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Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

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12 #AvisPolar
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Résumé :

Il y a huit ans, la jeune Malin, alors adolescente, a découvert une fillette enterrée dans la forêt de Ormberg, une ville suédoise isolée. On n’a jamais pu identifier la petite victime.

Devenue une jeune flic ambitieuse, Malin est affectée auprès de Hanne, la célèbre profileuse, et de l’inspecteur Peter Lindgren, qui reprennent l’affaire. Mais Peter disparaît du jour aunlendemain, et Hanne est retrouvée blessée et hagarde dans la forêt.

Le seul témoin est un adolescent qui aime errer dans les bois enneigés, la nuit. Sans le dire à personne, il récupère le journal que Hanne a laissé tomber et se met à le lire, fasciné…

Désormais seule dans son enquête, Malin est appelée sur les lieux du tout premier crime : une nouvelle victime a été découverte. Et si tous ces faits étaient tragiquement liés ?

Vos #AvisPolar

  • Leroy Delphine 4 septembre 2018
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Je fais partie des réfractaires aux polars nordiques (ne me huez pas, il paraît que je ne suis pas la seule...^^), notamment pour leur lenteur et leur côté contemplatif... Mais là, il s’agit du dernier Camilla Grebe et j’ai bien aimé Un cri sous la glace, son premier roman en solo, sorti l’année dernière chez Calmann-Levy, qui était un thriller psychologique, donc c’est tout naturellement que j’ai été attirée par son nouveau thriller :)

    J’ai eu un peu peur au début, j’avoue, car des longueurs, il y en a eu quelques unes en exposant la situation et les deux personnages principaux, qui ne sont pas Hanne et Peter comme dans Un cri sous la glace, bien qu’ils soient très importants dans l’intrigue de ce roman...
    Les personnages principaux de ce roman sont Malin, une jeune flic et Jake, un adolescent d’Ormberg, lieu de l’enquête.

    Ici, pas de thriller psychologique mais un vrai suspense avec une enquête sur deux meurtres et une disparition dont le premier meurtre remonte à plus de vingt ans...
    Camilla Grebe place son action dans une ville imaginaire de Suède, un petit village déserté dans lequel il y a un refuge pour les migrants. Elle appuie sur le fait que dans ce genre de communauté, on vit mal l’arrivée d’étrangers et qu’ils sont vite désignés coupables dès qu’un méfait ou un crime se produit...
    La xénophobie et la peur prennent le pas sur l’humanité dans ce petit village, qui n’est pas sans rappeler ce qui se passe dans notre société actuelle, que ce soit dans les grandes ou petite villes...

    Elle place un joli message, par le biais d’un de ses personnages, en essayant de mettre quiconque à la place de ces personnes arrivant dans un pays inconnu après avoir fui l’horreur...

    Au delà donc d’une enquête palpitante sur fond de crise sociale et de migrants, Camilla Grebe nous plonge dans une ambiance oppressante via une météo glaciale et capricieuse, accélérant le côté anxiogène de ce thriller nordique avec des personnages torturés par leurs passés et leurs secrets...

    Un très bon thriller, dont les éléments s’assemblent peu à peu grâce au journal notamment, qui vous retournera par ses nombreux rebondissements.

  • Ju lit les Mots 14 janvier 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Un cri sous la glace a été une belle découverte, j’étais donc heureuse de retrouver la plume de l’auteure avec une nouvelle intrigue.

    La construction des polars nordiques est quelque peu différente de ceux que nous avons l’habitude de lire, en effet les descriptions sont plus longues, un effet contemplatif, qui peut déplaire et devenir vitre rébarbatif. Pour autant, Camilla Grebe arrive à ne pas tomber dans ce travers et à maintenir une certaine tension tout le long de son roman.

    Les deux opus, peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, car malgré la présence de personnages récurrents, d’autres font leur entrée et apportent des éléments nouveaux sur la personnalité de chacun, ce qui est d’ailleurs très intéressant !

