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Un sac - Solène Bakowski

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Résumé :

En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’abominable, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l’insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s’imaginait pas qu’elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu’elle serre dans ses bras ?

Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    Un sac - Solène Bakowski

    Je viens de refermer ce roman.

    Comment te dire… La claque.

    C’est rare que je sois aussi bluffé par un bouquin que je n’attendais pas. Et bluffé, c’est le terme. Déjà, on est à des kilomètres de l’enquête policière, et ça, j’aime bien. C’est du noir. Pas de couleurs qui transparaissent de temps en temps, pas de jolis nuages à l’horizon, rien, que dalle. Des maux sur du papier.

    Elle s’appelle Anna-Marie Caravelle. Son père est mort, il s’est suicidé, et sa mère est gardée au frais dans un asile qui lui file des médicaments. Ce genre d’asile.

    Anna-Marie, elle vient d’être recueillie par Moni, et Moni, elle décide de la garder pour elle. Juste pour elle. Les autres, ils ont pas besoin de savoir, alors elle la cache. En plus, Anna-Marie, elle a un drôle de truc sur le visage, alors vivre cachée, ça l’arrange peut-être aussi.

    Anna-Marie, elle est double.

    La gentille petite fille, celle que tu as pu croiser un jour, celle des sourires, et puis l’autre. Celle qui est capable du pire. Le pire, elle t’explique que finalement, elle n’y est pour rien. Elle sait que ce qu’elle fait parfois, c’est pas bien, mais elle peut pas faire autrement. Et quand elle t’explique, tu comprends.

    Est-ce qu’elle est perverse au point de te raconter des salades, et suffisamment balèze pour te gruger, toi aussi ?

    Je sais pas. Ou plutôt, si, je sais, mais je te dis pas. Tu verras et tu te feras ton opinion.

    Tu vas, toi aussi, attendre face au Panthéon. Le Panthéon, je te le dis, c’est l’endroit où on met les dépouilles des gens importants. Donc tu vas attendre, avec ton sac et ton bouquin, et tu vas pas savoir ce que t’attends parce qu’il va falloir que t’aille au bout des pages de Solène pour comprendre.
    Anna-Marie, sans doute qu’elle aurait pu être différente. Sans doute qu’un peu d’amour aurait pu changer son devenir, modifier profondément sa capacité à l’empathie. Juste un peu d’amour.

    Tu dois en croiser toi aussi, des gens qui ont manqué de cette affection qui permet de grandir avec le regard qui porte sur un avenir joli, des enfants qui provoquent chez toi un peu de compassion, voire quelques larmes, qui les dédouanent de ces actes violents que la société réprouve.

    Un sac de larmes, un sac de chagrin, un sac de sang aussi, un sac d’amour qu’elle aurait tellement aimé recevoir.

    Solène écrit à la première personne. J’adore ça. Cette capacité à te glisser dans la tête de cette petite fille que tu vois grandir. De partager ses pensées et de finalement, réussir à la comprendre, peut-être. Tu verras… À ne pas lui en vouloir d’être ce qu’elle est et tu sauras qu’à la fin du bouquin ce qu’il y a dans ce sac. Tu vas tomber de ton canapé.

    Souvent, je dis en râlant que j’aurais bien aimé aller plus loin dans la tête des personnages.

    Ben là, t’es dedans. Calé au fond des pensées d’Anna-Marie Caravelle. Tu vas vivre avec elle, marcher avec elle, et puis grandir avec elle. Devenir ce monstre niché au sein de notre société, qui reste au chaud sans se faire remarquer jusqu’au moment où elle vrille. Et tu vas vriller aussi, tu verras.

    Tu vas aller de surprises en surprises et tu vas passer les chapitres, les uns après les autres, sans te décider à t’arrêter, et c’est là que tu vas comprendre que t’as un sacré roman dans les mains.

    Solène aborde tous les thèmes. L’amour et la haine, la naissance et la mort, la compassion et l’indifférence, l’empathie et l’égoïsme. Tout passe entre tes mains, et chacun de ces thèmes va laisser sa marque quand tu vas fermer le livre.

