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La fille d’avant - J.P. Delaney

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22 #AvisPolar
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Résumé :

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes... et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

Vos #AvisPolar

  • Au rayon des livres 1er juillet 2017
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Quoi de plus normal après avoir vécu un drame de vouloir déménager pour entamer un nouveau départ. C’est ce qu’ont pensé Emma et Jane, à quelques années d’intervalle. La première s’étant fait agresser à son domicile lors d’un cambriolage, et la seconde ayant perdu son nourrisson.

    Mais le marché de l’immobilier ne leur offre que des logements dans des coins mal famés pour l’une ou à proximité d’une école rappelant à l’autre sa douloureuse perte. Leur agent immobilier respectif finit par leur proposer une splendide demeure situé au One Colgate Street.

    Un appartement digne des magazines de décoration, blanc, épuré à son maximum, à la pointe de la technologie. Malgré le côté minimaliste de l’endroit, les deux femmes ont tout de suite un sentiment de sérénité, de sécurité. Seule condition pour avoir le droit d’y vivre, accepter et respecter à la lettre les quelques 200 clauses restrictives.

    Jane la nouvelle locataire, va vite se rendre compte que cette maison n’est pas comme les autres. Petit à petit, elle va tenter de savoir pourquoi tant de mystères, de silence, de drames autour de cette maison, au risque de connaître une fin tragique comme la fille d’avant…

    Le pitch en quatrième de couverture est dans la lignée du contenu du livre. Dès le départ, l’auteur vous donne ou plutôt vous met sur des pistes avec des non-dits, des propos latents, et votre imagination fait le reste.
    Tout part d’une idée assez simple voire banale, avec des personnages qui semblent l’être également, mais au fil des pages, on se rend compte qu’ils sont plus ambigus, plus complexes qu’ils n’y paraissent, et que chacun vous manipule à sa façon.

    Ce huis-clos en est presque énigmatique et pourtant…
    Si le réel point fort de ce roman réside dans la construction de l’écriture et la manière dont l’auteur nous manipule d’une main de maître à partir d’une idée toute simple, je reste malgré tout dubitative et ce, même plusieurs jours après l’avoir lu.

    Peut-être parce que je ne suis pas habituée à ce type d’intrigue ? Peut-être avoir vu passer beaucoup de bonnes critiques m’ont influencée à tort ? Aurais-je mis la barre trop haut ? Quoi qu’il en soit, même si j’ai aimé cette lecture jusqu’à la dernière page, avec un épilogue que l’on ne voit pas venir mais qui ne surprend pas tant que ça au final, je reste toujours avec un OUI MAIS…

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Tu vas me dire que j’ai de la chance.

    Ce bouquin, il sort en mars 2017, et je l’ai déjà lu.

    Ouais. J’ai de la chance. D’autant que les enquêtes policières, ça va un moment et que j’avais envie d’autre chose. Je t’ai dit, les flics, attachants ou pas, j’en ai un peu marre, pour ne pas dire franchement assez.

    Donc, La fille d’avant.

    On est pas du tout dans l’enquête avec des flics, des sirènes, des flingues, des kebabs parce qu’ils ont pas le temps de se faire un repas normal avec des légumes et tout et tout, on est dans un vrai roman noir, avec tout ce que ça implique.

    Le pitch, vite fait.

    C’est la chance de leur vie. Elles vont pouvoir emménager dans la maison que tout le monde veut. Ultra-moderne, et dessinée par un architecte qui est une énigme pour ses contemporains. Le pied, quoi. En plus, le loyer est tout petit, eu égard aux règles draconiennes qui permettent de valider le bail. Les règles, il y en a 200. Tu vois l’idée ?

    Pas de bouquins, pas de photos, pas de vêtements partout, pas de bordel, en quelque sorte.

    Voilà. J’en ai dit assez.

    Dans le roman, il y a Emma, et il y a Jane. Elles sont là toutes les deux, sauf que l’une d’entre elles n’est plus vraiment là. Quoique. Et puis surtout, il y a la maison.

    La maison, c’est un personnage à part entière, au point que tu finis par lui attribuer des pensées, presque des mouvements, parfois. Tu vas y habiter, toi aussi, t’imaginer entre ses murs de pierres, et peut-être, tu vas finir par comprendre qu’elle te surveille.

    Tu sais, comme ton smartphone si t’as pas décoché l’option localisation, ou comme ta voisine, quand tu te rends compte qu’à chaque fois que tu rentres ou que tu sors, elle est derrière ses rideaux, à te guetter…

    Ah. Toi aussi, ça te l’a fait déjà ?

    Donc Emma, Jane, et la maison. Et puis Simon, Edward, Deon, et quelques autres.

    Tu vas rentrer dans le cerveau des deux héroïnes, tu vas connaître leurs pensées les plus intimes, parce qu’elles doivent répondre aux questions que la maison leur pose. Et n’oublie pas un truc. Quand un roman pose une question à ses personnages, il te la pose à toi aussi, et tu t’attends pas forcément aux réponses que tu vas donner.

    Parce que tu vas répondre, forcément.

    T’as pas le choix.

    Tu veux un exemple ?

    « Que redoutez-vous le plus dans une relation ?

