Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

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Résumé :

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

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Vos #AvisPolar

  • Happy Manda Passions 4 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Remarquable ! ce roman érige la manipulation au rang d’art Un coup de coeur pour ce page turner cette tueuse en serie vous séduira et tourmentera votre vie.
    Un coup de maitre ce thriller, l’histoire m’a littéralement happé. Les mots se freignent un chemin dans votre cerveau et l’histoire de vous lache plus, c’est insidieux mais absolument divin.

    Nadège Solignac est incarcérée en attendant son procès : Homicide involontaire d’un policier suite à une tentative de viol. L’auteur nous fait pénétrer dans l’esprit retors et manipulateur de Nadège, elle positionne son lecteur en en observateur angoissé et fasciné.

    Par son style narratif incomparable j’étais emprisonnée dans cet esprit malveillant. Par un portrait méticuleux et du sombre penchant de Nadège, Estelle Tharreau livre un récit captivant qui vous fera froid dans le dos.

    Un roman stupéfiant de réalisme que j’ai vraiment aimé à la folie - Rentrez dans la peau de ce charmant personnage, dans un récit parfaitement élaboré qui vous hantera longtemps.

    Si vous passez à coté de ce roman saisissez le, un roman frappant comme il est rare d’en lire

    Mon avis complet sur le blog.

    https://happymandapassions.blogspot.com/2019/01/ombre-assassine-tharreau-avis.html

  • bookliseuse 13 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Dès le début ce livre m’a intrigué, d’abord par sa superbe couverture, puis pas son résumé. Ensuite, par le début du livre qui commence par des extraits sur l’étude des femmes tueuses en séries.

    Nadège Solignac, institutrice est accusée du meurtre d’un policier de 38 ans .

    A travers son récit, on découvre que dès son plus jeune âge, elle s’est isolée des autres, démontrant une asociabilité et psychopathie inimaginable .

    Elle a vécu une enfance bien particulière. Issue d’une grossesse non désirée, d’une mère souffrant de dépression post-partum jamais guérie, un père artisan et un frère aîné absents, une petite soeur lourdement handicapée, ils vivent en marge de la société complètement isolée du reste du monde.

    A 8 ans, la mère de Nadège se suicide sous ses yeux, celle-ci la regardera mourir froidement, avec un certain plaisir, ne faisant rien pour la sauver. A partir de ce moment là elle sera livrée à elle-même se débrouillant quasiment seule pour tout.

    La construction de ce roman est bien conçue, enchaînant les récits de Nadège avec les diverses interventions des autres protagonistes sous forme d’interrogatoire ou d’interview.

    Un roman addictif qui se lit d’une traite et vous glace le sang . Ou, comment une personne bien sous tout rapport, peut être le Diable incarné, une psychopathe sans aucun état d’âme, qui tue juste pour le plaisir de voir les autres souffrir.

    Ce livre est une bombe, l’auteur a créé un personnage froid, sadique, menteur, se nourrissant de la douleur des autres, comme de celle qu’elle peut infliger.

    Un énorme coup de coeur pour ce roman.

  • lesmotsdelau 15 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Aussitôt reçu, aussitôt commencé, tasse de café fumant a porté de main, confortablement installée, je suis prête à me faufiler dans l’esprit machiavélique de ce personnage.
    Histoire dévorée en deux jours, c’est vous dire si j’ai passé un bon moment ! Cette lecture semble si réelle qu’elle en est terriblement addictive.
    Je découvre avec « Mon ombre assassine » la plume de l’auteure, il me tarde déjà de combler mon retard et de lire ses précédents ouvrages.

    Méfiez-vous des apparences ! elles peuvent souvent être trompeuses voir dans ce cas-là mortelles. L’auteure nous livre ici une histoire sous forme d’enquête, la vie d’une jeune institutrice, accusée d’homicide sur le père de l’une de ses élèves.
    On comprend bien vite que cette jeune femme n’est pas si innocente qu’elle en a l’air et que derrière son visage angélique se cache une personnalité très froide, calculatrice et dangereuse. Mise en détention provisoire, Nadège Solignac qui est narratrice de ce roman va nous livrer de façon très intime ses pensées, souvent dérangeantes, qui sont totalement à l’opposé du visage qu’elle renvoie aux gens qui la côtoient.
    Née de parents qui ne la désiraient pas, elle va grandir seule s’enfermant petit à petit dans une bulle meurtrière. Même si le personnage relate du fond de sa cellule que ses actes n’ont pas été influencés par son enfance malheureuse, à la lecture de ces lignes on peut bien se douter que cela à forcement jouer un rôle. Nous allons assister très rapidement à la naissance d’un monstre qui va se construire un masque de façade. Déjouant toutes les situations, un jeu de chat et de souris va commencer.
    Retournant tout à son avantage par une grande force de persuasion et à un mental infaillible, passant aisément de bourreau à victime. Un récit en cinq parties comme les cinq étapes qui l’ont fait devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

    Le personnage est très bien travaillé, le lecteur va connaître par cœur Nadège dans ses deux facettes, car le texte est écrit comme si c’était elle qui nous racontait, comme une sorte de journal intime ou d’une interview confession.
    Le récit diabolique est entrecoupé d’article de presse, mais aussi de la partie enquête où tout l’entourage de la suspecte va être interrogé sur son comportement quotidien et ses actes passés.
    Une histoire qui peut être dérangeante, car la plongée dans ce cerveau psychopathe et manipulateur n’est pas de tout repos.
    On peut penser que tout ceci a existé, que la personne de Nadège n’est pas imaginaire, car sa vie prend forme sous nos yeux. Stéphane Bourgoin est cité en notes préliminaires sur la méthodologie des crimes de ces femmes tueuses en séries.
    Plus discrètes que les hommes, mais très perverses, elles sont capables de rouler tout le monde dans la farine avec une force psychologique impressionnante. Cette histoire en est la preuve et aurait pu tout à fait figurer dans les faits divers de Mr Bourgoin.
    Cette force d’écriture, cette puissance autour de ce personnage nous entraîne dans cette lecture que l’on ne peut lâcher.
    Les questions nous assaillent au point qu’elles en deviennent obsédantes, peut-on relâcher dans la nature une personne comme Nadège ? Va-t-elle commettre une erreur qui révélera ainsi aux yeux de tous, sa vraie nature ? Méfiez-vous des personnes, le mal peut prendre des visages bien différents, il peut même se dissimuler sous les traits de la charmante institutrice de votre enfant…
    Une lecture complète et détaillée, un thriller psychologique à suspense que je suis heureuse d’avoir découvert

  • Sonia Boulimique des Livres 16 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Tout commence avec la mise en examen d’une institutrice, Nadège Solignac, pour homicide volontaire. Des extraits d’auditions, des articles parus dans la presse plantent le décor. Et après quelques dizaines de pages, nous faisons connaissance avec cette fameuse Nadège. Nous entrons dans sa tête, devrais-je plutôt dire. Pour un aller-simple glaçant. Dans la tête d’une tueuse.…

    Le récit à la première personne permet, d’une part, à Nadège, d’exprimer ses sentiments, ses pensées et ses expériences, mais aussi et surtout il offre la possibilité au lecteur de s’introduire dans sa vie. Cette forme narrative bien particulière secoue le lecteur, d’autant que l’auteur nous fait partager les souvenirs de Nadège depuis sa plus tendre enfance.

    Le choix technique de ce mode narratif régule l’information distillée au lecteur. Cela joue sur la perception, d’autant que le récit est mené en chronologie réelle. On s’imprègne du changement graduel de personnalité, de la véritable mue qu’à effectué Nadège, sa polymorphie poussée à l’extrême.

    Cela crée une intimité confessionnelle d’une intensité remarquable. Le lecteur vit de l’intérieur le récit. Il en est l’acteur en s’identifiant à Nadège. Et franchement, ça fait peur.