    Autant « un cri sous la glace » était un très bon thriller-psychologique, ici, l’auteure change de genre et nous propose un polar plus classique avec un bon suspense, une enquête sur deux meurtres, dont l’un remonte à plus de vingt ans… Et une disparition…

    Camilla Grebe, se sert des évènements autour des migrants, en plaçant son intrigue dans un petit village suédois où se trouve un refuge, permettant à sa plume de s’attaquer aux préjugés autour de l’arrivée des étrangers, en les désignant de facto comme coupables. Tout devient prétexte pour accuser les migrants des maux qui touchent ce village.

    En mettant le doigt sur la xénophobie ambiante qui gangrène nos sociétés, l’auteure transmet un message de tolérance à travers ses personnages.

    Du suspense tout au long de cette enquête, oppressant par moment, accentué par cette météo capricieuse, qui nous glace, comme les personnages confrontés aux intempéries. Leur anxiété palpable, se propage facilement grâce à une plume concise, aux descriptions simples sans fioritures. Ce qui est assez déroutant, quand on sait qu’elle peut nous décrire les paysages sur plusieurs paragraphes…

    Une enquête rondement menée sur fond de crise sociale qui, tout en fournissant une intrigue de qualité, se cale sur les informations mondiales et la réalité à laquelle nous sommes confrontés.

    Malgré toutes ces qualités, j’ai trouvé que l’intrigue était en deçà de celle de « un cri sous la glace », peut-être parce que l’auteure s’est concentrée à fournir un thriller plus classique et beaucoup moins psychologique que le premier.

    Pour autant j’ai passé un bon moment et j’ai apprécié découvrir le nouvel opus de Camilla Grebe, dont je ne manquerais pas de lire le prochain.

  • Chris93 10 février 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Ce livre fait suite à Un cri sous la glace, on y retrouve les mêmes personnages, qui doivent aider à résoudre une vieille affaire du meurtre d’une enfant dans un petit village enneigé, Omberg.

    Mais voilà que Peter a disparu. Hanne est retrouvée errant dans la neige et ayant perdu ses repères. La jeune Malin, inspectrice originaire du village, et qui avait autrefois découvert la fillette morte, va assister le policier Manfred, ami et collègue de Peter, pour mener l’enquête.

    Jake, un jeune garçon déboussolé par la perte récente de sa mère, prend part malgré lui à cette affaire, car il a trouvé le journal que tient Hanne depuis que sa perte de mémoire devient plus prégnante. C’est au travers de sa lecture qu’on va comprendre petit à petit ce qui s’est passé.
    L’histoire se construit donc de l’alternance du récit de Malin et de Jake, lui-même lisant le journal de Hanne.

    On est quasiment dans un huis clos avec ce village reculé qui compte quelques familles disséminées par-ci par-là, une bourgade qui a perdu presque tous moyens économiques et dont les migrants, qui sont installés dans une ancienne boutique reconvertie en centre d’accueil, sont devenus la cible de propos et d’actes outrageants.

    Une fois de plus, les personnages sont particulièrement fouillés, leurs ressentis décortiqués, avec en toile de fond la misère sociale et la xénophobie latente. Ils semblent tous être sur le point de basculer dans une autre vie : Hanne qui perd la mémoire, Jake qui cherche son identité, Malin qui doit se marier.

    Le déroulement et la résolution de l’enquête vont les mener à s’interroger et à opérer des choix très importants pour leur avenir.
    L’atmosphère est oppressante, la neige semble tout envelopper et permettre que les crimes restent impunis en effaçant les traces.

