Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

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Résumé :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais...
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin...

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Vos #AvisPolar

  • steph 30 mars 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Tama, jeune esclave du 21ème siècle vit l’enfer en France, une figure féminine tellement forte malgré les épreuves et qui garde espoir.
    On ne peut s’empêcher de tourner les pages afin de découvrir si Tama trouvera sa liberté, la sécurité et le courage de se battre encore et encore…

    Le récit d’un destin très sombre où il faut se battre pour atteindre la lumière

  • Valérie 7 juillet 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Ce tout nouvel opus de Karine Giebel nous entraîne dans le quotidien de ces esclaves modernes. Certains passages sont insoutenables j’ai plusieurs fois failli fermer le livre mais j’ai heureusement tenu bon car l’histoire en vaut le coup !!!Retour ligne automatique
    J’aime beaucoup l’écriture de K. Giebal et une fois de plus je ne suis pas déçue. Ce polar confirme son talent !!! A lire absolument !!

  • Alexandrine Arnaud 20 août 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    S’il y a bien un roman qu’on ne peut pas lâcher une fois ouvert c’est Toutes blessent la dernière Tue de Karine Giebel. Ne vous laissez pas impressionner par les 800 pages du livre... On ne peut pas lâcher ce roman. C’est addictif et ce, dés les 10 premières lignes. Ce roman raconte le calvaire de la jeune Tama, orpheline, "vendue" par son père qui pensait qu’elle aurait une vie meilleure en France. Mais la nature humaine n’est pas toujours si bonne, et la jeune Tama se retrouve esclave de bourgeois sans coeur, sans pitié, sans humanité. et ce n’est que le début... Ce roman, noir, très très noir, relate l’histoire de cette jeune esclave, et ce n’est pas toujours facile à encaisser. On souffre avec elle. On espère avec elle. On combat avec elle. Car Tama est forte et combative. On ne peut pas trop en dire sur l’histoire et tous les rebondissements qui jalonnent la vie de Tama, mais l’écriture de Karine Giebel nous accroche, nous happe totalement dans cette histoire terrible. Une vraie découverte pour ma part qui n’avait pas encore lu de roman de Karine Giebel. Une auteur française qui se positionne, en tout cas avec ce livre, dans la cours des grands, des très grands maitre du roman noir. Un choc littéraire.

  • Leroy Delphine 4 septembre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Dans ce roman, Karine Giebel surfe entre le roman très noir et le polar...

    Tama, déracinée, très jeune, de sa famille et de son pays, est vendue par son père à une femme pour qu’elle soit employée en France afin de gagner de l’argent pour être scolarisée...
    Mais Tama va plonger dans les ténèbres et être exploitée, battue, torturée, humiliée et violée et va vivre des années de souffrance avant de rencontrer quelqu’un qui va bouleverser sa vie...

    Ce roman est très addictif mais extrêmement dur. On souffre à chaque page face au calvaire de Tama. On a envie de hurler, de se révolter et en même temps, on ne peut pas lâcher le livre car on attend un retournement de situation et une fin heureuse pour cette héroïne, qui vous marquera de façon indélébile ...

    Beaucoup de violences et de tortures dans ce roman, qu’elles soient physiques ou psychologiques qui vous retourneront à la limite du supportable... mais aussi une belle histoire, celle d’une héroïne très forte, qui usera d’une force d’esprit hallucinante pour survivre à son calvaire, s’accrochant à l’amour, à l’espoir et faisant preuve d’une résilience admirable.

    Dans ce roman, Karine Giebel parle de l’esclavage moderne et du banditisme. Deux mondes en souffrance qui vont se mêler pour un cocktail forcément explosif...

    Toutes blessent, la dernière tue est un roman fort, dur et éprouvant mais nécessaire car malgré l’abolition de l’esclavage en France en 1848, une certaine forme d’esclavage moderne perdure, majoritairement domestique, et ne doit pas être ignoré.

    Un très bon roman malgré la dureté de son thème qui secoue, dérange mais marque durablement...