    L’histoire est enchâssée dans des témoignages ou des rapports de police, permettant au lecteur d’essayer de se faire sa propre opinion, tel un juré, mais également de mieux cerner la personnalité de Nadège et de faire le comparatif avec la perception qu’ont les autres de cette femme si courageuse, serviable et avenante. Les mises en garde de Nadège sur les personnes avec lesquelles on s’entoure, ou encore à qui opon confie nos enfants sont glaçantes et rajoutent une tension supplémentaire.

    Pouvoir se rendre compte « en live » de ce qui a fait glisser Nadège sur la mauvaise pente, le pourquoi du comment, ça m’a fait frissonner de peur à plusieurs reprises. Se dire qu’en apparence, elle était tout ce qu’il y a de plus normal, alors qu’au plus profond d’elle-même c’est une tueuse de sang froid, c’est juste épouvantable.

    L’écriture est concise et va à l’essentiel, sans fioritures inutiles. Et Estelle a réussi le tour de force à me faire aimer Nadège. Oui, oui, je l’avoue, j’ai eu pitié d’elle, où son enfance terrible a sonné comme une excuse à son comportement. Et malgré sa froideur lors des descriptions des mises à mort, mon empathie envers elle est restée intacte. Sa démarche de vengeance se tient, s’excuse presque, et c’est diaboliquement bien calculé. C’est à ce moment-là dans l’écriture de cette chronique que je me demande si je ne devrais pas consulter….

    Sérieusement, à la fin du livre, vous n’allez plus regarder vos proches, vos amis, vos collègues de la même façon. Qu’est ce qui vous prouve qu’untel ou unetelle n’est pas une ombre, tapie dans l’obscurité et les méandres de son cerveau dérangé, dans l’attente de sa prochaine victime, qui pourrait très bien être vous ??

  • Les Lectures d’Anne-Sophie 16 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Énorme coup de cœur pour cette lecture !
    Estelle Tharreau nous raconte ici une incroyable histoire de tueuse en série.
    Non, en fait elle fait mieux que de nous la raconter, elle nous la fait vivre.
    Armée d’un style millimétré, l’auteure n’ajoute aucun mot superflu, mais n’en oublie pas un seul d’essentiel non plus.
    Et nous voici plongés dans les pensées de l’insoupçonnable Nadège Solignac.
    Petite fille à la vie difficile mais aux capacités aussi variées qu’effrayantes, elle va développer une maîtrise à toute épreuve afin de parvenir à faire ce qu’elle aime par-dessus tout : tuer.
    Camouflée derrière un physique avenant et un métier qui la place au-dessus de tout soupçon, elle se fabrique de toutes pièces un personnage à l’opposé de son moi profond.
    L’auteure distille au fil des pages un malaise grandissant qui nous malmène et nous ravit tout à la fois.
    En nous plaçant non pas dans le rôle de simple spectateur mais bel et bien dans celui du confident, nous oscillons sans cesse entre répulsion et fascination.
    Et nos pulsations cardiaques augmenteront bien plus souvent que ce que l’on aurait pu imaginer.
    Pris dans notre lecture comme un petit animal dans les phares d’un véhicule, nous attendons et assistons, impuissant, à l’inévitable résultat.
    Il est rare qu’en si peu de pages une telle histoire soit correctement racontée.
    Et pourtant c’est précisément le cas ici.
    260 pages, que nous engloutissons à une vitesse folle, et dans lesquelles il ne manque rien de ce qui fait d’une histoire une très grande histoire.
    Rarement un roman m’aura donné autant de frissons.
    Nul besoin de scènes de violences extrêmes, la seule description du psychisme de Nadège suffit à nous faire passer une nuit blanche.
    Arrivé à la fin, révulsé par le parcours meurtrier de Nadège, mais ébahi par le talent de l’auteure, le lecteur n’aura qu’une attente : son prochain roman.
    En attendant, ni vous ni moi ne regarderons plus nos proches et notre entourage de la même façon.
    Oh non, car, après tout, comment être certain qu’une Nadège ne se cache pas près de nous ?
    Vous comprendrez bien vite qu’il n’y a aucun moyen d’en être absolument sûr...
    À lire, bien sûr ! Et vite, car le talent n’attend pas.

  • Les Lectures d’Anne-Sophie 16 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Énorme coup de cœur pour cette lecture !
    Estelle Tharreau nous raconte ici une incroyable histoire de tueuse en série.
    Non, en fait elle fait mieux que de nous la raconter, elle nous la fait vivre.
    Armée d’un style millimétré, l’auteure n’ajoute aucun mot superflu, mais n’en oublie pas un seul d’essentiel non plus.
    Et nous voici plongés dans les pensées de l’insoupçonnable Nadège Solignac.
    Petite fille à la vie difficile mais aux capacités aussi variées qu’effrayantes, elle va développer une maîtrise à toute épreuve afin de parvenir à faire ce qu’elle aime par-dessus tout : tuer.
    Camouflée derrière un physique avenant et un métier qui la place au-dessus de tout soupçon, elle se fabrique de toutes pièces un personnage à l’opposé de son moi profond.
    L’auteure distille au fil des pages un malaise grandissant qui nous malmène et nous ravit tout à la fois.
    En nous plaçant non pas dans le rôle de simple spectateur mais bel et bien dans celui du confident, nous oscillons sans cesse entre répulsion et fascination.
    Et nos pulsations cardiaques augmenteront bien plus souvent que ce que l’on aurait pu imaginer.
    Pris dans notre lecture comme un petit animal dans les phares d’un véhicule, nous attendons et assistons, impuissants, à l’inévitable résultat.
    Il est rare qu’en si peu de pages une telle histoire soit correctement racontée.
    Et pourtant c’est précisément le cas ici.
    260 pages, que nous engloutissons à une vitesse folle, et dans lesquelles il ne manque rien de ce qui fait d’une histoire une très grande histoire.
    Rarement un roman m’aura donné autant de frissons.
    Nul besoin de scènes de violences extrêmes, la seule description du psychisme de Nadège suffit à nous faire passer une nuit blanche.
    Arrivé à la fin, révulsé par le parcours meurtrier de Nadège, mais ébahi par le talent de l’auteure, le lecteur n’aura qu’une attente : son prochain roman.
    En attendant, ni vous ni moi ne regarderons plus nos proches et notre entourage de la même façon.
    Oh non, car, après tout, comment être certain qu’une Nadège ne se cache pas près de nous ?
    Vous comprendrez bien vite qu’il n’y a aucun moyen d’en être absolument sûr...
    À lire, bien sûr ! Et vite, car le talent n’attend pas.

  • unevietoutesimple 16 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Le livre commence sur des extraits d’études faites sur les femmes tueuses en série, ils sont très instructifs et, de but en blanc, mettent en avant que les femmes peuvent faire preuve d’autant de froideur, de manipulations, de faux-semblants que les tueurs en série masculins et que si l’on en connait peu, c’est surtout parce qu’elles agissent différemment et notamment sur des périodes bien plus longues que les hommes. Rien qu’avec cela, vous êtes tout de suite mis dans l’ambiance.

    Puis nous suivons les confessions de Nadège, une institutrice appréciée de tous, incarcérée pour avoir noyé un policier dans sa piscine. Son avocate plaide la légitime défense.

    La construction du récit est très intéressante puisque qu’elle oscille entre les mots de Nadège et les extraits d’auditions et d’interviews des différents témoins ou proches des victimes. Souvent, la différence entre la façon qu’a Nadège de relater les faits et celle dont elle est perçue par les autres est saisissante.

    En effet, Nadège relate son parcours d’une façon terrifiante tant elle est glaciale, sans faire transparaitre la moindre émotion, sans le moindre état d’âme ou remord par rapport à ses actes. Mais Nadège est un caméléon, elle a appris à se fondre dans le décor, à ne pas laisser transparaitre ce qu’elle est réellement, car en dépit de ce que peuvent dire les personnes qui la côtoient, Nadège est un monstre.