    C’est très bien fait et malin de la part de l’auteure d’intégrer les pages du journal d’Hanne dans la narration de Jake... je n’avais qu’une envie, tourner plus vite les pages en me disant que si j’avais été le garçon, je serais allée directement à la dernière !

    lirelanuitoupas.wordpress.com

  • 1001histoires 15 février 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Le journal de ma disparition  : titre original "Husdjuret", parution en Suède en 2017 et en 2018 pour la traduction française. Ce roman permet de retrouver Hanne Lagerlind-Schön et Peter Lindgren découvert dans "Un cri sous la glace" ( voir ICI ). J’avais été tout particulièrement ému par Hanne et ses pertes de mémoire.

    Ormberg est une bourgade au beau milieu de la Sudermanie, vidée de ses habitants par la crise économique et les délocalisations qui y ont laissés des usines abandonnées. A Ormberg il ne reste que des vieillards et quelques obstinés que le chômage n’effraient pas. Ormberg est une bourgade que l’on croyait oubliée jusqu’à ce que des réfugiés y soient envoyés. Ils sont immédiatement considérés par les locaux comme des privilégiés à qui tout est donné gratuitement. Déjà dans les années 1990, Ormberg avait été choisi pour héberger des réfugiés fuyant la guerre d’ex-Yougoslavie.

    Le passé d’Ormberg n’a pourtant pas toujours été reluisant. Un infanticide y a été commis en 1994, le cadavre n’a été découvert qu’en 2009 et n’a jamais été identifié. Avant qu’il n’y ait prescription, l’enquête est relancée fin 2017 et un groupe de cinq enquêteurs est envoyé sur place Manfred, Andreas, Hanne Lagerlind-Schön, Peter Lindgren et la jeune Malin tout juste sortie de l’école de police de Sörentorp au nord de Stockholm. Malin est originaire d’Ormberg, c’est elle qui a découvert le cadavre en 2009. Que s’est-il passé à Ormberg en 1994 ? Que s’est-il passé à Ormberg en décembre 2017 ? Peter Lindgren a disparu. Hanne avait elle aussi disparu jusqu’à ce qu’elle soit retrouvée errant dans la neige. C’est le jeune Jake qui l’a découverte. Jake un ado qui vit seul son mal-être, sa mère est décédé, son père chômeur est devenu alcoolique. Hanne a été sauvé mais Jake ne veut pas que l’on sache qu’il a trouvé Hanne, il a gardé le carnet à couverture marron qu’elle a perdu dans la neige. Hanne ne se souvient de rien. Elle a perdu le carnet sur lequel elle notait tout et qui lui permettait de conserver les traces du passé. Jake a trouvé le journal dans lequel Hanne raconte ce qui s’est passé et a conduit à sa disparition.

    Camilla Grebe reste fidèle à son principe narratif, une même affaire criminelle que le lecteur découvre à travers les récits de trois protagonistes. Malin souhaite en finir avec cette vieille énigme avant de tourner la page Ormberg, définitivement. Jake est le souffre-douleur des autres jeunes, enfermé dans ses contradictions il ne voit plus les évidences qui l’entourent. Hanne vit à travers la lecture que fait Jake de son journal. Hanne vit à travers ses écrits, sa mémoire s’efface, sa disparition n’est pas seulement physique, tout ce qui la constitue, ses souvenirs, son histoire, s’efface. Peter reste introuvable, le temps passe et il ne pourra pas survivre au froid et à la neige.

    La construction de ce roman est unique, il mêle habilement étude psychologique des personnages, enquête policière rigoureuse, suspense sans cesse relancé par la lecture du journal de la disparition d’Hanna, critique sociale jusqu’à une fin où tout se précipite, où les rebondissements s’enchaînent pour arriver à un épilogue plus qu’original.

    Pour faire connaissance avec l’auteure

  • calyenol 28 février 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    J’ai lu "Le journal de ma disparition" de Camilla Grebe,et ce fut un vrai régal.

    Dans ce nouvel opus,nous partons sur un cold case où nous retrouvons Hanne et Peter.