    — De vous ennuyer

    — De constater que vous pourriez trouver mieux

    — L’éloignement progressif

    — Que votre partenaire devienne dépendant de vous

    — D’être dupé(e) »

    Alors ?

    C’est rare que je ressente autant l’aspect malsain d’une atmosphère à travers les personnages d’un roman. Parce qu’ils sont tous barrés, finalement, et ça, c’est génial.

    Il a mis dix années à écrire ce bouquin J. P. Delaney. Et il semble que les éditeurs se l’arrachent un peu partout dans le monde.

    C’est mérité.

    Une écriture qui coule comme l’eau d’une rivière, et qui se fige parfois comme celle d’un lac à la profondeur insondée. J’ai mis deux jours à avaler les 400 pages, parce que justement, c’est mérité. Parce que quand tu termines un chapitre, et que tu sais que le suivant est très court, tu tournes encore une page, puis encore une, et il est deux heures du matin…

    Une vraie claque, et pourtant je suis difficile, mais ça tu le sais.

    Une espèce d’angoisse qui te suit du premier au dernier chapitre. Des questions jusqu’à la dernière page. Et un double salto arrière à la fin, vrillé et carpé.

    Tu veux que je te dise quoi de plus.

    Il sort en mars, t’as le temps de mettre des sous de côté, et préviens ton libraire, pour pas oublier…

  • murielb34 8 mars 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Ce roman est une histoire à double voix : celle d’Emma et celle de Jane, qui à quelques temps d’intervalle vont habiter la même étrange maison à Londres. Une maison de rêve au loyer acceptable mais aux règles très précises, imposées à des locataires triés sur le volet par son propriétaire, homme étrange et fascinant, obnubilé par une simplicité synonyme de perfection. Bien sûr cet homme, architecte renommé et controversé, va vite prendre une place prépondérante dans la vie de chacune des deux jeunes femmes, jusqu’à ce que …

    Voici donc le début de ce récit, qui de prime abord, peut semble surfer sur la vague des thrillers psychologiques faisant se rencontrer des femmes un peu perdues, fragilisées par des drames, et un homme séduisant, attirant mais aussi dangereux. J’ai moi-même été assez négativement surprise par les premières pages, craignant de devoir lire un énième livre aseptisé nous décrivant en long en large et en travers les actes d’un pervers narcissique. Mais très vite, l’histoire s’étoffe, ouvre des pistes, qu’elle s’empresse ensuite de brouiller. Les personnages se complexifient, deviennent moins blancs ou noirs, plus profonds, plus intéressants car bien plus ambivalents que le début ne le laissait prévoir. Le rythme s’accélère et il devient alors quasiment impossible de quitter le livre.

    Je me suis surprise à me dire « allez, plus qu’un chapitre » puis « allez, encore quelques pages » ou bien « allez, encore un Emma et un Jane et j’arrête ». Et quand il me fallait stopper ma lecture c’était en me disant que je pourrai le reprendre très très rapidement.

    Vous l’avez compris, après un court moment de doute, j’ai finalement été totalement happée par cette fille d’avant, n’ayant qu’une hâte : comprendre le pourquoi du comment et savoir comment tout ceci allait bien pouvoir se terminer.

    Avec son roman, JP Delaney réussit donc un tour de force : reprendre des thèmes il faut le dire assez éculés car très (trop ?) à la mode depuis quelques temps, pour les tordre, les retourner, les utiliser afin de mener le lecteur exactement là ou il le souhaite, en le faisant douter et passer de chausse trappe en chausse trappe. Je ne peux vous dire qu’une chose : si vous êtes amateur du genre (et d’ailleurs si vous ne l’êtes pas aussi !) jetez vous sur ce livre, car vous avez là un vrai thriller psychologique, bien construit, prenant, cohérent, et pas si simple qu’il y parait ! Bonne lecture !

  • QuoiLire 24 juin 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Ce qui m’a séduit à la lecture de la quatrième de couverture, mais aussi à la lecture des premiers chapitres, c’est le concept de cette maison intelligente qui demande autant de son locataire qu’elle lui offrira de services ; à condition de sous soumettre à 200 règles drastiques et améliorer son score aux questionnaires qui lui sont régulièrement posés.

    Mais heureusement on ne reste pas longtemps sur cette originalité et l’on va suivre en parallèle l’histoire de deux des locataires du One Folgate Street. L’une qui va enquêter sur la mort de la femme du propriétaire et concepteur de la maison, la second sur la fin tragique de la première. Je n’en dirais pas plus de peur de vous dévoiler plus le roman.

    Nous allons donc suivre l’évolution de ces deux personnes tant vis-à-vis de leur conditionnement de part les règles imposées par le contrat de location, mais aussi de leurs interrogations du fait de leur enquête. Vous l’aurez compris, il s’agit pour chacune d’elle d’une double quête que l’on pourrait qualifier d’intérieur et en quelque sorte de policière. La tension monte bien sûr, tant pour les personnages que pour le lecteur. Dans les deux cas, on s’interroge sur la caractère accidentel du décès, et pour l’autre sur sa survie.

    Si l’histoire est intéressante, on ne peut à J.P. Delaney de n’offrir au lecteur que deux alternatives pour le dénouement du roman. Ce qui est bien dommage car elle a su maintenir le lecteur en haleine tout le long en alternant le parcours des deux héroïnes, en introduisant simultanément un nouvel élément et en analysant leur réaction respective.