    Sans la moindre émotion, Nadège raconte sa vie, depuis sa plus petite enfance (enfant non désirée, ignorée de sa mère, vivant recluse et devant se débrouiller par elle-même, moquée par les autres, avec un père et un frère qui ne font pas le cas d’elle), à sa vie d’adulte (une institutrice adorée par les élèves et leurs parents) en passant par son adolescence (une sœur plus jeune lourdement handicapée dont on lui impose la visite). A aucun moment, elle ne cherche à s’excuser ou à trouver une explication à ce qu’elle est devenue.

    C’est un personnage complexe à la fois fascinant et perturbant qui vous marquera indéniablement. Une fois la dernière page tournée, Nadège aura laissé son empreinte dans votre esprit.

    “Mon ombre assassine” est un thriller psychologique incroyablement maitrisé par Estelle Tharreau. Il y a des romans que l’on lit et que l’on oublie aussitôt, ce n’est pas le cas de celui-ci, il vous suivra pendant un bon moment.

    Je vais terminer cette chronique en vous conseillant vraiment de lire ce roman qui va vous remuer les tripes et surtout en espérant qu’une personne comme Nadège ne croisera jamais ma (notre) route…

  • Mes évasions livresques 17 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Le quatrième roman d’Estelle Tharreau sort aujourd’hui aux éditions Taurnada et est un bijou de noirceur cynique.
    Différents de ces autres romans dans sa forme, nous assistons à une longue confession de Nadège Solignac, une jeune femme qui attend son jugement après la mort d’un policier, pour laquelle elle plaide la légitime défense...
    Plus le récit avance, plus on s’aperçoit à quel point la femme qui se livre est totalement apathique, manipulatrice et peut totalement se camoufler tel un caméléon parmi ses semblables.

    Le récit est entrecoupé d’articles de presse et d’interrogatoire rendant l’affaire très factuelle.
    En cela, ce roman diffère des précédents romans de l’auteure.

    Tout au long du roman, nous allons revivre l’enfance et l’adolescence de Nadège et ses premiers pas dans le crime... Se rendre compte à quel point, elle a pu, par son apparente normalité et sa grande empathie feinte, passer entre les mailles de la justice. A quel point elle a su manipuler les personnes de son entourage et profiter de la moindre occasion qui se profilait pour assouvir son besoin de tuer, de se débarrasser du moindre obstacle sur sa route, tout en donnant le change en livrant une prestation toute en nuances pour le commun des mortels ne la voyant que telle qu’elle souhaitait se montrer...

    L’ombre assassine est un délice de roman noir avec un personnage féminin fort et complexe, cynique et calculatrice, arrivant à transformer ses faiblesses en forces.
    Un personnage avec lequel on souffre à l’évocation de son passé mais qu’on ne peut aimer tant elle est froide et manipulatrice. Malgré la succession d’horreurs que le lecteur découvre, il ne peut s’arrêter de lire et de tourner les pages...

    Un beau portrait de serial killer au féminin, brillamment développé et qui nous fait sortir de cette lecture avec une impression glaçante car le mal peut avoir le visage le plus pur...

    Un roman décalé et brillant que je vous recommande :)

  • Le Monde de Marie 17 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Je ne peux que vous conseiller de vous précipiter en librairie pour l’acheter. Ce livre, pour moi le meilleur de l’auteur, est une pure merveille, un gros coup de coeur.

    On plonge dans une histoire à la présentation originale, entre comptes-rendus policier et sorte de journal intime de Nadège. Il est très vite impossible de lâcher l’ouvrage avant de l’avoir fini et d’en connaître le dénouement.

    Une femme qui cache une ombre terrible sous des airs de sainte. La psychologie de ce livre est très forte. Nadège nous raconte sa vie. Comment tout a commencé. Comment elle a pu devenir une criminelle redoutable, capable du crime parfait.

    Une femme dont il vaut mieux ne jamais croiser la route mais qui, pourtant, sera parvenue à me toucher sur son vécu lorsqu’elle était enfant. Est-elle vraiment responsable de ce qu’elle est devenue ?

    Une lecture qui me restera longtemps en mémoire.

  • LinstantdesLecteurs 18 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Une claque ! Un petit souffle glacial qui s’insinue doucement dans le creux de vos reins jusqu’à vous glacer tout court ! Mais les mots et le contexte sont d’une richesse ahurissante. La tête vous tourne ? Plongez !

    Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, vous connaissez cette jeune femme, discrète et sympa, avenante et pas embêtante ? Mais si, celle de la petite maison là-bas… Je crois qu’elle est instit à l’école de la fille du voisin ! Mais bien sûr que vous voyez qui c’est ! Elle est toute mignonne.
    Eh bien, vous savez quoi ? Elle aurait tué le voisin ! Oui, le gendarme, celui-là même ! Hey, pardi il aurait tenté de la forcer ! Mais oui ! Non, je vous dis moi, on n’est plus à l’abri de rien et de quiconque dans ce bas monde ! Une instit peuchère, quand même ! En plus elle gardait la petite et c’est une bonne amie de la voisine !

    Allez, trêve de plaisanterie Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, je vous embarque dans un nouveau roman d’Estelle THARREAU. Je me suis fait aspirer, non que dis-je littéralement engloutir par ce livre ! Comme une hypnose qui commence doucement par un article de journal, une rubrique de faits divers… Qui se transforme en tourbillon de confidences hallucinantes… Mais, nous allons trop vite !

    Nous faisons la connaissance de Nadège Solignac. Cette jeune femme au premier abord propre sur elle, institutrice bienveillante qui offre ses services quand le besoin s’en fait sentir… Elle a juste voulu rapporter la peluche à la petite ! Et ça s’est soldé par la mort ! Méfiez-vous des apparences, elles sont trompeuses ! Faites attention aux personnes que vous croisez, la perfidie peut se trouver sur une ombre que vous voyez le matin…
    Du fond de sa cellule, où elle reste solitaire parce que oui, il y a eu un meurtre, elle le reconnait bien ! Pour légitime défense. Elle va nous raconter froidement, sereinement sa vie, son ombre, sa façade et son âme sombre. Mais ne serait-ce pas le coup de trop ? Celui qui va la faire plonger pour de bon du « mauvais côté » de la ligne ?

    Elle s’immisce gentiment en vous expliquant sa jeunesse auprès de sa mère démissionnaire et dépressive. Auprès du monstre qui lui a servi de sœur et de brouillon. De son père et de son frère quasi inexistants. De la Provence brute et crayeuse. Elle s’ingère obligeamment dans le sillon de l’explication et des choses factuelles qui l’entourent. De son point de vue et de son prisme. Elle se glisse doucement dans votre hypothalamus et joue sur les nerfs sensibles de votre cerveau, de votre corps et de votre cœur. Elle est franche, froide et direct. Une fois qu’on a fait sa connaissance, comme un aimant, elle nous tient. On ne peut pas glisser les yeux ailleurs, on ne peut pas écouter un autre refrain que les paroles qu’elle nous sert.

    Une ombre assassine qui dévoile son monde dans les basfonds de sa mémoire, dans les tréfonds de son âme. Les tribulations d’une image belle et chantante qui cache de sombres desseins. Une tueuse en série. Une tique qui gratte jusqu’à la lie…

    Estelle Tharreau, avec une désinvolture hallucinante, nous fait plonger de manière addictive dans son roman ! C’est propre, c’est fin et dérangeant. C’est d’un coup de maître qu’elle réussit à nous subjuguer et nous faire danser une valse lente et dépendante avec une tueuse en série, une ombre assassine ! Son personnage principal est extraordinairement bien travaillé. Les mots, les contextes, les émotions sèches et droites, les sens, les raisons tout est millimétré au cordeau et c’est beau ! C’est extraordinaire !

    Le texte dérange, mais la plume est magnifiquement belle et travaillée, elle est emportée, rageuse et calme. Les sentiments sont contradictoires, mais nous sommes aspirés dans un tourbillon infernal de connaissance. Cette soif de savoir. De comprendre. C’est tellement impensable… et pourtant… Les mécanismes sont huilés, les actes mûrement réfléchis, doucement calculés et répétés.