  • Sangpages 17 septembre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Giebel, j’étais pas fan. A vrai dire, j’avais tenté il y a quelques années "Meurtre pour rédemption" que je n’ai jamais pu finir.
    Cependant, rester sur un seul avis n’est pas mon genre et ce livre-là, en particulier, m’a clairement appelée (oui, oui je vous jure, j’ai entendu un cri 🤪 ).
    Me voilà donc rabibochée avec cette auteur au talent presque vicieux, simplement parce qu’elle réussit le tour de force de nous engluer totalement dans son histoire !
    La mère de Tama est morte alors qu’elle avait 5 ans. Elle se retrouve à vivre chez sa tante Afaq. Son père, lui, s’est remarié et a eu deux fils. Il ne peut pas subvenir aux besoins de tous et accepte donc la proposition de Majda qui veut l’emmener en France pour un peu de travail dans une famille en échange d’une bonne éducation et d’une bonne scolarité. Son père accepte sans se douter que la réalité sera tout autre. Elle a tout juste 9 ans.
    Gabriel, lui, vit reclus dans une vieille ferme. Emmuré dans son chagrin, il semble avoir de drôles d’activités et être en contact avec une certaine Lady Ekdikos. Son quotidien et ses petites affaires se verront fort perturbés par la découverte d’une jeune femme blessée dans sa grange. Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
    L’esclavage moderne est un sujet sensible voir tabou. Il fallait donc oser l’aborder sans détour, sans œillères, sans modération, sans fioritures, sans rien qui puisse nous détourner de cette horreur.
    Dans toutes blessent, la dernière tue, il est question de douleurs. Toutes les douleurs que ce soit physiques ou celles de l’âme.
    Il est question de peurs. Toutes les peurs.
    Il est question d’un combat pour la vie envers et malgré tout.
    Il est question d’amour et d’espoir aussi petit soit-il.
    Il est question de destin plus que malheureux, d’un sort qui s’acharne encore et encore pour la faire plier, pour l’abattre mais qui paradoxalement lui donne à l’inverse une terrible envie de vivre.
    Il est question d’une descente en enfer qui telle une spirale sans fin, ne lui permet plus de trouver la porte de sortie.
    Il est surtout question d’une réalité vraie, qui n’est pas une fiction et c’est bien là le pire.

    Une histoire sordide qui a pourtant ce quelque chose de commun simplement parce qu’elle est le quotidien de beaucoup. L’horreur de bon nombre.
    Un récit brutal, violent, dérangeant, percutant (Peut-être un poil trop avec une dose de redondances sans doute inutiles) qui ne vous laissera en aucun cas de marbre et qui vous poursuivra très longtemps.
    Le fait qui m’a particulièrement perturbée est que ce sont principalement des femmes qui infligent des sévices à Tama, qui la traite comme un chien. Non pas que ce principe soit exclusivement réservé à la gente masculine, bien loin de là, mais toujours plus terrible lorsque cette violence vient d’une femme. (Les hommes ne sont pas en reste "rassurez-vous" et sont eux aussi omniprésents et font preuve d’une grande imagination.)
    Une plume parfois poétique, parfois dure et acerbe. Je pensais le récit prévisible et bien je me suis fourrée le doigt dans l’œil et ce jusqu’à l’omoplate. Malgré quelques longueurs, le final est éblouissant, comme je les adore.
    A lire, si ce n’est pas déjà fait, mais soyez prévenus...Vous ne ressortirez pas indemne...vraiment !

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Le petit (ou le gros !) dernier de Karine Giebel est un roman irréfutablement sombre et addictif, vous ne le lâcherez pas jusqu’à la dernière page.

    C’est incontestable ! cet auteur à l’art du thriller, elle fait monter la tension et la maintient à son paroxysme du début à la fin. Une sueur froide coule le long de notre dos dès les premières pages, nous comprenons vite la réalité, partagés entre voyeurisme et impuissance face à l’histoire, à la situation quasi sans issue.