    Le style est agréable, fluide. Comme dans tout roman psychologique, les personnages ont une personnalité bien définie avec des bases solides pour soutenir la narration.

    J’ai lu "avec les oreilles" ce roman, le recours à deux lectrices (une par personnage) est une très bonne idée, ce qui permet d’identifier rapidement le personnage qui raconte son aventure ; même si cela est rappelé en début de chaque chapitre. Leur diction est parfaite, leur interprétation sans surjeu.

    Un thriller psychologique qui ravira les amateurs du genre.
    https://quoilire.wordpress.com/2018/06/24/jp-delaney-la-fille-davant/

  • Mes évasions livresques 17 octobre 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Impossible de lâcher le roman avant le dénouement . Ce roman m’a captivée de bout en bout. Thriller psychologique intelligent et rondement mené, les personnages et la maison, personnage à part entière, nous plongent dans une atmosphère tendue et le dénouement fut à la hauteur de mes espérances. Petit à petit, en alternant entre la vie de la fille d’avant : Emma et la fille de maintenant : Jane, on en apprend plus sur la psychologie de chaque personnage et les éléments s’emboîtent à la perfection pour nous dévoiler le terrible dénouement.
    Une très bonne lecture, hâte de voir ce que donnera la prochaine adaptation cinématographique de Ron Howard.

  • Sangpages 18 octobre 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Un livre qui m’avait fait de l’œil à sa sortie mais qui, allez savoir pourquoi, n’est pas parvenu jusqu’à moi. Et voilà qu’une amie libraire, dont les conseils sont toujours au top, me dit "Celui-ci, il faut vraiment que tu le lises !".
    Ni une, ni deux, suis rentrée à la maison et me suis précipitée. Un click et le voilà sur ma liseuse et ma grave erreur réparée !
    Un livre qui m’a fait un peu penser à l’excellent film "Panic room" de David Fincher. Sans doute à cause du côté High Tech de la maison mais aussi à cause de ce côté étouffant d’une technologie qui dépasse tout entendement.
    Une tension extrême dès les premières pages qui monte comme un thermomètre en plein soleil un jour de canicule. On s’inquiète alors que d’une chose. Quand va-t-il exploser ?
    Les histoires d’Emma et de Jane s’entremêlent, le passé talonne le présent sans pourtant qu’on s’y perde. Au contraire, la substance s’épaissit, devient collante, gluante à ne plus pouvoir s’en dépêtrer.
    Il faut avouer que l’auteur joue avec le temps comme on joue avec un yoyo. Les deux personnages finissent presque par ne faire plus qu’un et c’est brillant.
    Le style est excellent et l’histoire originale. Il y a ce quelque chose (que je n’avais pas retrouvé depuis longtemps) qui m’a titillée, vous énervée, foutu les jetons, mise mal à l’aise, m’a dérangée et maso que je suis j’en redemande !
    La perversion a clairement plusieurs facettes et celles détaillées dans ce récit sont franchement rotors.
    Un retournement de situation excellent. Un final génial...Bref, je ne vais pas vous en dire plus si ce n’est que c’est clairement impossible à lâcher, rudement bon et qu’il est à lire absolument !
    Etes-vous prêt à suivre les règles ?
    ◻️ Oui
    ◻️ Non
    Etes-vous contrarié(e) quand les choses ne se passent pas comme prévu ?
    ◻️ Oui
    ◻️ Non
    Pensez-vous qu’il est préférable de mentir et rester maître de la situation que de dire la vérité sans pouvoir prédire les conséquences ?
    ◻️ D’accord
    ◻️ Pas d’accord
    Derrière le pseudo de JP Delaney se cacherait l’auteur Tony Strong. ("L’appât" et "un mauvais rêve" qi vont sans doute rejoindre ma bibliothèque)

  • AnnieLecture 14 décembre 2018
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    L’histoire est assez originale et sympa et se laisse lire. On ne s’attend pas à la fin ça c’est une bonne chose, hormis la candidature de la nouvelle fille.

    Je dirais que c’est un petit moment de lecture mais pas transcendent pour moi. C’est sans plus.

    Ma note 8/20

  • Saveur Littéraire 21 janvier 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Ce qui séduit d’emblée, c’est la loufoquerie, je dirais même l’absurdité des quelques deux cents règles que devront respecter Emma et Jane pour habiter à ce fameux One Folgate Street, maison minimaliste construite par un architecte des plus singuliers, Edward Monkford.

    On se rend compte assez rapidement qu’aucun des personnages n’est tout blanc ou tout noir, il y a d’infinies nuances qui sont bien mises en valeur, ce qui rend la lecture d’autant plus intéressante. Ne jamais se faire une idée définitive, nous n’en aurons pas le temps et l’occasion avec les personnages que JP Delaney a créé.

    Les mystères sont légion dans La fille d’avant : on pourrait bien parler du One Folgate Street, la maison semble être un personnage en lui-même, une entité vivante qui cache des secrets sordides. Qui ment et qui dit la vérité ? Pourquoi autant de règles pour habiter dans la maison minimaliste ? Qui est responsable de la mort d’Emma Matthews ? Et les thématiques se greffent aux questions. Avortement, handicap, deuil, viol, minimalisme, un petit fond d’histoire de l’art en architecture, et tellement encore !