    Nadège Solignac nous révèle, à la manière d’un journal intime, sa vie. Elle nous raconte sa façade et son ombre. Le journal est entrecoupé de coupures de presse, d’interview et d’auditions. Le récit est tellement bien travaillé que nous avons l’impression que c’est le témoignage d’une histoire vraie. C’est en ça qu’Estelle a réussi avec brio son roman ! C’est vrai, c’est tellement vrai qu’on en tremble, qu’on se révolte, qu’on cri, qu’on hurle ! Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, vous allez vous faire aspirer par ce témoignage. Par cette femme qui vous enivre de paroles choquantes.

    Estelle prouve là, encore une fois, sa puissance d’écriture, sa propension à poser sur ses pages tout son cœur, ses tripes et sa rage d’écrire. Elle manie l’intrigue, le suspense et l’attractivité de l’histoire avec brio.

    Je ne peux pas vous en dire plus, je ne saurais vous rendre l’attractivité de ce roman aussi addictive que son auteure. La seule chose que je puisse faire désormais, Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, c’est de vous dire de foncez pour lire ce livre ! C’est fort, c’est poignant, c’est dérangeant et atrocement addictif !
    Je ne peux que vous recommander ce livre. Je me suis régalé. Je l’ai englouti, je l’ai absorbé ! Et je suis effarée ! Je vous laisse, sans me retourner, toutefois en vous laissant cette citation que je vous livre comme un conseil du bout de mon clavier… « […] vivre avec mon ombre assassine pouvant vous frôlez à chaque instant au détour d’un regard, d’un geste anodin ou d’une parole amicale. Surtout si elle est amicale. Mes semblables et moi, vous ne nous verrez jamais tels que nous sommes. »

  • LES LECTURES D’EMILIE 18 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Hello tout le monde

    C’est avec une petite journée de retard que je viens vous parler de Mon ombre assassine de Estelle Tharreau
    Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Taurnada et particulièrement Joël Maïssa pour ce fabuleux livre.

    Wahou 😱 Une nouveauté à découvrir absolument !!! Mes dernières lectures étaient plutôt mitigées, mais là, Estelle Tharreau vient de me redonner le sourire !!! Merci !!!

    Commençons par le RESUME :
    ⬇️⬇️⬇️
    En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
    Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
    Celle d’une femme manipulatrice et cynique.
    Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.
    Un être polymorphe.
    Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
    Une ombre. Une ombre assassine.

    MON AVIS :
    ⬇️⬇️⬇️
    Tentant, n’est ce pas ? Attendez que je vous en touche quelques mots pour finir de vous convaincre.

    Ce thriller commence ainsi (prologue) :

    "Femmes criminelles : un pourcentage en augmentation.
    D’après les dernières statistiques officielles : un crime sur dix est commis par une femme. Ce qui est proportionnellement peu. Elles sont aussi moins nombreuses à être incarcérées : 4%. Mais depuis dix ans, le taux de criminalité des femmes augmente plus vite que celui de la gent masculine. S’agissant du cas particulier des tueuses en série, en France, elles seraient, d’après Stéphane Bourgoin, entre 13 et 15%(...).
    (page 11)

    Alors ? Je poursuit ... Et pour continuer je vais vous parler de celle qui pourrait être l’institutrice de votre enfant... Oui celle qui vous fait de grands sourires à l’école... Celle à qui vous confiez votre progéniture en toute sérénité... Mais oui, vous savez maîtresse Nana que vos enfants adorent (ils ne parlent que d’elle, ils lui font des dessins). Mais vous ne savez pas ce qui se passe une fois que les barrières de l’école se referment...

    Et puis un jour, tout bascule pour maîtresse Nana, qui se retrouve en attente de son jugement suite au meurtre de Fabien Bianchi, 38 ans, marié, père de famille, policier et... Coureur de jupons.

    Comment Nadège Solignac en est elle arrivée là ? Comment est-elle devenu une ombre ? Une ombre assassine.

    Mon ombre assassine c’est tout simplement :
    ➡️ La confession d’une femme aimée et estimée par tous
    ➡️ Une ombre qui vous pourrez un jour croiser sans jamais en penser du mal
    ➡️ Un thriller qui vous mettra parfois mal à l’aise par la cruauté du personnage
    ➡️ Addictif

    Estelle Tharreau n’y va pas par quatre chemins : son style est direct et sa plume... assassine. Vous aimerez aussi ses chapitres courts qui alternent le récit de l’histoire de Nadège, 29 ans et tueuse en série, avec les coupures de presse et les auditions menées par l’officier de police Nadine Tratu.

    Un thriller qui sort de l’ordinaire car pour une fois notre tueuse en série est une femme. Une femme froide, manipulatrice et solitaire. Tel le Grand Ibijau, elle se fond dans la masse, se camoufle, pour attendre patiemment sa prochaine victime.

  • Laurent 22 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Naît-on meurtrière ou le devient-on ?

    Tout au long de ce récit glaçant, cette question, vous vous la poserez souvent.
    Après un préambule qui met une bonne fois pour toute les points sur les i quant à la différence entre homme et femme, s’il y en a une, tout le monde peut tuer ...

    Un portrait certes fictif pour mettre à mal toutes les idées reçues, il n’en faut pas plus pour distiller un poison de malaise, une ambiance qui flirte rarement avec l’espoir, le souffle est court, on retient sa respiration devant l’implacable esprit qui envenime tout sur son passage, à commencer par celui de Nadège Solignac.

    Qui est Nadège Solignac ?

    L’auteure, Estelle Tharreau, continue son exploration de la face cachée des être humains, dans cette frontière ténue entre le bien et le mal, l’importance de plonger dans les couches du passé pour comprendre le présent, rien n’est laissé au hasard ou plutôt tout est en gestation, lentement mais sûrement, l’environnement prend une place prépondérante dans la construction et l’affirmation de soi, la part psychologique devient alors un autre voyage aux confins de la folie, le double qui finit par transformer et tisser une toile tendue, au fil du temps, au gré des rencontres, l’existence récite alors une mélodie funeste, dans cette spirale impitoyable, peu de place aux sentiments d’autrui et toute proportion gardée, l’empathie est étrangère ici à ce que l’on devine très vite, le tableau d’une sociopathe en puissance.

    Pourtant, tout l’intérêt de ce quatrième roman, après Orages, L’Impasse et De la terre à la bouche, réside dans le trouble qui s’installe au fur et à mesure de l’avancée de la lecture, entre articles de presse et témoignages de personnes ayant connu la protagoniste et présumée meurtrière en série, c’est du brut de décoffrage dans le texte, à chacun de se faire sa propre opinion devant les preuves irréfutables, décortiquer les failles qui prennent une place aussi déterminante dans les investigations menées après chaque affaire, ce n’est pas tant de dresser un tableau clinique que de gratter et de déflorer toutes la sinuosité dangereuse qui retrace le parcours sanglant de celle pour qui tous les sobriquets sont valables et dans toutes les nuances propres, entre la gentillesse incarnée et la manipulatrice retors, entre la générosité faite institutrice et la redoutable machine à tuer, tout est une question de subjectivité, de recul et pour appuyer la thèse clinique de l’histoire invoquée, qui est responsable ? Quand commence et où finit le mal à l’état pur ? Existe-t-il un trouble du comportement ou bien ne serait-ce qu’un raccourci facile pour catégoriser des cas de dangerosité ?

    A travers cette ambiguïté du personnage principal, les doutes devant certains faits troublants, les incertitudes prennent alors le pas sur la culpabilité pourtant infaillible, les preuves, les circonstances atténuantes et son contraire, l’influence de ses proches, une sociopathe n’est pas une psychopathe, cette zone est mince pour les dissocier, certains peuvent présenter un mixage, d’autres cadrer avec des éléments trahissant l’origine de leur trouble.
    Creuser toujours plus dans les méandres de l’esprit complexe et dissociatif, j’ai fini par me prêter au jeu sournois du chat et de la souris, quand on tire une ficelle d’une pelote de laine, jusqu’où l’exercice ou ici le jeu machiavélique aboutira ? Quelle surprise dois-je m’attendre encore dans les profondeurs inconnues ?
    Comment captiver le lecteur en suivant la genèse d’une tueuse en série pendant près de 250 pages ?

