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L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

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Résumé :

Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l’épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait inattendu entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n’aura alors cesse d’enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l’autobiographie et du journalisme d’investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d’éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l’on imagine. Aussi troublant que déchirant.

Vos #AvisPolar

  • Kirzy 30 mai 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    Ce livre est juste inouï d’intelligence et de lumière ! Assurément un des mes meilleurs livres contemporains que j’ai lus depuis longtemps !

    Un tour de force magistral qui parvient à fusionner des genres très différents avec évidence et classe folle. Improbable cocktail pourtant que de faire cohabiter sans sensationnalisme ni voyeurisme :

    - un essai-plaidoyer surpuissant ( car subtil ) contre la peine de mort et une passionnante réflexion sur les travers du système judiciaire américain

    - une enquête criminelle haletante de type True crime à la Truman Capote, on sent que l’auteur a avalé des kilomètres d’archives et de retranscriptions judiciaires pour nous les présenter sous la forme d’un quasi thriller

    - un récit autobiographique bouleversant tournant à l’introspection personnelle et familiale jusqu’à parvenir à la résilience

    2003 : Alexandria Marzano-Lesnevich est étudiante en droit à Harvard et choisit d’effectuer son premier stage auprès d’un cabinet spécialisé dans la défense des détenus du couloir de la mort en Louisiane. La première affaire à traiter : celle de Ricky Langley, un pédophile qui a étranglé un enfant de 6 ans, Jeremy Guillory. Elle qui est farouchement opposée à la peine de mort voit ses certitudes s’écrouler en visionnant la video des aveux, envahie par une pulsion de haine et une envie de voir Ricky mourir.

    Car ce n’est pas Ricky Dangley qu’elle voit et entend, c’est son grand-père qui l’a violée à maintes reprises durant son enfance, dans un silence familial assourdissant. Elle ne sera pas avocate mais écrivaine. Ecrire pour faire partir le poids de la souffrance, pas pardonner, non, être juste apaisée, se libérer de cette empreinte mortifère.

    Le titre originel est plus fort que cette simple empreinte : « the fact of a body », « la preuve par le corps ». Dans cette collision de deux faits réels douloureux ( Ricky a tué Jérémy – son grand-père l’a violée ), c’est le corps qui porte tout : son corps à elle depuis l’anorexie jusqu’aux souffrances invisibles aux yeux d’une famille dans le déni ; le corps de Jérémy qui lui seul détient la vérité qui est au coeur du procès ( Jérémy a-t-il été tué ou violé puis tué ? ).

    Ce livre est bruissant de dix mille réflexions, éclairant des Lumières de la Raison des événements terribles tout en laissant battre son coeur dans des pages profondément incarnées et émotionnellement intenses.
    Inoubliable.

  • chromopixel 12 juin 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    Pour entamer cette lecture, il faut sûrement être un peu préparé mentalement, car ce n’est pas un roman joyeux. Les thèmes abordés que ce soit la pédophilie, le meurtre, le deuil, le viol etc… ne sont pas simples et s’enchaînent tout au long de l’Empreinte. L’auteure se livre ici à une confession extrêmement intime et je pense que c’est ce qui m’a le plus bouleversé. J’ai beaucoup aimé l’effet miroir du roman, qui basculait entre Ricky et l’auteure elle-même. Plus on creusait d’un côté plus l’autre devenait sombre, comme si ces histoires se répondaient.
    Avis détaillé : http://chromopixel.fr/lempreinte/

  • Pickbooks 13 juin 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    Mon avis : ce livre…est le genre de livre que j’aurai aimé adoré. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Je ne dirai pas non plus que j’ai détesté mais j’ai vraiment le sentiment de ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur. Le travail de recherche et d’écriture de l’auteure est incroyable. Le parallèle avec son histoire personnelle apporte une dimension particulière, ramène de l’émotion dans ce qui pourrait passer pour un « simple » rapport d’enquête. Les descriptions des abus qu’elle a subi sont glaçantes et donnent envie de vomir. Malgré tout c’est un livre ultra dense, tant dans sa forme que dans son contenu. Aspects juridiques, psychologiques, tout est analysé, décortiqué pour comprendre l’impossible. Bref j’admire l’entreprise que représente ce livre mais malgré tout j’ai eu du mal à le lire de bout en bout. Peut-être est-ce à cause de cette densité, ou peut-être n’était-ce pas le bon moment pour moi…