    Les derniers chapitres ont une saveur toute particulière. On va de surprise en surprise et l’apothéose n’en est que meilleure. Les masques tombent. Malgré toutes ces bonnes choses, il y a aussi quelques bémols, notamment certaines révélations qui nous sont faites comme si elles venaient de nulle part. J’aurai aimé avoir quelques indices, j’ai eu l’impression que le lecteur n’aurait jamais pu deviner avant la révélation en question. Et certaines choses concernant les personnages, l’aspect peu réaliste du comportement d’Emma en particulier…arf, c’était si proche d’être un véritable coup de cœur !

    Mais, finalement, une très bonne lecture que je ne regrette pas du tout !

  • Musemania 5 février 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Une même histoire et pourtant deux femmes et deux époques différentes. Alors que l’on suit l’histoire d’Emma dans le passé, vient se greffer celle de Jane dans le présent avec un point commun, une élégante maison design inquiétante et son architecte et propriétaire, Edward Monkford.

    Thriller psychologique envoûtant et halêtant, le livre tient ses lecteurs en haleine, jusqu’à la dernière page. L’écriture est fluide, le livre est addictif et innovant. Tout au long de la trame, le suspens se ressent et fait que le lecteur ne peut que tourner avidemment les pages.

    Alors que certains aspects d’Eward Monkford risquent de vous faire penser à "Cinquante nuances de Grey", pas de panique, ce livre s’en écarte énormément que ce soit par le style ou par l’enjeu.

    Si vous ne souhaitez pas passer une nuit blanche, passez votre chemin et ne commencez pas ce livre sur le tard...

  • Killing79 6 février 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Ce thriller était annoncé sur les réseaux comme particulièrement efficace. Je ne connaissais pas ce nouvel auteur, qui n’en est pas un, puisqu’il écrit sous différents pseudonymes. La couverture du livre et la phrase d’accroche me promettaient une histoire stressante.

    Le texte alterne entre les points de vue de deux femmes. L’une, Jane, nous raconte son arrivée dans la maison atypique. L’autre, Emma, a vécu le même évènement, quelques années auparavant. Chacune d’elles vit son expérience personnelle dans les conditions très particulières dictées par le propriétaire. Mais au fil des pages, on comprend que leurs destins sont étroitement liés. Et comme, dans le passé, l’aventure s’était achevée sur une tragédie, on ressent la tension qui grimpe au fur et à mesure que l’étau se resserre.

    Les indices se dévoilent sur un rythme lent et on en vient à douter de tout le monde. Même si au départ, les protagonistes semblent caricaturaux, l’auteur leur apporte progressivement des nuances pour les rendre plus complexes. En dévoilant leurs différentes facettes, on en vient à soupçonner chaque acteur de ce drame.

    En conclusion, le suspense est bien au rendez-vous. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce « La fille d’avant » un grand thriller facile d’accès. Je lui ferais quand même quelques petits reproches qui m’ont empêché de vraiment prendre mon pied. J’ai trouvé le début du livre (la maison et toutes ses règles) très peu crédible et inimaginable dans la réalité. Compte tenu de ce constat de départ, je n’ai pas pu totalement m’impliquer dans l’aventure. A l’instar de la maison, les personnages sont aussi très froids et sans réelle saveur et j’ai eu du mal à m’y attacher.

    Ces légères réserves mises de côté, je me suis laissé prendre au piège par ce scénario maîtrisé. Avec son atmosphère étouffante, sa perversité constante, ce roman fait preuve en toute simplicité d’une efficacité terrible, qui faute de me toucher au cœur, m’a embrouillé le cerveau !

  • aa2liiinee 20 février 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Un bon thriller pour commencer cette saison automnal mais il manque ce petit truc pour le faire passer à un très bon thriller

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Dur dur de parler de ce livre sans vraiment spoiler le contenu.
    D’abord la couverture m’a de suite interpellée et à elle seule, résume parfaitement le contenu du livre ... Tout ce blanc avec ce titre rouge !
    L’auteur nous plonge dans un huit clos assez spécial avec une histoire de 2 jeunes femmes qui ont vécues dans cette architecture trés spéciale
    Nous avons Emma (la locataire d’avant) et Jane (la locataire actuelle), toutes 2 ont un passif lourd et pense qu’en habitant dans cette demeure énigmatique leur vie ne sera que meilleure.
    MAIS pour vivre dans cette maison ultra moderne chaque locataire doit se soumettre à un test et des règles très précises avec un propriétaire : Edward très spécial et aussi enigmatique que sa demeure ! beaucoup de thème ici sont abordés (peut etre trop ?) : viol, deuil , manipulation, perversion sexuelle, architecture ...
    Sans oublier (et cela ne m’a pas quitté une seconde pendant la lecture) Edward : Jeune homme au physique parfait, manipulateur, dominateur,pervers, ambitieux ... qui ne sera pas sans rappeler un certain Christian Grey ... ses menottes à lui sont ... ce bracelet connecté pour vivre dans SA maison ..
    En tout cas il me tarde de voir l’interprétation cinématographique !