    Certains vont détester le personnage principal ou le condamner à l’enfer éternel, d’autres vont essayer de le comprendre, à défaut de lui trouver une forme de rédemption ou de le pardonner, en partie.
    Une âme condamnée à errer éternellement dans les couloirs de la folie et des impasses, entre lucidité et effroi, entre peur de se faire piéger et l’espoir d’une porte de sortie, frôler la violation permanente et contrôlée des codes moraux, se mouvoir dans les abysses d’une personnalité profondément perturbée et obsessionnelle, jusqu’au-boutiste, osez infiltrer ce labyrinthe obscur d’une perversité absolue.
    Le bien et le mal n’ont plus de frontière délimitée, tout y est désormais désorganisé, fusionné en une seule entité ... immorale.

    A travers ce récit intense et tout en suivant le cheminement intérieur des rouages de l’esprit de Nadège Solignac, rien ne vous y échappera, comme le signale la quatrième couverture, ce récit pousse encore plus loin l’investigation et la perdition du personnage principal dans ses délires et pensées sociopathiques, comme une fracture ouverte, il n’en faut pas plus pour réveiller ses vieux démons intérieurs

    A l’instar des thrillers dont tout le suspense demeure dans l’action et les rebondissements, dans la recherche de la vérité au-delà des mensonges, dans la perfidie à l’oeuvre, dans cette part déchirée de l’ombre, on parle de bipolarité, d’êtres humains en proie à leur démon intérieur, le feu qui caractérise toute la personnalité et menaçant de s’embraser et tout leur cercle restant, il est des romans qui ne laissent pas indifférent et Mon ombre assassine en fait parti ...

    Froide comme une lame ou victime d’un monde qui ne la comprend tout simplement pas ? Tout l’enjeu est de savoir s’il faut lui prêter des conditions particulières ou des circonstances atténuantes ?

    Sans concession, une histoire à faire froid dans le dos, observer la face torturée d’un esprit démoniaque n’est pas courant, pour appréhender et évaluer la notion du bien et du mal, rien de mieux que de bafouer les frontières délimitant ces deux extrêmités, et si tout n’était qu’illusion, manipulations et cauchemar ?
    Une nouvelle fois conquis par la plume sans fioritures d’une auteure qui n’a pas fini de me surprendre dans son approche de thématiques inhérents à l’esprit tortueux, au poids du passé qui concerne tout le monde, jamais l’expression Méfiez-vous de l’eau qui dort n’aura paru si éloquent en tournant la dernière page de ce pur roman psychologique, Estelle Tharreau pénètre un peu plus dans la cour des grandes dames du thriller.

  • Les Lectures de Maud 25 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Presque lu d’une traite. Une lecture au travers les yeux d’une meurtrière en attente de son jugement. Nadège relate son enfance, comment elle a grandi, découvert et évolué dans le monde. Comment elle a su se fondre dans la masse, devenir Madame Tout Le Monde et jusqu’à présent n’avait pas du tout été soupçonné. Nous visons l’enquête, les témoignages comme visionnés à la télévision. Les articles arrivent parsemée des avancées, tempérés par les réactions très vives de son avocate.
    Le personnage m’a de suite été antipathique, froid et calculateur, son enfance et ce qu’elle a vécu ne donne pas à Nadège l’excuse de ce qu’elle a fait de sa vie. Mêlant la curiosité de connaître ses arguments et de savoir la décision finale, m’ont totalement emportée. Un personnage qui ne ressent aucune émotion, ni remords, pour ses semblables, que haines et manipulation ; comment une telle personne peut exister ? J’ai été limite hypnotisée par cette découverte.
    Je découvre l’auteur avec ce livre et je salue le travail de précision, un style incisif qui prend aux tripes. Cette œuvre est addictive, entremêlée d’articles de journaux, de témoignages, et de pensées de Nadège ; un ensemble très rythmé et qui s’imbrique parfaitement. Nous assistons à tous les regards, la police, la presse, la population et la criminelle. Tout le monde réagit, personne ne reste indifférent. Le côté humain ressort également lorsque certaines personnes profitent de la situation pour régler des comptes avec le passé. L’image est toujours ce qui primera. Une très belle lecture que je recommande évidemment !!!!! Je me pencherais très rapidement sur les autres livres de l’auteur

  • lireencore93420 26 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Premier coup cœur de l’année 2019, c’est simple j’ai tout aimer dans ce livre.
    D’abord, le genre un opus liant un thriller, car l’institutrice Nadège, elle tue, et la confession, deux styles de lecture, généralement, qui sont dissociées, ou bien on as affaire a un véritable polar ou bien une confession ou un témoignage.
    La, les deux parties sont intégrées au livre, et je trouve que vraiment c’est une excellente idée.
    De plus comment est composée le livre, un chapitre sur deux, les auditions des divers témoins du procès, et encore ceci, j’aime beaucoup, j’ai toujours était intéressée par ce qui se passe au sein d’un tribunal, le pourquoi d’une condamnation, voir les acteurs de la vie de la l’accusée, on découvre, l’univers de la personne et ça peut nous donner un avis sur ce que va donner la délibération.
    Et évidemment le reste la trame du livre, la vie de Nadège, on se demande avec la vie quelle as eu, comment elle ne pouvait pas devenir ce qu’elle était ? Une tueuse avec sang froid effrayant.
    Parfois, on se sent révoltée par le peu de considération, qu’elle as eu, a d’autres moments, on as peur, pour ces victimes, tellement les passages sont difficile, on as envie de les passer
    Et parfois, on es empathie avec Nadège, et malgré tout on as envie qu’elle s’en sorte.
    C’est un livre qui vous prends aux tripes, il est vraiment bouleversant, et on se demande combien de personnes cachent ce genre de secret, ce genre de vie, cela nous force a réfléchir sur la vraie nature des personne qui nous entourent.
    Et quel que soit les rapport qu’on peut avoir, il faut toujours garder une part de méfiance, sans tomber dans la parano, évidemment.
    J’ai beaucoup aimer l’écriture simple de cet auteure mais vraiment qui va droit au but, sans fioritures, alors c’est encore un nom que je vais précieusement noter, et découvrir ses autres publications.
    Je remercie les éditions TAURNADA pour ce livre vraiment percutant.

  • lecturesdudimanche 28 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Je commencerai cette chronique en remerciant les éditions Taurnada qui m’ont proposé la lecture de ce thriller ! Avant d’accepter, je préfère toujours vérifier que l’histoire se situe dans mes goûts, et le résumé de celui-i m’a alléchée d’emblée ! Et qu’en fut-il après lecture ? Une bombe ! J’ai vraiment adoré !

    Nadège Solignac est incarcérée après avoir, suite à une lutte, accidentellement tué un policier qui tentait de la violer… Du moins, c’est ce que clame son avocate, et la douceur du visage candide de cette jeune institutrice adulée par tout son entourage penche indéniablement en sa faveur…

    Mais la version qu’offre Nadège à ses lecteurs depuis le fond de sa cellule est tout autre… Nadège est une ombre, et ce, depuis sa naissance non-désirée. Un père absent qui ne s’occupe que de son grand frère, une mère dépressive, une petite sœur lourdement handicapée, Nadège a dû grandir par elle-même. Les codes sociaux, elle les a déduit toute seule en observant le monde extérieur par ses yeux d’enfant. Le Bien et le Mal, elle s’en est fait une idée bien à elle, qui, dès lors, a déterminé ses choix et ses actions…

    La magie de la plume d’Estelle Tharreau, ça a été de provoquer l’empathie là où le récit de Nadège ne le demandait pas ! Vous avez déjà pu vous rendre compte à quel point je suis sévère dans mes jugements quand un récit tente de « justifier » des actes « malheureux », car je reste persuadée que l’on est maître de ses choix et je déteste qu’on y trouve des excuses.

