Je n’ai pas réussi à rentrer tout de suite dans l’histoire, je n’ai pas ressenti l’angoisse espérée. J’avais plutôt l’impression de continuer ce livre, poussée par une curiosité malsaine : savoir ce qui va arriver aux personnages, puisqu’on s’en doute, les choses ne vont pas bien se passer.

    Et il est vrai que les choses commencent à dégénérer petit à petit, il y a quelques passages très intéressants dans cette partie qui, malgré la lenteur, nous poussent à continuer. Il est également très intéressant de découvrir la manière dont les habitants gèrent la malédiction et les évènements qui se déroulent durant ce récit. On suit ainsi plusieurs personnages qui ont tous appris à vivre et à s’adapter à leur manière dans cette ville. Et j’ai trouvé que le gros point fort de ce livre est justement la psychologie de ces personnages et leur évolution que j’ai trouvé extrêmement cohérente. J’en reparlerai après, mais je suis certaine que si l’histoire de ce livre avait été réelle, les personnes qui y auraient été confrontées auraient eu des réactions totalement similaires. Et c’est finalement ça qui fait le plus peur dans ce livre…

    Outre la lenteur de la première partie, ce qui a fait que j’ai eu des difficultés à la lire est sûrement le style d’écriture. En effet, ce livre a été traduit de l’anglais alors qu’il a, à l’origine, été paru en néerlandais. Il s’agit donc d’une traduction d’une traduction (seulement pour la première partie, puisque l’auteur a totalement réécrit la deuxième partie pour la sortie américaine). Et je pense que cet élément m’a fortement dérangée. Je me suis plusieurs fois arrêtée sur certaines tournures de phrases étranges, les évènements étaient de temps en temps relatés au présent quand tous les reste du texte était au passé. Bref j’ai été très perturbée par l’écriture, ce qui n’a plus du tout été le cas dans la deuxième partie…

    Une deuxième partie magistrale

    Autant j’ai dû mettre plus d’une semaine à lire la première partie, autant j’ai dévoré la deuxième partie en moins d’une journée. Arrivé à la fin de la première partie, tout s’accélère et les évènements s’enchaînent à un rythme effréné. On tombe d’un seul coup dans l’horreur sans qu’on le voie vraiment venir et on se retrouve piégé à Black Spring en compagnie de ses habitants.

    Encore une fois, et particulièrement dans cette partie, j’ai trouvé que les émotions et les réactions des personnages étaient gérés de manière tout à fait incroyable. C’est d’une telle cohérence qu’on finit presque par se demander si ce livre ne relate pas des évènements réels !

    Et ce que j’ai finalement trouvé magistral dans ce roman est le message qu’il fait finalement passer. Je ne m’attendais pas à ce qu’un livre d’horreur mettant en scène une sorcière puisse délivrer un message aussi fort et aussi lourd de sens, mais c’est pourtant le cas. Non pas terrifiée, j’ai en fait été touchée par ce récit et je ne peux donc que vous le recommander même si ce n’est pas votre genre de lecture habituel.

    Petit bonus : si vous n’avez pas l’habitude de le faire, je vous conseille vivement de lire les remerciements de l’auteur (après votre lecture, bien sûr, il contient des spoilers !).

  • Matildany 24 mai 2019
    Hex - Thomas Olde Heuvelt

    Dans la petite ville de Black Rock, ancienne colonie hollandaise, vit depuis fort longtemps une sorcière, Katherine van Wyler. Enchaînée, yeux et lèvres cousus, elle erre dans la ville selon son bon vouloir, entre à son gré dans les maisons, imposant son odeur nauséabonde et faisant régner la terreur, car un seul de ses chuchotement provoquera des envies de suicide.

    Les habitants ont dû s’organiser, car quiconque s’installe à Black Rock devra y vivre pour toujours. Et si les déplacements quotidiens sont tolérés, le secret doit être gardé, ou la malédiction de Katherine décimera la ville entière. Cette communauté, vivant donc principalement en vase clos, sous contrôle drastique d’un Conseil, va se voir bousculée le jour où un groupe d’adolescents, lassés de se voir surveillés en permanence, manifeste une envie de s’ouvrir plus au monde.

    Et les conséquences seront terribles.
    Un roman d’horreur, mais pas seulement. C’est aussi une analyse des conséquences de vivre dans une communauté repliée sur elle-même, l’étude de personnages qui soudain ne sont plus maîtres de leur vie, le conflit des générations, ...

    Une tension palpable, une ambiance prenante, des moments réellement angoissants, mais aussi l’analyse psychologique des relations familiales en font un premier roman bien maîtrisé, un vrai conte horrifique pour adultes. J’ai pensé à Blair Witch, Simetierre, Mother, pour donner une idée des références de l’auteur.

    Dans une note de celui-ci, on apprend que ce livre a d’abord été publié aux Pays-Bas et en Belgique , en néerlandais et qu’ il a ensuite réécrit entièrement la fin pour la version anglaise, en resituant l’action aux États-Unis.

    https://www.instagram.com/danygillet

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