  • VALERIE FREDERICK 9 juillet 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    L’Empreinte ***
    « Ce job sera mon épreuve. Si je suis vraiment contre la peine de mort, je dois m’y opposer aussi pour des hommes tels que lui.
    Je réponds :
    "Oui, je me sens capable de défendre un pédophile". »

    Alexandria Marzano-Lesnevitch mêle ici enquête juridique et autobiographie dans un récit intelligent et très bien écrit. J’en ressors tout de même avec un avis mitigé. Autant j’ai dévoré la première moitié du livre, autant je me suis ennuyée dans la deuxième partie. Les longues parties d’introspection et de questionnement m’ont parue bien répétitives, les mêmes réflexions commençant à tourner en boucle.
    Le sujet repose sur une question qui est posée de bout en bout de ce livre ; peut-on, en tant que magistrat, vouloir défendre un pédophile condamné à la peine de mort lorsqu’on a été soi-même victime d’attouchements sexuels durant l’enfance ?
    La jeune fille va poser face à face son ambition professionnelle : être avocate (comme le sont ses propres parents mais dans le but supplémentaire de lutter contre la peine capitale, encore en cours dans certains états américains), et le souvenir des traumatismes les plus douloureux dont elle a été victime.
    C’est un récit percutant, qui tente de retracer l’origine de toute déviance : est-il vrai que les prédateurs sexuels sont d’anciennes victimes ?
    Alexandria va tenter d’y répondre, d’autant plus qu’en tant que stagiaire, elle va se voir confier le dossier de Ricky Langley, accusé d’avoir assassiné un garçon de six ans et soupçonné d’actes sexuels sur celui-ci. Elle va éplucher tous les dossiers, remonter le fil des audiences et des différents procès (les sources consultées par l’auteure sont d’ailleurs consignées en fin d’ouvrage) pour tenter de comprendre qui est Ricky, mais aussi pour essayer de soulager sa conscience de victime.
    Les fils se nouent et se dénouent autour de personnages complexes.
    L’enquête, il faut le reconnaître, est passionnante ; j’ai juste regretté qu’elle soit si longue…

  • Lectures noires pour nuits blanches 20 juillet 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    L’empreinte est un livre atypique, entre roman, témoignage et documentaire, autobiographie et thriller juridique. Si vous pensez que ce mélange des genres est barbant, détrompez-vous. L’auteure nous accroche dès les premières pages avec son incontestable talent de conteuse et rend le récit tout à fait passionnant.

    Deux récits vont s’entremêler, la vie et les différents procès de Ricky Langley, un tueur pédophile, et l’enfance et la vie de l’auteure. Deux histoires totalement différentes mais qui se ressemblent quelque part. Elles ont comme point commun le poids des secrets de famille, du silence et des impacts que cela a sur la vie future.

    Ce livre est dur de par les thèmes abordés tout d’abord, la pédophilie, l’inceste, la peine de mort. Mais également parce qu’il nous pousse au questionnement et à analyser les faits.

    Le récit est violent et bouleversant. Le ton est froid, analytique mais plein de pudeur. C’est concis et maîtrisé.

    Je salue le colossal travail de recherches de l’auteure et la façon dont elle les a utilisées pour raconter son histoire. Comme une sorte de remède, de thérapie à sa propre histoire. Un besoin viscéral de comprendre pour exorciser ses propres démons.

    Cette lecture a été douloureuse pour moi pour des raisons personnelles. Elle m’a profondément touchée et remuée comme rarement un livre ne l’a fait. J’ai éprouvé plein d’émotions différentes, contradictoires parfois, que ça soit pour Alexandria ou pour Ricky. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce livre ne vous laissera pas indifférent.

    Ce livre nous démontre que le passé influe toujours dans nos vies et les que traumatismes enfouis remontent tôt ou tard à la surface avec parfois des conséquences dévastatrices.

    Un récit dur, bouleversant, déchirant, qui vous travaillera même une fois le livre refermé. Un récit qui laisse une empreinte indélébile. Un livre que je ne peux que vous recommander.