    Ce ne fut pas le cas ici, que du contraire ! Nadège est un monstre de la pire espèce et ne s’en cache pas ! Et pourtant, impossible de ne pas la comprendre. Son récit froid et mécanique, dénué d’émotion provoque tout le contraire chez le lecteur, tiraillé entre tristesse, incompréhension et horreur.

    D’une main de maître, Estelle Tharreau signe une histoire glaçante qui vous fait douter de tout… Nul doute qu’après cette lecture, même votre meilleure amie fera l’objet de vos doutes intérieurs !

  • L’atelier de Litote 29 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Voici un livre d’une maîtrise incroyable dans l’art de la perversion et de la manipulation. L’héroïne d’Estelle Tharreau vu de l’extérieur présente les traits parfaits d’une gentille maîtresse d’école. Maîtresse Nana est aimée par les enfants et estimée par les parents. Ses collègues n’en disent que du bien et son frère la seule famille qui lui reste la place sur un piédestal. Elle sait parfaitement se fondre dans le paysage pour passer inaperçue. Jusqu’au jour où elle est soupçonnée de meurtre et c’est en attendant son jugement, dans sa cellule, qu’elle nous livre sa confession.

    J’ai adoré lire ce livre, c’est mon premier coup de cœur 2019, il a parfaitement rempli mon dimanche. Le chapitres alternent tantôt la confession de Nadège Solignac notre suspect numéro 1, tantôt les rapports de police retraçant les faits, par des témoignages ou encore des articles de ce qu’en dit la presse locale. L’exercice est parfaitement maîtrisé et nous donne une lecture complètement addictive et passionnante. Au fur et à mesure que ce dresse le portrait de cette tueuse en série froide et sans âme, nous somme sous le choc et l’auteur emporte le lecteur exactement là où elle veut l’amener, pour une rude prise de conscience. J’ai réagi comme la mère de famille que je suis et j’ai pensé que effectivement, il devait bien exister des êtres aussi manipulateur et dangereux que Nadège dans la vraie vie, mais en avoir fait une maîtresse d’école, tout comme elle aurait pu en faire une nounou, (et devinez ma profession ?) c’est là du grand art parce que on ne peut s’empêcher de penser à ses propres enfants et à qui en réalité les confions-nous pour aller travailler, le savons-nous ? Tout est histoire de confiance. Je suis souvent revenu sur la couverture pendant ma lecture, car, sous des traits angéliques peut très bien se cacher un monstre, mais comment le savoir, on lui donnerait le bon Dieu sans confession tout comme son avocate le clame si ce n’était justement la confession froidement réaliste et terrible de Nadège sur les traumas subits dans son enfance et que je vous laisse découvrir. Bonne lecture.

  • aurore 31 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Aujourd’hui, je vous parle du dernier roman d’Estelle Tharreau « Mon Ombre Assassine » paru aux éditions Taurnada le 17 janvier dernier.

    Ici, l’héroïne nous raconte son histoire. Nous apprenons que c’est une enfant non désirée par une mère dépressive et un père démissionnaire. Dans ce climat hostile elle apprend à ne pas se faire remarquer à n’être qu’une ombre. A l’école, elle n’a pas d’amis les enfants la craignent ce qui l’arrange, elle se concentre sur la lecture et l’apprentissage. Dès l’enfance, son « ombre assassine » fait déjà des victimes .
    A l’âge adulte, Nadège est une institutrice très appréciée des parents et de ses élèves. Elle est toujours aussi discrète et mène, en apparence, une vie sans histoire. Jusqu’au jour où elle est arrêtée, accusée d’avoir tué le père d’une de ses élèves qui s’avère être un policier. Du fond de sa cellule, elle invoque la légitime défense, ayant été la victime d’une tentative de viol .Mais que s’est- il réellement passé ce soir là ? Nadège est-elle vraiment ce qu’elle laisse paraître ? Peut on se fier aux apparences ? Au fur et à mesure que Nadège nous livre son histoire, nous nous retrouvons soudain face à l’inimaginable…

    Mon Ombre Assassine est le 4e roman D’Estelle Thareau et le premier que je lis de cette auteur. L’histoire est absolument passionnante et se lit très vite (2 jours pour ma part) Le récit de Nadège est glaçant et enrichi de témoignages de ses proches et des différents interrogatoires menés par la police. Je vous conseille vivement ce roman qui vous fera cependant douter des personnes qui vous entourent…Les connaissez-vous vraiment…

    Résumé :
    En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

  • Root 1er février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    « Je suis dans cette cellule en attendant de savoir ce que le destin a prévu pour moi. Non que je sois inquiète, il m’a trop souvent éprouvée pour que j’aie encore peur de lui. »

    Nadège Solignac est confiante. Elle a toujours réussi à s’en tirer. À être ce que l’on attendait d’elle. Expressions du visage, les bons mots quand il faut, elle trompe son monde depuis l’enfance. La collègue de l’école, l’amie, le grand frère, tous, lors de leur interrogatoire, la décrivent comme une femme douce, fiable et courageuse, avec ce qu’elle a enduré, la pauvre, vous n’avez pas honte de l’accabler de la sorte ? Ça la fait rire, Nadège. Mais elle a quand même son sac à vider, et comprenne qui veut.

    Comment se construit-on entre une mère dépressive et un père capitulard ? Qui devenez-vous, au sein d’une famille qui ne vous accorde pas un regard ou pas celui que vous êtes en droit d’attendre ? C’est dans l’indifférence que Nadège a pris ses marques. Ça valait toujours mieux que les moqueries et les brimades. Mieux que si quelqu’un s’était réellement intéressé à sa vie et avait découvert le mal silencieux qui a très tôt commencé de l’animer. Violence n’est pas forcément synonyme de coups : la manipulation s’offre une place de choix parmi les armes de destruction, et Nadège a une façon toute particulière de rendre les bleus au cœur qu’on lui a causés. Alors, ce flic, elle l’a tué ou pas ? C’est pour ça qu’elle est claquemurée aujourd’hui, assise sur sa présomption d’innocence. Au regard des autres, cette pauvre brebis dévouée à sa sœur handicapée ne ferait pas de mal à une mouche. Mais toi, lecteur, passé l’introduction, tu entrevois de quoi elle est capable derrière son masque de gentille maîtresse, et ce type qui flotte dans la piscine et qui aurait tenté de la violer, tu sais très bien qu’elle a pu le négocier. Entre les proches soumis à la question et les coupures de presse, l’histoire prend des allures de fait divers. Et ça fonctionne très bien. Rapidement, le malaise s’installe. Je suis obligée d’écouter ce qu’elle a à dire, la Solignac ? Oui, t’es obligé. Parce que maintenant que t’as commencé, il faut que tu saches. Jusqu’où elle a pu aller, ce qui a entaché son passé, et à quel(s) moment(s) ça a déraillé dans sa petite tête blonde.

    Je ne suis pas fan des personnages féminins. Avec ces personnages-là, ça part souvent d’un je-n’ai-pas-assez-de-place-dans-mon-couple ou mon-quotidien-ne-me-contente-plus. Mon ombre assassine tape un cran plus haut et avec Nadège Solignac, Estelle Tharreau a capté mon attention dès le début, pour me faire passer un mauvais moment comme je les aime. Écrit avec simplicité, sans se perdre en conjectures, ce roman sème le trouble : au diable la morale, j’en suis venue à me laisser avoir et à la plaindre, la Solignac. Sec, dérangeant et efficace.