  • claire chronique 5 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    J’avais entendu parler de ce livre d’abord sur instagram et ensuite sur les réseaux sociaux ... Et puis j’ai commencé à le voir partout lors de mes courses donc je me lance la couverture est simple, mais titre accrocheur par sa couleur rouge vif ! Et puis un résumé au top ! Voilà, je me lance dans ce roman que j’ai beaucoup aimé. L’histoire est racontée, en alternant entre la vie d’Emma (le passé) et celle de Jane (présent). Les chapitres sont très courts, car l’on passe d’une personne à une autre à chaque fois. L’histoire se déroule en huis-clos dans leur superbe appartement à la pointe de la technique. Bien sûr pour habiter ce lieu, il a de nombreuses règles et questions et seulement si vous êtes Éligible à y habiter vous rencontrerez son créateur le grand architecte Edward Monkford. le plus de ce livre, c’est que même nous lecteurs avons droit à une question à chaque début de chapitre. Vous l’auriez compris ma lecture à été très addictive ! Mais attention si vous décidez de faire un tour au One Folgate Street préparez-vous à y voir de l’amour, de la manipulation, limite devenir paranoïaque, mais tout cela pour votre plus grand plaisir !

  • Black-Books 6 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

     » Vous avez le choix entre sauver le David de Michel-Ange ou un enfant affamé qui vit dans la rue. Que choisissez-vous ? « 

    Jane vient de vivre un événement traumatisant. Difficile pour elle de se reconstruire. Elle souffre. Elle est malheureuse. Comment faire pour « tourner la page » ? Comment faire pour aller de l’avant ? Il existe des moments dans notre vie où le changement est plus que nécessaire. Jane l’a compris, son agent immobilier aussi.

    Le One Folgate Street est une maison épurée, où la modernité est reine. La domotique y tient une place prépondérante. Aussi étrange, mystérieuse et énigmatique que son propriétaire et architecte Edward Monkford alias une pale copie de Christian Grey. Ne vous méprenez pas, ce n’est pas si simple, Jane ne pourra emménager qu’après certaines (étranges et dérangeantes) conditions.

    De là commence une véritable double histoire, celle de Jane, la fille de maintenant et celle d’Emma, la fille d’avant. Mais Emma est morte. Prématurément, inexplicable. L’enquête commence. Les questions se posent.
    Êtes-vous prêt à ouvrir un thriller psychologique puissant, prenant, saisissant ? Parce que c’est ce qui vous attend en ouvrant La fille d’avant de JP Delaney (encore une nuit blanche en perspective…).

    Les chapitres extrêmement courts (raaaah impossible d’arrêter du coup !) qui alternent la vie d’Emma et celle de Jane donne de la dimension au récit. C’est rythmé, dynamique, inarrachable. L’auteur met en scène des personnages brisés. La maison est probablement le principal protagoniste. Progressivement, après avoir renvoyé une image rassurante, apaisante, One Folgate Street prend très vite le pouvoir. Elle vous surveille, elle vous guide (oui oui je parle bien d’une maison là !).

    C’est addictif, j’adore. Il est vrai qu’il faut mettre de côté le fait qu’il est difficile de comprendre, pour nous lecteurs, comment une personne peut accepter de vivre dans un tel lieu, avec des conditions aussi drastiques qu’improbables. Oublions vite ce petit détail (qui a son importance, je vous l’accorde) et laissez-vous happer. Laissez-vous surprendre par cette intrigue, la lecture, c’est comme le cinéma, c’est fait pour nous faire rêver, frissonner, quel que soit le sujet, du moment qu’il nous plait.
    Je n’ai aucun doute sur le fait que JP Delaney trouvera un public complètement conquis par son histoire. J’en fais partie, vous l’aurez compris. C’est quitte ou double.

    Franchement ? J’ai passé un super bon moment, La fille d’avant est bien ficelé, c’est prenant et j’ai aimé cette impression que la maison avait le même pouvoir sur moi que sur les personnages. D’autant plus, cela m’a permis de relativiser et de prendre conscience que finalement, avoir du bazar chez soi (je parle évidemment des montagnes de livres éparpillées un peu partout !) c’est carrément réconfortant. Trop peu pour moi les résidences minimalistes, connectées et vide de tout objet. J’adore mon désordre organisé !

    Si vous rêviez d’un lieu ultra-moderne ou le superflu n’a pas sa place, où la technologie est votre seule compagne et bien… OUBLIEZ et FUYEZ !!!! (je vous aurais prévenu… Advienne que pourra.)

    https://black-books.fr

  • Des plumes et des livres 9 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Dans ce thriller psychologique, nous suivons simultanément deux vies : celle d’Emma et celle de Jane, qui à quelques années d’intervalle, vont habiter la même maison atypique à Londres. Il s’agit d’une maison à esthétique architecturale minimaliste, hyper connectée à un loyer vraiment dérisoire. Cependant, en contrepartie, les locataires doivent se soumettre à une liste affolante de règles très précises et non négociables. Le propriétaire des lieux, un architecte renommé et très controversé, va également prendre une place non négligeable dans la vie des deux jeunes femmes.

    Dès les premières lignes, je me suis retrouvée captivée par ce roman. Il m’a été difficile de le lâcher.

