- R�alisateur : Olivier Marchal
- Acteurs : Jean Reno, Gérard Lanvin, Francis Renaud, Lannick Gautry
Olivier Marchal, le cinéaste derrière "36, quai des orfèvres" (2004) et "Les Lyonnais" revient avec "Le Bronx", sur Netflix. Voici 3 raisons de céder à son polar musclé et implacable, sous le soleil de Marseille.
Le pitch. Après une fusillade, deux policiers rivaux sont chargés de l’enquête. Mais la situation s’envenime lorsqu’un témoin-clé meurt pendant sa garde à vue…
Cette fois, le créateur de la série "Braquo" a choisi la cité phocéenne pour terrain de jeu dans "Bronx" – le titre " convoque le Bronx tumultueux du New York des seventies en le transposant à Marseille. Entre règlements de compte et guerilla urbaine, son film convainc malgré ses clichés, sans chercher la virtuosité ou le cérébral. Le dispositif fonctionne grâce à un casting efficace (Lannick Gautry, Francis Renaud, Reno, Lanvin…) et à un scénario plutôt bien ficelé, même si laissant souvent les personnages féminins en retrait. Mais à part ça, pourquoi ça vaut le coup d’œil, "Bronx" ?
1. Parce que c’est sombre et parfois angoissant, et ce malgré la présence à chaque plan ou presque du soleil inondant la cité phocéenne. On troque l’atmosphère lugubre habituelle des polars contre une dynamique solaire, et cependant tout aussi suffocante. Loin de n’être qu’un simple habillage, le ton mortifère général apparaît comme un propos d’actualité, soulignant comment la spirale de tueries et de manipulations semble être devenue inexorable à Marseille.
2. Parce que les bons et les méchants n’existent pas dans "Bronx", que les représentants de la loi y ressemblent aux barons de la pègre. Dès l’une des premières séquences, à l’hôpital, le film montre bien que même son héros, le flic Richard Vronsky, va rester ambiguë quant à son rapport au Bien et au Mal. Et d’ailleurs, tous les protagonistes sont amenés à déraper, à franchir la ligne rouge à un moment ou un autre. En découle une sorte de tragédie, avec ses personnages jamais innocents, toujours écorchés et prisonniers de conflits moraux sur fond de corruption.
3. Parce qu’on évite le bavardage pour s’en tenir à un authentique cinéma de genre. Olivier Marchal ne s’embarrasse pas d’un double-fond trop réflexif dans "Bronx" et va droit au but, préférant l’efficacité en dépliant un à un les ingrédients du polar. Parmi ces derniers : la peur et le danger que fait peser le clan corse des Bastiani sur les personnages de flics. L’équilibre se paye certes parfois au prix de développements standardisés mais l’ensemble reste bien huilé.
alizair 9 novembre 2020
Trois raisons de regarder Bronx sur Netflix
Bronx un excellent film très noir.