    Tout arrive il y a huit ans.
    Malin alors adolescente,découvre une fillette enterrée,dans la forêt de Ormberg,lors d’une soirée entre amis.
    Des années plus tard,Malin devenue flic,se voit affectée auprès de Hanne et Peter qui reprennent l’affaire.
    Mais Peter disparait et Hanne est retrouvée blessée dans la forêt sans se souvenir de ce qu’il s’est passé.
    Un seul témoin : Jake,adolescent plutôt solitaire,qui récupère le journal de Hanne,journal où elle note tout pour ne pas oublier.
    Une nouvelle victime est découverte,Malin enquête.
    Et si tous les faits étaient liés ?

    Encore une chouette lecture avec ce livre,je peux même dire que l’auteure a fait aussi fort que pour le premier.
    Des rebondissements inattendus et une angoisse permanente font que je ne me suis pas rendu compte que les chapitres défilaient.

    Des secrets enfouis qui refont surface et une fin imprévisible m’ont fait passer mon dimanche sans que je m’en rende compte.
    Ici on reste avec trois voix,Hanne,Malin et Jake,qui m’ont fait passer par des états,des ressentis prenants.
    L’écriture est toujours aussi fluide et l’histoire captivante sur fond d’actualité qu’est l’immigration.

    J’ai vraiment adoré.

  • La bibliothèque de Céline 28 février 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Après avoir lu et adoré Un cri sous la glace me voilà de nouveau happée par la plume de Camilla Grebe. Sans conteste, cette auteure fait désormais partie de mes références en matière de polars scandinaves.

    Bienvenue à Ormberg, petit village retiré à la lisière d’une grand forêt, situé à deux heures de Stockholm. L’industrie a été délocalisée. Un foyer pour immigrés créé. Certains ont fui la misère rurale pour les promesses de la ville alors que d’autres n’ont même pas idée de quitter leur terre natale. Le climat est tendu. Le chômage, l’alcoolisme, la xénophobie et l’ennui règnent sur ce lieu. Malin revient dans le village de son enfance après avoir découvert huit ans plus tôt une petite fille enterrée dans la forêt. Aujourd’hui dans la police, elle travaille auprès de Hanne, la célèbre profileuse déjà présente dans l’opus précédent Un cri sous la glace et enquête sur un nouveau meurtre.

    Un livre entre polar et roman. Tout en menant l’enquête, le lecteur découvre les personnages. Tout d’abord Malin. Son enfance, ses projets d’avenir. Le flou qui l’entoure. Puis Jake, ce jeune garçon auquel je me suis particulièrement attachée et que j’ai considéré comme LE personnage principal dans cette histoire. Et enfin, il y a Hanne…que j’admire en tant que profileuse mais pour qui j’ai parfois du mal à ressentir de la sympathie tant je la trouve tranchante. Rude même parfois. Un seul manque à l’appel : Peter. Mais où est-il donc passé ? L’alternance de chapitres plutôt courts qui donne la parole à chacun est décidément un procédé stylistique que j’apprécie particulièrement. On est complètement immergée. Les chapitres avec Jake, à travers lequel on baigne dans les lieux (et dans…je n’en dirais pas plus !) sont sans conteste mes préférés.
    L’ambiance qui se dégage est particulièrement sombre. Hostile. Un village isolé, des températures glaciales, des habitants soucieux de conserver leurs secrets. Puis, au delà d’un village, Ormberg représente une réalité sociale. Bien triste réalité.

    Bref, tous les ingrédients sont présents pour obtenir un excellent polar – thriller (?!), j’ai toujours du mal avec les classifications, en littérature comme ailleurs… Le côté psychologique est remarquable et le contenu assez atypique dans la mesure où, à mes yeux, ce livre se distingue, par les aspects que j’ai énoncés, de la plupart des polars nordiques. Le rythme est plus soutenu. Les longueurs moindre tout en conservant cet aspect… » nordique « . Il devrait donc ravir les fans du genre comme les plus réfractaires.