    Une lecture dure, un livre poignant à lire absolument pour Karine Giebel, pour sa qualité d’écriture, pour l’histoire, pour la prise de conscience. Un roman noir profond qui comble les grands adeptes de ce genre de livres. L’écriture est irréprochable, il ne souffre d’aucune incohérence, j’aimerais juste découvrir toute les qualités d’écriture de cette auteur dans un autre registre moins noir moins desespéré mais c’est ce qui fait son "charme" et sa signature aussi. A lire mais pas les jours de déprime ou si justement pour se dire que finalement notre vie est magnifique !

  • GHLS 12 octobre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Grosse grosse claque... La couverture ne me disait rien. On m’a offert ce livre que j’ai laissé trainer des semaines sur ma table de salon. et un soir, un peu désoeuvré, j’ai ouvert le livre et j’ai commencé à lire, persuadé que j’allais le fermer au bout de quelques pages tellement, la couverture ne m’inspirait pas et ne provoquait chez moi que dédain pour ce pavé de 800 pages Karine Giebel je ne connaissais pas. Une amie m’a offert ce livre m’assurant que c’était une bombe.
    Et en fait, elle avait raison ! J’ai lu la première page, puis la seconde, puis j’ai enchainé jusqu’à la dernière page... Je me suis laissé embarqué par la vie de Tama, cette jeune esclave, qui a tout subit, tout supporter, tout surmonter. roman noir plus que polar, Toutes blessent la dernière tue a été pour moi une révélation... j’ai déjà commandé les autres livres de Giebel. Je vous en dis plus bientôt :)

  • Maëva Dupré 15 novembre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    J’avais lu toutes sortes de critiques sur ce livre. J’avais envie de le lire pour me faire mon avis. Si j’ai été emballée dans le premier tiers du livre (quand même un pavé de 700 pages !) Je finis par m’essoufler, m’ennuyer face au déluge de sentiments dans ce livre. Le sujet de l’esclavage est enfouis face à un amas de violences. Violence sur violence. Gratuite, sans intérêt à mes yeux. Giebel m’avait pourtant habituée à mieux. Mais, indéniablement, la passion s’effrite entre nous. Même si le sujet avait le mérite d’être intéressant, et j’aurais aimé qu’il soit encore plus creusé.

    MAis peut-être Giebel me rattrapera à son prochain roman, j’espère.

  • catoche 13 décembre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    il me manque ce livre de Karine GIEBEL, j’ai presque lu tous les autres et donc j’ai tous les avis favorables et certains défavorables ; comme cela je me ferai une idée ! merci

  • Galiko 13 décembre 2018
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Ce livre de Karine Giebel, un vrai page turner, vous donne une bonne raison de rentrer du travail et continuer à le lire, tant au niveau du sujet très actuel, qu’au style très dynamique et entraînant de l’auteur !
    Suzy Galiko

  • Ju lit les Mots 14 janvier 2019
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Plonger dans un pavé est un vrai plaisir pour moi ! Oui je suis fana de ces pavés qui font peur… Plus le truc est gros (je vous vois venir ! Rien de sexuel…) plus je m’éclate ! Bref, ce n’est donc pas le nombre de page qui me freine… Mais qui dit gros pavé, dit que je suis plus exigeante dans la lecture. Il faut que l’auteur arrive à m’accrocher et surtout ne pas me perdre en route. J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur, avec « Juste une ombre » et sur quelques nouvelles, j’attendais donc beaucoup de cette lecture… Pour autant, c’est en demi-teinte que je termine ce livre.Une lecture qui a mis du temps à se digérer… Une lecture dont le sujet touche, mais une lecture aux parties inégales.

    Karine Giebel, nous embarque dans une intrigue touchante, avec sujet principal l’esclavage moderne. Et même si cela semble tout droit sorti de l’imagination de l’auteur, on sait malheureusement que l’horreur existe.

    La première partie campe l’intrigue et Tama, personnage principal est décrite avec empathie. Sa vie est un calvaire et ce qu’elle vit est le summum de la noirceur dont l’être humain est capable. Le sujet est grave et touche à la corde sensible du lecteur.