    Au début, cela peut ennuyer (ou faire craindre l’ennui) car nous avons deux jeunes femmes un peu perdue dans la vie, qui ont vécu chacune un drame personnel, et qui vont rencontrer un homme séduisant, puissant mais aussi dangereux.

    Cependant, au fil des pages, l’intrigue s’installe, l’histoire s’étoffe, ouvre diverses pistes qui se retrouvent rapidement brouillées, emmêlées. Les différents personnages se complexifient, se révèlent différent, ambivalents, plus profonds que le début de l’histoire laissait présager.

    Le rythme s’intensifie, s’accélère au fil des chapitres. Il était de plus en plus difficile de lâcher La fille d’avant jusqu’au point où il était impossible d’arrêter la lecture. A chaque fois, je me disais « Encore un chapitre. » puis « Encore un Emma et un Jane et j’arrête. » Finalement, j’ai très vite fini le thriller malgré ses 400 pages passées.

    J.P. Delaney a très bien écrit son thriller psychologique. Il a repris des thèmes vus et revus, usés, à la mode depuis quelques temps pour au final offrir aux lecteurs un thriller surprenant, captivant et spectaculaire. L’auteur mène le lecteur exactement là où il le souhaite, en le faisant passer de rebondissement en rebondissement. Il le fait émettre des hypothèses, douter, remettre tout en cause et ce, un bon nombre de fois dans ce livre.

    Je ne peux que recommencer La fille d’avant tellement je le trouve bien construit, prenant et d’une cohérence déconcertante. Jetez-vous dessus dès sa sortie !

  • Sabine Bibliobleue 10 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Énorme coup de coeur pour ce thriller psychologique !
    Mais qui est donc son auteur ?
    JP Delaney est le pseudonyme d’un écrivain qui a publié plusieurs romans à succès sous d’autres noms, dans différents styles. La Fille d’avant est sa première incursion dans le thriller. Un coup de maître car le livre est déjà traduit dans 37 pays et sera porté sur grand écran par Ron Howard himself.

    L’histoire prend toute sa force dans son décor : une maison pas comme les autres … Les locataires ? Peut-être moins innocentes que l’architecte qui a conçu ce chef-d’oeuvre moderne où la domotique semble une intelligence centralisée et réactive. Pas de hasard ? Des coïncidences ? Vérités, mensonges : qui est qui ?
    Entre passé et présent, le lecteur est happé par l’histoire.

    Exceptionnellement saisissant !

  • Ju lit les Mots 11 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    La manipulation est au cœur de ce livre !

    L’auteur, J.P. Delaney, nous propose un condensé sur la vie humaine et les sentiments contradictoires qui peuvent en découler…

    Comment la manipulation s’installe et peut influencer le quotidien d’une personne.

    Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Elle découvre "One Folgate Street" et est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’œuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Pour pouvoir y vivre, elle doit se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs.

    Quel drame peut entraîner l’être humain à "s’auto-punir" en acceptant consciemment la manipulation ?

    La maison est pensée pour transformer celui qui y vie, Jane en est persuadée. Jusqu’au jour où elle apprend qu’Emma, la locataire précédente, qui lui ressemble .... y a trouvé la mort...

    Pour prendre un nouveau départ le mieux c’est encore de changer de lieu de vie, de décor et parfois d’amis… donc pour accéder à la perfection de "One Folgate Street", maison ultra-moderne et connectée, dessinée par un architecte adepte du minimalisme, … il faut en payer le prix… Ce n’est pas toi qui décides que tu vas vivre un nouveau départ, c’est le propriétaire qui décide si tu le mérites ou pas… et pour vivre dans cette maison il faut ressembler à cette maison… Il faut la vivre, la sentir, s’en imprégner...

    Les chapitres s’alternent et ne ressemblent pas ! J’ai beaucoup apprécié leur succession entre Jane, la fille de maintenant et Emma la fille d’avant, qui a vécu dans ces murs.

    C’est incroyable de constater la similitude des choix qu’elles font.

    Elles se ressemblent physiquement et leurs actes sont quasi identiques, malgré les 3 ans qui séparent la vie de ces deux femmes.

    Le passé d’Emma rejoint et croise le présent de Jane, les rendant plus proche que jamais au point d’en devenir troublant…

    La maison est un personnage à part entière, une maison connectée, qui contrôle ton poids, qui te pose des questions et ne rebranche le tout qu’une fois que ton questionnaire est validé… Cet endroit te possède peu à peu, au point que tu es fait à son image, minimaliste, épuré.

    Un excellent thriller psychologique avec une construction déroutante, c’est presque un huis clos oppressant… La manipulation à l’état pur. Tout le monde manipule tout le monde et même la maison devient manipulatrice …

    Bravo à l’auteur qui a su distiller avec parcimonie le doute, l’obsession, la manipulation. Le suspense est travaillé de main de maître et s’installe peu à peu, à l’image de la maison qui prend peu à peu possession de toi… Le mystère s’épaissit autour de ces deux femmes pour un final d’une excellente qualité et que je n’ai pas vu venir ! Un auteur à suivre c’est certain.

    La fille d’avant fait l’objet d’une adaptation par le réalisateur Ron Howard, c’est dire la qualité de ce thriller psychologique dont le cœur est la manipulation…

  • Missbook Missbook 12 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Si l’on vous proposait d’habiter une somptueuse demeure, épurée mais ultra-contemporaine, à un prix défiant toute concurrence, accepteriez-vous en échange de respecter quelques règles… ?