    Une lecture que je vous conseille adeptes ou pas de polars nordiques !!!

    J’ai hâte de rencontrer Camilla Grebe à QDP Lyon et d’obtenir son dernier opus (sorti hier) intitulé L’ombre de la baleine

  • Encore Un Livre 28 février 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Une histoire sombre, un brin classique certes, mais tellement addictive, c’est l’essence même d’un polar scandinave où je prends un grand plaisir à lire à chaque fois, une excellente lecture pour cet opus.

    Pour moi Camilla Grebe est une des références du genre à ne pas manquer !

    Faut-il avoir lu « Un cri sous la glace » ? Même si je conseille toujours de lire les romans dans l’ordre de parutions, exceptionnellement je pense ne pas me tromper en vous disant que ce sont deux thrillers différents. Même si Hanne et Peter sont présents dans les deux opus au final ils ne sont là qu’en filigrane dans ce dernier.

    Un cri sous la glace est un thriller psycho où il n’y a de scandinave que l’auteure. Le journal de ma disparition est un thriller au cœur d’un village suédois. Qui renferme tous les ingrédients qui font que je ne peux que conseiller ce polar aux lecteurs réfractaires au style scandinave : Si certains auteurs scandinaves se permettent beaucoup de descriptions et d’actions trop détaillées, que certains ressentent comme des longueurs, il n’en est rien du style de Camilla Grebe, elle n’en abuse pas. Elle possède une écriture dynamique et immersive qui permet de ne pas se perdre dans de nombreux détails. C’est aussi un style incisif et doux à la fois et d’une grande richesse littéraire.

  • polar_et_cafe_noir 1er mars 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Excellent polar scandinave !
    J’avais déjà beaucoup aimé Un cri søus la glace (c’est d’ailleurs ce roman qui a remporté mon vote final pour le prix des lecteurs du livre de poche l’année dernière).
    Je me suis procuré celui-ci lors du festival Quais du Polar, où j’ai eu le plaisir d’assister à une rencontre très intéressante avec l’auteur Camilla Grebe.
    J’ai A.DO.RÉ le journal de ma disparition !! J’aime beaucoup beaucoup l’écriture de Camilla Grebe, c’est confirmé !
    On retrouve l’atmosphère très particulière des polars nordiques. L’auteur prend le temps de poser les choses, de décortiquer en profondeur la psychologie des personnages. L’intrigue, basée sur un cold case, mais aussi sur fond de crise sociale, est dense, addictive. Des messages de tolérance et d’humanité se greffe à l’intrigue policière.
    Mention particulière à la richesse des personnages, en particulier à celui de Jake, très touchant. (Pour ceux qui ont lu Un cri, on retrouve Hanne et Peter, mais il n’est pas gênant de ne pas l’avoir lu)

    Je recommande !

  • Sylvie Geoffrion 22 mars 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    "Le journal de ma disparition" est un récit sur une mémoire personnelle qui s’efface et une mémoire collective qui persiste et se protège.
    Cela doit être terrifiant d’être conscient que plus rien ne fonctionne au niveau cognitif, que la démence s’empare de nous peu à peu. On nous parle beaucoup de ce sentiment de désarroi dans ce récit.
    En même temps, on nous peint une Suède plus profonde, plus ancrée dans ses moeurs et ses traditions. Une Suède de petit village au fin fond des bois qui subi le chômage, qui vit le désoeuvrement, les fermetures d’usines, de magasins, de services au profit des grandes villes , plus loin, plus inconnues.
    Un petit village où tout le monde connait tout le monde, où cette intimité peut devenir un poids. Un poids lourd dont on ne veut plus mais qui nous colle à la peau comme une marque de naissance. Un petit village qui a dû recevoir des migrants, ces gens dont on se méfie tant...Ces gens que l’on ne connait pas...
    Une écriture simple mais fluide , c’est une lecture qui ne renouvelle pas le genre nécessairement, mais intéressante pour ce portrait d’une Suède somme toute pas tellement différente de ce que nous voyons ailleurs.