  • La bibliothèque de Céline 3 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Tout d’abord, je voudrais remercier la maison d’édition pour cette découverte, un opus violent et captivant à la fois.
    Vous êtes amateurs de littérature noire ?! Retenez un nom : Solignac, Nadège Solignac. Un titre : Mon ombre assassine. Puis une autrice à la plume implacable et aux mots justes : Estelle Tharreau. Aux mots justes et froids, aux phrases…assassines qui vous glacent sur l’instant mais aussi bien après la lecture. J’avoue avoir frémi à plusieurs reprises en lisant ce thriller. Ce ne sont pas tant les détails gores qui m’ont perturbée, ils sont rares, mais davantage, et c’est en cela que réside tout l’intérêt, la noirceur de celle qui œuvre : Nadège Solignac, dit Nana.
    Comment peut-on être aussi manipulateur et machiavélique ? Nadège est le mal personnifié. Ne vous fiez pas à son apparent dévouement. Ni à sa fausse bienveillance. Je peux vous donner un conseil ? Faite en sorte de ne pas croiser son chemin. Éviter également de vous mettre en travers du sien car elle ne vous épargnera pas. Le loup a revêtu l’apparence du mouton. Le danger rôde autour de Nadège, et ce depuis toujours. Un père absent, une mère dépressive et démissionnaire, une enfance vécue dans un isolement total. Et voilà le résultat : la violence comme seule arme.
    J’en ai lu des romans noirs mais rarement un personnage m’aura autant touchée que la protagoniste de Mon ombre assassine. Je l’ai trouvée abjecte. Impitoyable.
    Elle a perturbé mon sommeil et troublé mes nuits – deux nuits car j’ai très vite lu ce livre –
    Cette histoire m’a dérangée. Les apparences peuvent être si trompeuses et les êtres si fragiles. Une fois brisé, il semblerait qu’ils n’aient plus qu’une obsession : vous brisez vous aussi.
    Un excellent – vraiment – thriller. Petit avertissement : âmes sensibles, mettez-vous en condition ! Les autres, foncez !!!
    N’hésitez pas à me faire un retour après lecture pour me dire tout le bien que vous avez pensé de Nana…Brrrrrrrrrrrrr Nana….

  • AnnieLecture 6 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Le décor est planté… ou comment devenir une serial killeuse !!!

    C’est une super découverte, un récit glaçant, sans empathie. On commence l’histoire alors que l’on connaît déjà le tueur. Du coup j’aime bien, c’est sympa. On est sous tension en continue, et souvent même en apnée !!!

    Aucun temps morts, une écriture qui se lit facilement. J’ai adoré le côté sombre du personnage de Nadège.

    Tout le monde l’aimait beaucoup. Alors… Victime ? Bourreau ? Lisez-le !!!

    Une auteure à suivre !!!

    Merci Joël, Editions Taurnada

    Ma note : 19/20

  • Sharon 7 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Quel livre ! Et quelle claque !
    D’habitude, j’apprécie peu les récits dans lesquels les tueurs présumés racontent leur vie, parce que, trop souvent, elle n’est que banalité, stéréotype, et leurs voix me donnent une envie irrésistible de sauter ces chapitres. Ici, ce n’est pas du tout le cas : la voix de Nadège est prenante, hors-norme, et son récit, pour insupportable qu’il soit, nous donne envie de poursuivre la lecture.
    Elle ne se cherche pas d’excuses. Elle n’en veut pas. Elle nous montre une vie des plus ordinaires en apparence, ou plutôt une vie solitaire, transparente, où tout est fait pour n’attirer l’attention de personne. Surtout pas.
    Ce qu’elle nous montre, ce n’est pas seulement des crimes qui sont ignorés de la justice. C’est une jeunesse qui est passée totalement inaperçue aux yeux de l’éducation nationale et des services sociaux. Débordés ? Non, pas vraiment, indifférents plutôt. Nadège grandit donc, et se construit, pas seulement une carapace pour se protéger, non, ce n’est pas cela, elle s’adapte à ce que les autres perçoivent d’elle – invisible, sans sentiment, sans reproche, sans paroles, sans désir aussi, parce que cela arrange bien tout ceux qui l’entourent.
    Nadège est un personnage comme je les aime, un de ses beaux méchants richement construits, qui vont jusqu’au bout des choses, et tant pis si cela dérange le gentil lecteur. Nadège pense à tout, y compris à l’après – surtout à l’après – parce qu’elle a un privilège par rapport à d’autres tueurs : être proche de ceux qu’elle fait souffrir. Oui, cette tueuse ordinaire, cette tueuse du quotidien, loin des tueurs en série spectaculaire et sanguinaire, est bien plus inquiétante que ses confrères. Parce qu’elle est une femme ? Pas seulement. Pas qu’elle inspire la confiance, et parce qu’elle sait résister à ses pulsions – nous sommes loin des tueurs de série télévisée qui assassinent une fois par semaine.
    Mon ombre assassine est un roman fascinant, dont on aimerait bien ne jamais croiser l’héroïne dans la vie réelle.
    https://deslivresetsharon.wordpress.com/2019/02/07/mon-ombre-assassine-destelle-tharreau/

  • Maks 8 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Le récit ici présent est un thriller raconté par une tueuse en série. Pourquoi ? comment ? quand elle commet ses crimes ? elle nous emmène pendant une bonne partie du livre sur la genèse de ses actes, son enfance et sa vision du monde, des gens, de ses proches ou des êtres humains divers et variés au gré de ses rencontres et de sa vie.

    Même si l’impression de « documentaire » persiste pendant un bon tiers, nous sommes vraiment sur un thriller, l’intrigue se met en place doucement mais sûrement, sans que cela ne gène le suspense qui est bel et bien présent du début à la fin du récit, l’auteure nous fait passer à la cruauté, le mal incarné, et même si au début j’ai ressenti de la pitié pour le personnage de Nadège, une fois dans cette profonde noirceur, j’ai n’ai eu que dégoût pour cette pauvre femme, non, pour ce monstre car c’est ce qui ressort de ces pages.

    Estelle Tharreau n’en est pas à son coup d’essai car « Mon ombre assassine » est son quatrième roman. Je n’ai lu que son précédent, « De la terre dans la bouche » qui était très bon et original, ici nous sommes sur un autre registre mais c’est tout aussi intéressant.

    Ce livre est à conseiller aux amateurs de thrillers qui n’on pas froid aux yeux, âmes sensibles, attention vous lisez à vos risques et périls.

  • Les_lectures_de_linzio 12 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    "Sauf à suivre un jour mes pas, vous ne connaîtrez jamais ce sentiment d’avoir tout pouvoir sur un être humain" .
    Nadege, Nadege... , que dire de toi ?! Qu’est ce que j’ai aimé te détester et qu’est ce que je me suis détestée t’aimer ! Contradictoire non ?! .
    Et bien mes sentiments ont complètement été chamboulé avec ce livre ! Comme dit au dessus, j’ai détesté ce personnage, cette noirceur, cette méchanceté, son côté cynique .. et en même temps j’ai eu par moment de la pitié pour elle, oui Nadege par moment m’a touché ! .
    Estelle Tharreau nous retranscrit depuis la jeunesse de Nadege, une partie de sa vie et ce qui a fait qu’elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui ! .
    Noir très noir, oppressant, stressant, dérangeant ... Une écriture profonde, intense, elle y va direct ! Une écriture par laquelle on est scotché, et qui malgré la noirceur nous emporte ! J’ai dévoré ce roman noir, d’autant plus que c’est mon 1er de cette auteure !! .
    Estelle Tharreau s’immisce au plus profond de l’âme humaine, des faces cachés de l’espèce humaine ! Peut on dire que nous connaissons avec certitude les êtres qui nous entoure ?! .
    Vous voulez un petit conseil ?! Mieux vaut ne pas être l’ennemi de Nadege !! 😉

  • MELMAMAN 14 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    Tout commence avec la mise en examen d’une institutrice, Nadège Solignac, pour homicide volontaire. Des extraits d’auditions, des articles parus dans la presse plantent le décor. Et après quelques dizaines de pages, nous faisons connaissance avec cette fameuse Nadège. Nous entrons dans sa tête, devrais-je plutôt dire. Pour un aller-simple glaçant. Dans la tête d’une tueuse.…

    Le récit à la première personne permet, d’une part, à Nadège, d’exprimer ses sentiments, ses pensées et ses expériences, mais aussi et surtout il offre la possibilité au lecteur de s’introduire dans sa vie. Cette forme narrative bien particulière secoue le lecteur, d’autant que l’auteur nous fait partager les souvenirs de Nadège depuis sa plus tendre enfance.