    Tu vas côtoyer ceux qui vivent dans la rue avec Anna-Marie, ceux que tu regardes pas trop, de peur que la misère soit contagieuse. Ceux-là. Pas simple la vie, quand t’as pas vraiment de chez toi, et que ton chez toi c’est le contraire de celui que t’imaginais quand t’étais un môme avec ses rêves dans la tête.

    Solène a réussi à remuer des trucs que j’aime pas trop bouger, l’air de rien, des images violentes qui me ramènent à mon égoïsme face à ces gens que je décide, peut-être de façon inconsciente, de ne pas voir, à défaut de ne pas les regarder.

    C’est un roman court.

    Comme quoi, t’as pas besoin d’en faire 500 pages pour emmener le lecteur quand tu sais écrire.

    T’as pas besoin de broder des descriptions à n’en plus finir.

    Pas la peine de raconter les rues de Paris avec les panneaux et les vitrines.

    Tu mets juste les mots qu’il faut sur ton clavier. Ça suffit.

    Liberté, égalité, fraternité, il y a écrit quelque part. T’y croyais toi aussi, qu’on naissait tous égaux ?

    Qu’on avait tous les mêmes chances ?

    Tu t’es gouré.

    « Ce sac, ce satané sac ne s’imagine pas le vide qu’il laisse. Il creuse la femme autant qu’il l’avait comblée autrefois. L’amour qu’il recouvre est immense ; sa perte est insondable. »

    Va le chercher, fais-moi confiance.

  • Ju lit les Mots 26 janvier 2019
    Un sac - Solène Bakowski

    Solène Bakowski m’a retourné et encore une fois elle m’a entraîné dans le sillage d’une écriture de talent ! Une conteuse de la vie…

    Avec un sac elle m’avait subjugué par son talent et avec cet opus elle démontre un talent de conteuse de la vie… la vie inexorablement meurtrie…

    Ici point de meurtres…. Mais des cœurs brisés. … des vies brisées. … par la seule manipulation…

    « On croit qu’on a oublié, on croit qu’on n’a pas fait attention, et puis il suffit d’un objet, d’une parole, d’une musique et tout remonte à la surface, y compris des détails qu’on ne pensait pas avoir relevés sur le moment. »

    Comment pousser une famille vers la destruction. … comment s’imaginer un moment que l’amour peut vous détruire. .. pourtant un amour qu’on s’imagine inconditionnel peut nous détruire ou nous pousser vers le haut…

    Encore une fois Solène Bakowski se sert de l’amour filiale comme terreau de sa trame, décortique les sentiments avec talent, finesse et en fin psychologue elle démontre que la vérité arrive toujours à trouver la porte de sortie !

    On ne ressort pas indemne après avoir lu du Solène ! C’est en même temps une claque et une thérapie ! Oui j’ose le dire !

    Vous vous poserez maintes fois la question : dois-je en fin de compte cacher certaines choses pour protéger ? Cacher un tel secret protège vraiment ceux que j’aime ?

    Un secret, un non dit ronge son détenteur mais aussi ceux que l’on croit protéger en ne divulguant rien !

    Avec ce livre, vous prendrez en pleine face vos secrets et leurs conséquences et toutes vos certitudes s’écrouleront !

    Merci Solène, pour ce livre, merci pour cette écriture, merci pour cette thérapie !

    « La haine est une araignée qui entoile tout et tout le monde, elle ne s’encombre pas de demi-mesure. »

    Bizarrement, cette lecture a fait quelques parallèle à ma vie et je dois dire que tout du long je me suis sentie fière des choix que j’ai pu faire… fière d’avoir rompu avec les traditionnels secrets bien gardés qui te bouffent de l’intérieur !

    Avec talent, empathie l’auteur te prouve par A+B que parler délie les nœuds et engendre compréhension. …

    Parler, ne pas cacher permet de comprendre et mieux appréhender l’autre mais surtout de le comprendre….