  • Yayoubelgium 27 avril 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    🚨 ALERTE 🚨
    - Très bon polar suédois

    Je viens de terminer « Le journal de ma disparition » de @camillagrebe et j’ai vraiment beaucoup aimé.

    Déjà rien que le titre plante le décor...

    J’avais déjà lu « Un cri sous la glace » et je trouve ce roman-ci encore plus abouti.
    Un scénario bien ficelé, des personnages très cohérents, une fin inattendue 👍🏻

    Merci Camilla Grebe pour ce roman palpitant 👏🏻👏🏻👏🏻

    Ah les polars nordiques ❤️❤️❤️ un coup de cœur pour moi ❤️❤️❤️
    Si vous aimez les livres de Camilla Lackberg, vous serez très certainement conquis par ceux de Camilla Grebe.

    Bonne découverte !

  • Saveur Littéraire 8 mai 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Après avoir séjourné de longs mois dans ma PAL, il était quand même temps que je me lance dans Le journal de ma disparition, un roman signé Camilla Grebe ! J’avais envie d’une ambiance scandinave et je me suis souvenue que j’avais ce roman à lire. Un coup d’oeil à sa couverture aux tons froids m’a achevé. On part donc en direction de la Suède !

    Une narration au présent partagé entre plusieurs points de vue : principalement Malin, la policière, Jake, le fils d’un suspect et Hanne, retrouvée dans la forêt dans un piteux état. Le point de vue de Hanne nous est retranscrit grâce au journal qu’elle tient, et que Jake a retrouvé dans la forêt, et nous le lisons en même temps que l’adolescent. Une chose déjà que l’on retient : l’empathie pour les personnages. Chacun fait face à ses démons et à ses doutes, c’est très dur de ne pas s’attacher à eux : Malin et son passé, Jake et son désir de devenir une fille, Hanne et sa maladie… Je n’en dis pas plus mais chacun de ces personnages est une mine d’or, leur psychologie est très bien explorée et c’est dur de les quitter à la fin, surtout Jake !

    Camilla Grebe introduit des thèmes et des réflexions que l’on évite d’aborder, ou que l’on ne veut pas aborder, soit pour du politiquement correct ou parce que ce sont des sujets dits « tabous » : réfugiés et locaux qui cohabitent dans un environnement rural pauvre, transidentité, perte de mémoire… tous ces sujets sont abordés selon divers points de vue, ce qui permet au lecteur de se faire sa propre réflexion, sans que l’auteure ne donne une vision « universelle », très appréciable lorsque l’on veut lire sans se faire influencer !

    Outre la belle écriture et la traduction qui mérite d’être saluée, ainsi que les morceaux du journal d’Hanne qui permettent de s’immiscer dans ses doutes les plus profonds, il y a aussi très peu de temps morts, la lecture file vite et tout le long du roman, les questions et les mystères nous poursuivent. D’abord un corps de bébé, puis un autre corps retrouvé au même endroit, ce n’est certainement pas une coïncidence. Retrouver l’identité de ces deux anonymes est primordiale, mais la vérité plaira-t-elle ? Et les coupables derrière ces meurtres sont plus proches que Malin le croit…

    Le journal de ma disparition se conclut sur des révélations de taille qui ne vont pas décevoir ! Le malaise quand on se retrouve face au coupable, l’empathie pour des personnages en danger, et la vérité sur les deux défuntes… Certes, cette dernière vérité n’est pas très originale, mais elle passe bien et prend même son sens ! Enfin, j’apprécie le duo de flics qui ne s’apprécient pas et qui, pour une fois, ne finissent pas ensemble ! Malin et Andreas en duo comique, qui couchent ensemble sans rien attendre d’autre, c’est parfait ! Je regrette même ne pas avoir eu plus d’interactions entre eux, rien que pour les piques qu’ils se balancent.