    Je me suis même demandée, si ce n’était pas le parti pris de l’auteur… A la sortie du livre, j’ai eu la sensation que plusieurs livres traitaient du sujet… Je venais de lire « dans la cave » de Minette Walters… Peut-être un trop plein d’émotions… Je ne sais pas, mais toujours est-il que dans l’ensemble, je suis passée à côté !

    J’ai survolé des passages entiers, car même si les descriptions sont importantes et parfois riches de surprises, j’ai trouvé ici que certaines étaient superflues et l’ennui m’a guetté à plusieurs reprises !

    Dans la première partie, l’auteur arrive à jouer avec nos nerfs et quelques passages font repartir l’intrigue, mais entre temps, j’ai réussi à perdre le fil, sans surprise, l’auteur dévoilant trop ses cartes…

    Je ne me suis pas sentie embarquée… Plus je tournais les pages et plus je me sentais perdue… Je sais que le sujet est grave, mais pourquoi l’auteur a-t-elle pris le parti de trop en faire ? Pourquoi autant de violence… Une violence gratuite, dans la seconde partie… Avec Gabriel… Même si on sait qu’une victime a du mal à sortir de ce cercle infernal… Mais pourquoi ne pas dénoncer l’esclavage d’une manière plus subtile.

    Pourquoi retourner la situation et faire de Tama un personnage aussi naïf ? Je n’ai pas compris, j’ai longtemps cherché la réponse… Et j’ai arrêté de chercher… La romance qui a pointé son nez va supplanter l’intrigue et me vriller les neurones ! Encore une fois, l’auteur m’a perdu… Même si le parallèle entre les deux parties a une raisonnance entre esclavage et amour toxique, cela ne l’a pas fait et l’auteur s’est fourvoyée…

    Je n’ai eu aucune surprise avec ce final prévisible…

    Une déception et j’en suis la première navrée… J’attendais beaucoup de ce livre, qui pourtant est très dur, sans concession et d’une rare cruauté, mais le tout est balayé par cette déception et cette sensation d’avoir tourné en rond sur plus de 700 pages…

    En bref, une lecture que je vais vite oublier…

  • Musemania 4 février 2019
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Je tiens à remercier énormément Agnès Chalnot Communication pour sa confiance ainsi que les Editions Belfond pour l’envoi de ce service-presse qui pour moi sera l’un de mes coups de cœurs de l’année 2018 ! Un conseil : ne passez pas à côté !

    L’an passé, je vous avais fait part de mon coup de cœur pour le recueil de nouvelles de Karine Giebel, « D’ombre et de silence » [Voir ma chronique : http://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/01/dombre-et-de-silence-de-karine-giebel.html]. Cette année ne dérogera pas à la règle car j’ai tout simplement A-D-O-R-É son dernier - « pavé » si je puis dire – « Toutes blessent, la dernière tue ». Surtout, ne vous effrayez pas par le nombre de pages car ce serait vraiment dommage. Malgré ces 740 pages, je l’ai dévoré en à peine deux jours. Une fois commencé, il est difficile de déposer ce livre, au risque de se désociabiliser totalement du monde extérieur. Les chapitres sont courts et filent à toute allure, trop vite pour moi.

    M’émouvoir par des mots, au contraire des images, n’est vraiment pas chose aisée. Pourtant ici, je dois me confesser et avouer : l’auteure y parvient et ce, à plusieurs reprises en plus. Si j’ai un jour la chance que Karine Giebel lise une de mes chroniques, je souhaiterais qu’elle sache que pour cela - car ce n’est vraiment pas chose aisée - elle est une de mes auteures favorites et pour lesquelles j’ai le plus de respect. Si j’avais pu être écrivaine, j’aurais aimé avoir la plume qu’elle déploie dans chacun de ses romans. Autant, on peut parfois être un peu sceptique par l’unanimité de très nombreuses critiques allant toutes dans le même sens (pour ce titre par exemple) autant c’est plus qu’amplement mérité.