     » La fille d’avant « est le premier thriller psychologique de J.P. Delaney, publié cette année aux Editions Mazarine.

    Emma et Simon, jeunes trentenaires, sont à la recherche d’un nouveau logement. En effet, depuis l’agression dont a été victime Emma lors d’un cambriolage, ils sont à la recherche d’un havre de paix, une occasion de repartir à zéro. Comprenant que le couple ne transigerait pas avec la sécurité, l’agence immobilière leur propose une maison un peu spéciale. One Folgate Street.
    Jane est encore éprouvée par le chagrin de la perte de son bébé mort-né. Incapable de reprendre sa vie d’avant, elle a démissionné et son récent changement de revenus l’oblige à trouver un logement plus modeste. A fleur de peau et désintéressée par l’aspect matériel des choses, la conseillère immobilière y voit là une locataire potentielle parfaite pour le One Folgate Street.
    Après avoir passé avec succès les conditions drastiques et somme toute atypiques d’attribution de ce logement, chacune – à quelques années d’intervalle – se retrouve locataire de ce logement, sous assistante domestique contrôlée…
    p. 154 : » C’est l’avenir, Jane, ajoute-t-il. La santé et le bien-être pris en charge par l’environnement domestique. En cas de problème grave, Housekeeper le décèlerait bien avant que tu songes à consulter un médecin. Ces statistiques te permettent de contrôler ta vie. « 
    Emma Matthews est la fille d’avant. Jane Cavendish est la fille de maintenant. Et leur ressemblance physique est frappante.
    Par l’enchaînement de chapitres alternant simultanément la vie d’Emma et celle de Jane, l’auteur crée une tension intense et intimiste.
    Le dénominateur commun est Edward Monkford, l’architecte à l’origine de la conception de cette maison, mais aussi de la longue liste des règles qui régissent le contrat de location. Alors lorsque Jane va apprendre qu’Emma est morte tragiquement et prématurément dans cette même maison, troublée, elle ne pourra s’empêcher de mener l’enquête.
    Sous le charme du charismatique et inébranlable architecte, elle entame avec lui une relation, basée elle aussi sur un style tout à fait particulier.
    p. 131 : » Je n’aime pas les relations conventionnelles, de même que je n’aime pas les maisons conventionnelles. « 
    Edward contrôle tout, et régit la vie de Jane, jusqu’à en prendre possession. Et cela n’est pas sans inquiéter la thérapeute que consultait Emma pour se défaire justement de cette même emprise.
    p. 189 : » Emma jugeait le comportement d’Edward raisonnable aussi longtemps qu’elle a joué le jeu, c’est-à-dire aussi longtemps qu’elle s’est laissé contrôler, reprend Carol. Mais certaines choses auraient dû servir de signaux d’avertissement : l’étrange arrangement concernant la maison, le fait qu’il prenait des décisions à sa place, même pour des choses infimes, ou qu’il l’ait éloignée de ses amis et de sa famille, le comportement classique du sociopathe narcissique. « 
    Une relation dont aurait été victime Emma avant de mourir et qui l’avait conduite à rompre avec Simon quelques jours après leur emménagement au One Folgate Street. Jane réalise que sa rencontre avec Edward n’était donc pas le fruit du hasard. Il est apparu dans sa vie, curieusement, à un moment particulièrement douloureux de sa vie.
    p. 192 : » Il est frappant de constater que vous étiez l’une et l’autre mal en point psychologiquement quand il vous a rencontrées. Les sociopathes sont attirés par les individus vulnérables. « 
    Le jour où elle apprend qu’elle est de nouveau enceinte, entre bonheur et effroi, elle se confie à Simon à propos du comportement étrange d’Edward…
    Finalement… qui contrôle qui ?
    p. 421 : » Certaines personnes, comme Emma, sont broyées par cette maison. Mais il y en a d’autres, comme toi, qu’elle rend plus fortes. « 
    Cette construction narrative basée sur l’alternance des chapitres sort de l’ordinaire mais n’est pas une innovation littéraire pour autant. Le scénario est franchement alambiqué faisant perdre la dynamique du roman. L’intrigue, quant à elle, discrédite l’ensemble de ce thriller psychologique.

  • kateginger63 14 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    *
    La maison connectée qui a des yeux.
    *
    C’est un thriller qui a fait bcp parler dans la sphère des réseaux sociaux.
    J’ai donc voulu - par curiosité et appréciant ce genre littéraire - le lire pour savoir ce qu’il en est.
    La couverture est déjà intrigante. Presque monochrome, la couleur de la police rouge (sang), une porte.
    Le ton est donné.
    *
    L’action se situe essentiellement dans une maison d’architecte londonienne, cyberconnectée (domotique) créée par un visionnaire (ou technophile).
    Deux femmes (Jane et Emma), deux lignes temporelles différentes, deux vies, mais 1 maison.
    Un huis-clos, une intrigue policière.
    Les chapitres sont découpés par alternance des deux histoires de ces 2 femmes.
    Parfois on a du mal à savoir qui est qui....
    Les actions s’enchainent, il faut bien suivre.
    Je ne dévoilerais pas plus.
    Puis la fin , un peu baclée il me semble, peut-être que j’attendais une chute plus spectaculaire.
    J’ai passé un bon moment mais pour moi ce n’est pas le thriller de l’année.