    Ce roman suédois m’a rappelé deux autres lectures que j’avais aussi profondément adoré : Sur le toit de l’enfer, d’Ilaria Tuti, et Avalanche Hôtel, dernier roman de Nicko Tackian. J’y ai vu des petites références sympa qui m’y ont fait tout de suite pensé. C’est ce genre-là de bouquins que j’aime ! Pour mot de fin, je vous dirais simplement ceci : n’hésitez pas, filez lire Le journal de ma disparition, et enfilez des vêtements chauds parce qu’il va faire froid, croyez-moi !

  • Laurent 23 mai 2019
    Le Journal de ma Disparition - Camille Grebe

    Avez-vous déjà vraiment ressenti la morsure du froid ?
    Ce froid mordant qui vous laisse impuissant malgré votre accoutrement adapté à l’hiver, cette impression de geler sur place quand vos pas vous fait juste avancer d’un mètre après l’autre, les yeux rougis, votre nez exhalant un nuage de vapeur, les extrémités de vos doigts et ceux de vos pieds témoignent de la voracité de cette température glaciale à vous fendre l’âme ...

    En découvrant la plume de Camilla Grebe, si ce n’est pas le premier polar nordique, d’autres avant elle sont passés par là, j’ai dévoré les pages à vitesse grand V, l’impérieux besoin de tourner les pages avant que les ténèbres ne m’engloutissent et me laissent sur le carreau, histoire de se réchauffer quand le thermomètre affiche des valeurs négatives, Le Journal de ma disparition est un roman qui m’a conquis jusqu’au bout ... de la nuit !

    A chaque pays ses traditions et ses moeurs, à chaque ville son développement et ses différents couloirs, à chaque village ses habitants et ses secrets, comme celui de Ormberg, perdue au fin fond de la Suède et bordé d’une forêt, c’est dans cette dernière qu’un petit squelette sera trouvé par le plus grand des hasard, pour Malin une jeune policière, c’est l’occasion de résoudre cette affaire non-classée huit ans, le moment de régler aussi son compte avec son passé ...

    Sans avoir lu son premier roman, Un cri sous la glace, trouver rapidement ses marques, un style qui vous place rapidement au coeur de l’intrigue, l’emploi de la première personne en alternant des personnes cruciaux, Malin et Jake, la carte maîtresse se dessinera sous la forme d’un journal intime, une construction haletante pour capter l’air du temps, l’évolution vers un nouvel ordre mondial, celui des changements majeurs qui n’épargne personne, des plus grandes capitales jusqu’aux confins des paysages ruraux, le polar se veut le viseur mais également l’observation d’une société en pleine mutation, attirer les pôles magnétiques pour noter les inégalités, les disparités existantes dans la mentalité des humains, les modes de vie choisis, les conséquences qui peuvent alors embellir ou ternir la foi de chacun, Le journal de ma disparition prouve qu’il est possible de vivre tout en un, le mal engendre le mal, reste à savoir à quel moment il vous restera assez d’humanité pour s’y frotter.

    "Le mal qui me ronge ..."

    Ancré dans la réalité qui dépasse les frontières, l’exode rural n’est pas un thème nouveau mais quand il est percuté par son sens contraire, il en va d’un autre son de cloche, les bruits courent, les rumeurs prennent des tangentes disproportionnées, les temps changent pour filer et espérer bâtir sa propre route, le poids de la neige bouleverse et désoriente, l’enivrante pression exercée sur les protagonistes fluctuent au gré des courants froids et chauds, dans cette région austère et ensevelie par la masse critique, la peur de l’étranger, l’ignorance est un miroir pour cristalliser toutes les peurs et la faiblesse de l’homme, l’auteure sait distiller les doutes de ses protagonistes devant l’inconnu, dans ce microcosme c’est comme si tout était figé pour l’éternité dans l’attente d’une main providentielle, lire un polar venu de la Scandinavie c’est d’abord accepter de se laisser imprégner dans une culture propre à vous oublier, à entrer dans l’esprit de la forêt, à traverser des bourrasques de neige, à grignoter une mie de pain pour calmer les ardeurs d’un ventre affamé, l’isolement et la solitude n’en sont rendus que plus palpables, la désertification et la crise industrielle sont passées par là, l’amertume et la nostalgique des villageois, tout part à vau-l’eau, les temps sont durs et comptés, il reste la fracture sociale et économique, la mémoire collective peut alors rentrer en conflit avec l’individu, plusieurs pistes se fissurent et c’est tout le village d’Ormberg qui tremble sur ses fondations.