  • caro.l.i.t.ne 30 juillet 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    « Le droit ne trouve pas davantage le commencement qu’il ne trouve la vérité. Il crée une histoire. »
    Alexandria Marzano-Lesnevitch, auteur de ce récit hybride à la fois enquête et autobiographie, nous raconte son histoire et l’histoire de Ricky Langley, condamné pour le meurtre d’un enfant.
    Le début du roman est construit sur une alternance de chapitres décrivant l’histoire de Ricky et celle de l’auteur. Rapidement, des liens se créent, des points communs apparaissent, les récits s’entremêlent, les faits se confondent.
    « Les émotions. Les souvenirs. L’histoire. Le passé. »
    L’enquête est très documentée, néanmoins le récit est personnel. L’auteur assume et revendique une narration subjective ; elle parvient à créer une histoire très bien écrite, loin d’une accumulation de pièces à conviction impersonnelle. L’auteur excelle dans l’utilisation des temps grammaticaux et dans la construction temporelle de son récit : elle enchevêtre différents moments, alterne flash-backs et anticipation. L’utilisation des répétitions et la narration omnisciente accentuent la tension, le lecteur se trouve happé par un récit aux allures de thriller.
    Enquêter sur Ricky, c’est pour Alexandria plonger dans son passé, creuser ses propres blessures et traumatismes.
    Le passé de Ricky, le passé d’Alexandria. Le passé détermine-t-il qui nous sommes ? Peut-on s’affranchir de son passé ? Permet-il d’expliquer l’innommable ? Comment se construire lorsque son passé est truffé de silences, de non-dits ? Ce qui est tu existe-t-il ? Les faits ont-ils une réalité indépendante de nous souvenirs ? Le silence protège-t-il ?
    Quelle place accorder aux souvenirs ? Aux non-dits ? Comment nous construisent-ils ? Est-on prisonnier de nos souvenirs ? Leur poids détermine-il nos émotions ? Autant de questions que soulève ce roman bouleversant dont on ne sort pas indemne.

  • Lettres et caractères 30 juillet 2019
    L’Empreinte - Alexandria Marzano-Lesnevich

    L’empreinte est un titre bien choisi pour un récit qui laisse une empreinte indélébile. Sa lecture m’a ébranlée. Le courage et la détermination de son auteure également.

    Alexandria Marzano-Lesnevich a réussi à faire vaciller mes convictions les plus profondes. Comme elle, je suis une farouche opposante de la peine de mort. Mais à la différence d’elle, je n’ai jamais eu à mettre mes convictions à l’épreuve de mon vécu. Lorsqu’elle découvre les crimes dont s’est rendu coupable Ricky, pour la première fois de sa vie, celle qui était prête à défendre des condamnés à mort, en tant qu’avocate, se retrouve à souhaiter l’exécution d’un homme par la justice des hommes. Alexandria aurait pu être l’une des victimes de Ricky. Elle connait que trop bien les atrocités qu’il a pu commettre. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’elle ressente ce besoin viscéral de vengeance.

    Son récit aurait pu s’arrêter là et personne ne l’en aurait blâmée. Il aurait été tellement facile, tellement normal et tellement humain de céder à ses pulsions de colère et de haine. Mais ça n’est pas le chemin qu’elle souhaite suivre. Elle préfère s’interroger sur ce qui l’ébranle à ce point, sur sa propre histoire, ses propres traumatismes et au fur et à mesure qu’elle se découvre elle, elle va chercher à en savoir plus sur Ricky. Comme si dans son histoire à lui, elle parvenait à mieux comprendre ce qu’elle avait vécu elle. Comme si en interrogeant son passé à elle, elle parvenait à mieux comprendre ce qui l’a mené lui jusque dans le couloir de la mort. En lui, ce sont ses propres démons qu’elle voit et qu’elle doit affronter.

    Avec L’empreinte, Alexandria se livre sans fards et offre son introspection aux lecteurs afin de nourrir une réflexion toujours aussi nécessaire sur la peine de mort et sur la réponse qu’elle apporte à un crime ; sur le besoin de reconnaissance et de réparation des victimes et en définitive sur leur capacité de résilience. Et finalement, derrière le souhait premier de vengeance qui peut paraître de prime abord réconfortant pour une victime, se cache une réalité bien plus amère mais qui, une fois acceptée, lui permettra d’avancer : ceux qui vous ont détruit ne sont pas ceux qui parviendront à vous réparer. Pas plus morts que vivants…

    Avis complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

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