    Le choix technique de ce mode narratif régule l’information distillée au lecteur. Cela joue sur la perception, d’autant que le récit est mené en chronologie réelle. On s’imprègne du changement graduel de personnalité, de la véritable mue qu’à effectué Nadège, sa polymorphie poussée à l’extrême.

    Cela crée une intimité confessionnelle d’une intensité remarquable. Le lecteur vit de l’intérieur le récit. Il en est l’acteur en s’identifiant à Nadège. Et franchement, ça fait peur.

    L’histoire est enchâssée dans des témoignages ou des rapports de police, permettant au lecteur d’essayer de se faire sa propre opinion, tel un juré, mais également de mieux cerner la personnalité de Nadège et de faire le comparatif avec la perception qu’ont les autres de cette femme si courageuse, serviable et avenante. Les mises en garde de Nadège sur les personnes avec lesquelles on s’entoure, ou encore à qui opon confie nos enfants sont glaçantes et rajoutent une tension supplémentaire.

    Pouvoir se rendre compte « en live » de ce qui a fait glisser Nadège sur la mauvaise pente, le pourquoi du comment, ça m’a fait frissonner de peur à plusieurs reprises. Se dire qu’en apparence, elle était tout ce qu’il y a de plus normal, alors qu’au plus profond d’elle-même c’est une tueuse de sang froid, c’est juste épouvantable.

    L’écriture est concise et va à l’essentiel, sans fioritures inutiles. Et Estelle a réussi le tour de force à me faire aimer Nadège. Oui, oui, je l’avoue, j’ai eu pitié d’elle, où son enfance terrible a sonné comme une excuse à son comportement. Et malgré sa froideur lors des descriptions des mises à mort, mon empathie envers elle est restée intacte. Sa démarche de vengeance se tient, s’excuse presque, et c’est diaboliquement bien calculé. C’est à ce moment-là dans l’écriture de cette chronique que je me demande si je ne devrais pas consulter….

    Sérieusement, à la fin du livre, vous n’allez plus regarder vos proches, vos amis, vos collègues de la même façon. Qu’est ce qui vous prouve qu’untel ou unetelle n’est pas une ombre, tapie dans l’obscurité et les méandres de son cerveau dérangé, dans l’attente de sa prochaine victime, qui pourrait très bien être vous ??

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    Les Lectures d’Anne-Sophie 16 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau
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    Énorme coup de cœur pour cette lecture !
    Estelle Tharreau nous raconte ici une incroyable histoire de tueuse en série.
    Non, en fait elle fait mieux que de nous la raconter, elle nous la fait vivre.
    Armée d’un style millimétré, l’auteure n’ajoute aucun mot superflu, mais n’en oublie pas un seul d’essentiel non plus.
    Et nous voici plongés dans les pensées de l’insoupçonnable Nadège Solignac.
    Petite fille à la vie difficile mais aux capacités aussi variées qu’effrayantes, elle va développer une maîtrise à toute épreuve afin de parvenir à faire ce qu’elle aime par-dessus tout : tuer.
    Camouflée derrière un physique avenant et un métier qui la place au-dessus de tout soupçon, elle se fabrique de toutes pièces un personnage à l’opposé de son moi profond.
    L’auteure distille au fil des pages un malaise grandissant qui nous malmène et nous ravit tout à la fois.
    En nous plaçant non pas dans le rôle de simple spectateur mais bel et bien dans celui du confident, nous oscillons sans cesse entre répulsion et fascination.
    Et nos pulsations cardiaques augmenteront bien plus souvent que ce que l’on aurait pu imaginer.
    Pris dans notre lecture comme un petit animal dans les phares d’un véhicule, nous attendons et assistons, impuissant, à l’inévitable résultat.
    Il est rare qu’en si peu de pages une telle histoire soit correctement racontée.
    Et pourtant c’est précisément le cas ici.
    260 pages, que nous engloutissons à une vitesse folle, et dans lesquelles il ne manque rien de ce qui fait d’une histoire une très grande histoire.
    Rarement un roman m’aura donné autant de frissons.
    Nul besoin de scènes de violences extrêmes, la seule description du psychisme de Nadège suffit à nous faire passer une nuit blanche.
    Arrivé à la fin, révulsé par le parcours meurtrier de Nadège, mais ébahi par le talent de l’auteure, le lecteur n’aura qu’une attente : son prochain roman.
    En attendant, ni vous ni moi ne regarderons plus nos proches et notre entourage de la même façon.
    Oh non, car, après tout, comment être certain qu’une Nadège ne se cache pas près de nous ?
    Vous comprendrez bien vite qu’il n’y a aucun moyen d’en être absolument sûr...
    À lire, bien sûr ! Et vite, car le talent n’attend pas.

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    Les Lectures d’Anne-Sophie 16 janvier 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau
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    Énorme coup de cœur pour cette lecture !
    Estelle Tharreau nous raconte ici une incroyable histoire de tueuse en série.
    Non, en fait elle fait mieux que de nous la raconter, elle nous la fait vivre.
    Armée d’un style millimétré, l’auteure n’ajoute aucun mot superflu, mais n’en oublie pas un seul d’essentiel non plus.
    Et nous voici plongés dans les pensées de l’insoupçonnable Nadège Solignac.
    Petite fille à la vie difficile mais aux capacités aussi variées qu’effrayantes, elle va développer une maîtrise à toute épreuve afin de parvenir à faire ce qu’elle aime par-dessus tout : tuer.
    Camouflée derrière un physique avenant et un métier qui la place au-dessus de tout soupçon, elle se fabrique de toutes pièces un personnage à l’opposé de son moi profond.
    L’auteure distille au fil des pages un malaise grandissant qui nous malmène et nous ravit tout à la fois.
    En nous plaçant non pas dans le rôle de simple spectateur mais bel et bien dans celui du confident, nous oscillons sans cesse entre répulsion et fascination.
    Et nos pulsations cardiaques augmenteront bien plus souvent que ce que l’on aurait pu imaginer.
    Pris dans notre lecture comme un petit animal dans les phares d’un véhicule, nous attendons et assistons, impuissants, à l’inévitable résultat.
    Il est rare qu’en si peu de pages une telle histoire soit correctement racontée.
    Et pourtant c’est précisément le cas ici.
    260 pages, que nous engloutissons à une vitesse folle, et dans lesquelles il ne manque rien de ce qui fait d’une histoire une très grande histoire.
    Rarement un roman m’aura donné autant de frissons.
    Nul besoin de scènes de violences extrêmes, la seule description du psychisme de Nadège suffit à nous faire passer une nuit blanche.
    Arrivé à la fin, révulsé par le parcours meurtrier de Nadège, mais ébahi par le talent de l’auteure, le lecteur n’aura qu’une attente : son prochain roman.
    En attendant, ni vous ni moi ne regarderons plus nos proches et notre entourage de la même façon.
    Oh non, car, après tout, comment être certain qu’une Nadège ne se cache pas près de nous ?
    Vous comprendrez bien vite qu’il n’y a aucun moyen d’en être absolument sûr...
    À lire, bien sûr ! Et vite, car le talent n’attend pas

  • LKA06 22 février 2019
    Mon ombre assassine - Estelle Tharreau

    J’ai découvert ce roman en lisant la chronique d’Anaïs Serial Lectrice. Et je dois dire que je ne suis pas déçue d’avoir suivi son conseil. Il s’agit d’un thriller extrêmement prenant et addictif. Dans ce roman, nous ne faisons qu’un avec l’héroïne, avec ses pensées les plus profondes, les plus noires, c’est déstabilisant, troublant, et il est impossible de lâcher ce livre avant la dernière page. Je vais me dépêcher de découvrir les autres romans de cette auteure.

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