    "Si tu fuis, assure-toi que tu n’essaies pas d’échapper à toi-même"

    Le mirage d’une vie meilleure dans une autre contrée, le contraste saisissant mêlant ambition et désarroi, l’atmosphère sombre et mélancolique excelle à rendre une lecture des plus hypnotiques, les réminiscences interviennent dans des moments-clés de l’intrigue, réflexions universelles sur la différence d’être, l’héritage du passé, l’échappée par tous les moyens peut-elle se détourner du destin, le statut des réfugiés, l’immigration et toute la problématique qui en découle, comment réconcilier et aboutir à une solution de contentement mutuelle, cette analyse fine et réaliste d’une recrudescence rajoute du niveau à un roman dense, se noyer ne signifie pas toujours chuter dans la dépression du lac gelé, le salut peut trouver sa rédemption dans un autre sursaut, tous les personnages symbolisent chacun à leur façon cette double face à l’instar de celle qui comprend l’effritement et la maladie insidieuse en train de la dévorer.

    L’essentiel est à ses yeux, l’importance des souvenirs, de rassembler ce qui peut encore l’être, un polar qui se lit dans une lente et inévitable déchéance, le suspense est entraînant, les pages défilent, le coeur tambourine graduellement à l’approche de la conclusion, le rythme est là pour ressentir l’urgence de dévoiler la vérité, aussi cruelle soit-elle, une intrigue de haut vol et d’un machiavélisme exquis, tôt ou tard, s’il fallait encore le prouver, les fantômes du passé finissent toujours par avoir le dernier mot ...

    D’abord édité chez Editions Calmann-Lévy, disponible depuis le 30 janvier 2019 chez Le Livre de Poche, ce n’est pas avec Le Jøurnal de ma disparitiøn de Camilla Grebe que la passion des polars et thrillers nordiques va s’estomper, bien au contraire, plus que jamais, c’est une bénédiction de savoir qu’il reste encore beaucoup de secrets à découvrir dans les mystérieux rivages ou pierres nichées au creux des belles forêts scandinaves, pour le meilleur et le plaisir démultipliés de continuer à ressentir l’effroi et la sensation divine du froid ... polaire.

    Dans l’attente de lire son premier roman Un cri sous la glace, plus qu’une nouvelle plume du polar, après avoir été conquis et devenu accro de ce courant du Grand Nord, ici la Suède avec Henning Mankell, Jo Nesbo, Stieg Larsson, Viveca Sten ou encore Camilla Läckberg, dans la perspective excitante de découvrir bientôt Kristina Ohlsson, Åsa Larsson, Emelie Schepp, Helene Tursten,ou Carin GERHARDSEN, une chose est sûre, le polar suédois se porte bien et Camilla Grebe en est un des fers de lance. Son statut de nouvelle reine du polar ne relève pas du hasard ou si ce livre a obtenu le prix du meilleur polar suédois 2017.

    A noter enfin l’excellente traduction d’Anna Postel qui a grandement participé à l’immersion totale dans une histoire à multiples rebondissements et une intrigue à faire froid dans le dos, comme si le climat rigoureux et glacial ne suffisait pas. Doux euphémisme pour qualifier la réussite complète d’un grand roman, tout simplement.

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