  • Marion Morgane Loup 19 mars 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Une maison d’architecte incroyable, le One Folgate Street, mais des règles a respecter, tout aussi impressionnantes pour pouvoir y vivre. Jane tente le pari, et réussit. Maintenant locataire, elle apprend qu’avant elle, une fille y vivait aussi, Emma. Mais elle a suivi un destin tragique. Jane découvre peu à peu les similitudes entre elles, et s’apprête à faire les mêmes choix.

    Ce huis-clos dans une maison haute technologie est intéressant à première vue. On alterne entre le passé (Emma) et le présent (Jane), les chapitres sont courts, ce qui permet une certaine fluidité, malgré qu’on puisse s’emmêler les pinceaux parfois.

    Par ailleurs, l’histoire n’est pas telle que je l’avais imaginée.

    Mon avis est mitigé. J’ai trouvé l’ambiance glauque, malgré la pureté des lieux. La relation qu’entretien Jane et le propriétaire est malsaine, et je n’ai pas aimé lire ces passages. L’impression de lire une nouvelle version de Fifty Shades of Grey.

    Je n’ai pas aimé les héroïnes de ce roman, l’une comme l’autre me semble fade, malgré les rebondissements, et leurs personnalités.

    Jane « tente » d’enquêter sur le drame qu’a vécu l’ancienne locataire, mais j’aurai aimé que cela soit plus poussé. L’impression qu’elle entend ce qu’on lui annonce, sans vraiment écouter.

    Pour autant on veut savoir ce qu’il s’est passé. C’est la raison pour laquelle j’ai terminé le livre.

    Mais la fin m’a déçue. En fait j’ai l’impression qu’il n’y a pas de fin et certaines questions restent en suspens.

  • Morgane 2 avril 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Lecture parfaite !! J’ai adoré le récit symétrique des deux personnages féminins, les révélations et quelle fin ! La maison est ici plus qu’un décor, c’est un véritable personnage à part entière...

  • Le Monde de Marie 9 mai 2019
    La fille d’avant - J.P. Delaney

    Une maison pas comme les autres. Conçue par un architecte de renom, n’importe qui ne peut y vivre. Un loyer attrayant mais un foule de règles à respecter. Nous allons suivre la vie de deux jeunes femmes y ayant vécu. Emma celle d’avant et Jane, celle de maintenant. Deux récits en parallèles, deux femmes différentes avec chacune un drame dont elles doivent guérir. Pas les mêmes histoires mais pourtant nombres de points communs. Comme si... l’histoire se répétée !

    Outre la maison, elles auront en commun Edward, le fameux architecte avec lequel elles auront toutes les deux une aventure. Celle de Jane semblant être la réplique de celle qu’il a vécu avec Emma. Les deux femmes auront nombres d’interrogations sur cet homme qui ne jure que par le minimalisme. Emma s’interrogera et enquêtera sur la mort de sa femme et son fils. Jane, sur celle de Emma !

    J’ai adoré la manière dont les chapitres, très courts, relatent la vie des deux jeunes femmes. Comme deux univers parallèles où, chacune vit la même vie que l’autre. De nombreuses similitudes dans l’évolution de leurs enquêtes, dans leur relation avec Edward. Mais également des différences car elles n’ont pas le même passif.

    Jane a mis au monde un enfant mort-né. Perte dont elle a beaucoup de mal à s’y faire et dont elle cherche à connaître la cause. Un récit qui m’a profondément touchée. J’ai ressentie une profonde empathie pour Jane. Emma est bien différente. C’est à la suite d’un cambriolage qu’elle décide d’y emménager avec son fiancé Simon. Elle a une personnalité toute particulière. Au bord de la folie, elle joue avec l’anorexie et la mythomanie. Il devient très compliquer de démêler le vrai du faux sur sa vie, son vécu, ce qui l’a conduite à mourir. Car tous ces mensonges font que le nombre de suspects est important. Elles n’ont aucun mal à s’adapter à cette maison, à cette nouvelle manière de vivre. La maison devient pour toutes les deux vitale, le seul endroit où elles se sentent bien, en sécurité.

    Au fil des chapitres, la tension monte jusqu’à l’insoutenable. On ne parvient pas à déterminer ce qui est vrai. Et lorsqu’on commence à y voir clair, à comprendre, il est trop tard. Le danger est là et est bien décidé à aller jusqu’au bout.

    L’auteur nous lance sur une foule de pistes, un grand nombre de scénarios possibles. Pourtant j’avoue n’avoir rien vu venir. Je me suis totalement laissée surprendre par les révélations finales. L’intrigue et son déroulement sont divinement menés. La plume de l’auteur est prenante, addictive. Lorsque vous commencerez cette lecture, je ne peux que vous conseiller de prévoir le temps pour le lire d’une traite. Une fois commencé, il devient impossible de le lâcher. Jusqu’à la toute fin, on doute sur les réactions que vont avoir les protagonistes. Chacun d’eux ayant révélé sa part d’ombre, de folie.

    Un thriller psychologique très bien ficelé, magistral. Parfait !

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