    On découvre en parallèle deux histoires. D’abord, celle de Tama, depuis sa naissance dans un petit et pauvre village marocain jusqu’à sa vente à une famille franco-marocaine de la banlieue parisienne où elle sera utilisée à titre d’esclave et où aucun cadeau ne lui sera jamais fait. A côté, il y a celle de Gabriel, homme torturé et vivant en reclus, pour lequel non plus la vie n’a pas été tendre. Bien entendu, on se doute que leur destin sera de se rencontrer d’une manière ou d’une autre. Pourtant, vous serez surpris car les apparences sont parfois trompeuses et surtout, dans les livres de Karine Giebel.

    Ce qui est dur et effrayant dans ce livre, c’est de se dire que la réalité n’est pas si éloignée de la fiction ; combien d’enfants (!) et jeunes femmes sont vendues chaque année pour être utilisées comme esclave auprès de familles européennes ou autres, pas forcément fortunées pour autant ? Les chiffres en feraient frémir plus d’un et pourtant, c’est le quotidien de ces trop nombreuses jeunes filles et femmes.

    La justesse des émotions et de son écriture en fait un grand roman, difficilement classable mais qui ne s’oublie pas facilement. Une fois les dernières pages tournées, il est vraiment pénible de se séparer de ses personnages, auxquels on n’a pu que s’attacher et qui m’hanteront sûrement encore quelque temps…

    Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/07/toutes-blessent-la-derniere-tue-de.html

  • Maks 9 février 2019
    Toutes blessent la dernière tue - Karine Giebel

    Véritable coup de massue, ce thriller est une réussite totale, malgré une violence accrue, on ne peut qu’adhérer au sujet que Karine Giebel met en lumière, L’esclavage moderne.

    L’écriture est à la hauteur du sujet, violente, crue, sans tabous mais avec son style inimitable, un style qui capte l’attention jusqu’au point de nous faire avaler les 750 pages de ce roman sans s’en rendre compte.

    Les personnages sont simplement extraordinaires, à différents niveaux car si certains sont dépeints de manière à nous faire comprendre les blessures physiques et morales d’une personne réduite à l’état d’esclave, battue et traité comme un chien voire pire, d’autres sont détaillés tels le diable en personne, d’une cruauté sans nom, ayant toujours plus d’imagination pour rabaisser plus bas que terre leurs souffres douleurs. L’auteure ne fait pas de quartier, pas de distinction, chacun des personnages est aussi travaillé et détaillé avec la même conviction de dénoncer le pire.

    Le sujet est bien l’esclavage moderne, en plus, cela commence avec une petite fille marocaine de 9 ans vendue par son père à une marchande d’esclaves qui va rapporter la petite fille en France et la présenter à des familles sans scrupules.
    Le fait est que l’eslavage traité ici va entraîner des dommages collatéraux atroces comme les violences conjugales, le viol, la pédophilie, le harcèlement moral et sexuel. Heureusement il y a aussi du positif comme l’espoir, l’amour, la compassion, l’entraide, entre autres.
    Heureusement pour le lecteur, il y a aussi quelques éclaircies, des gens gentils de nature.

    La trame de l’histoire se déroule en deux lignes de conduite, d’un côté nous sommes avec une petite esclave et son parcours semé d’embûches et de violences, parallèlement une jeune femme amnésique se retrouvant chez un tueur au grand cœur. La deuxième trame équilibre un peu cette violence que nous mangeons littéralement à côté et rend certainement le tout plus digeste.

    Nous sommes en présence d’un thriller, c’est indéniable, mais on peut y greffer d’autres genres, notamment le "Drame" ou la "Psychologie".

    "Toutes blessent, la dernière tue" nous embarque en enfer, et je ne dirais pas âmes sensibles s’abstenir mais plutôt "âmes sensibles, lisez le et accrochez vous" car c’est une lecture utile, Karine Giebel a écrit ce roman en enquêtant auprès de L’OICEM (organisation internationale contre l’esclavage moderne), elle nous l’explique dans le roman et donne notamment les coordonnées de cette association que je vais vous retransmettre ici en guise de conclusion, je la remercie sincèrement d’avoir écrit ce livre.

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