    Il est intéressant de noter que j’ai lu ce livre le lendemain d’une grande discussion entre 3 générations de femmes, générations qui ont chacune à leur manière décider de briser le cercle de répétitions inconscientes dues à l’absence de parole…

    La génération de ma mère 64 ans ne parlait pas et pensait protéger ses êtres aimés en cachant ses propres blessures, ma génération de 20 ans plus jeune a décidé de rompre ces secrets et de parler à la 3ème génération, ma fille 20 ans… en ne cachant rien ! Et j’ai vu les bienfaits….

    Alors oui ! Un grand merci Solène pour cette lecture en avant première, un grand merci pour cette confiance, un grand merci pour cette thérapie, un grand merci de démontrer avec talent que l’être humain se croit fort mais est bien faible sans remise en question…

    L’amour peut-être une destruction, l’amour peut aussi élever celui qui le reçoit sans concessions sans tabous, sans secrets….

    Aimer l’autre, c’est l’aimer assez fort pour faire confiance en son jugement ! Aimer l’autre c’est être sincère ! Aimer l’autre c’est lui faire confiance.

    Être une mère ne donne pas un droit de diriger la vie de son enfant ! Aimer son enfant c’est lui faire confiance, l’aider à se construire et surtout le laisser voler de ses propres ailes…

    On ne sort pas indemne d’une lecture comme celle-ci ! La plume de l’auteur te marque au fer rouge et laisse son emprunte indélébile….

    Merci Solène….

  • Sangpages 26 janvier 2019
    Un sac - Solène Bakowski

    Difficile à décrire tant il est, quelque part, contradictoire. Un personnage horrible sans foi ni loi que l’on a pourtant envie de prendre dans ses bras, tout doucement, en murmurant « chutttt… tout va bien, tout est ok »
    Une magnifique plume qui nous emporte dans une histoire sordide, racontée avec beaucoup d’émotions qu’elles soient dures ou douces. Une histoire tellement émouvante et tellement prenante qu’elle en paraît réelle.
    J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à lire ce très beau livre qui m’a franchement émue et c’est pas courant pour un thriller….
    Un thriller à la fois dur et à la fois très psychologique ou personne n’est noir ou blanc, ou personne n’est plus responsable ou méchant…Une histoire comme dans la vraie vie …

  • a little library 27 février 2019
    Un sac - Solène Bakowski

    Une grosse gifle dont on ne sort pas complètement indemne : l’histoire de Anna-Marie, bousillée, déglinguée.
    L’histoire d’une tignasse rouquine, d’un corps offert, d’une âme sale et salie, et d’un petit sac.
    C’est noir, glauque, triste.
    À éviter les soirs de déprime.

  • claire chronique 5 mars 2019
    Un sac - Solène Bakowski

    C’est l’histoire d’une enfant Anne-Marie caravelle non désirée devenue femme marginale ! Histoire noire, violente et l’atmosphère y est pesantes ! Une mere folle et un père qui sait suicidé ! Livrer seule a elle-même elle vivra une vie de marginal et s’amourachera d’un jeune homme son ange comme elle l’appelle ! Excès de drogue, d’alcool et de sexe rien qui fera de sa vie une vie de stabilité ! j’ai aimé lire ce livre, mais il ne sera pas de ceux qu’il me marque malheureusement

  • VALERIE FREDERICK 11 juin 2019
    Un sac - Solène Bakowski

    En refermant ce livre, je me suis dit que décidemment, certaines personnes naissaient avec un handicap social tel qu’il leur était impossible de vivre "normalement" dans notre société actuelle. Anna-Marie Caravelle, à la fois le personnage principal et la narratrice de cette histoire en fait partie. Un père qui se suicide à l’annonce de sa venue au monde, une mère qui se mure alors dans le silence (et la folie), une voisine qui en profite pour s’accaparer à l’insu de tous le bébé et voilà comment on construit un monstre...
    Anna-Marie retrace ici les vingt-quatre premières années de sa vie de marginale, qui agit et réagit à l’instinct, sans foi ni loi, hantée par ses propres démons, trainant sa peau d’"Affreuse Rouquine" dans les alentours magnifiés de la Place des Grands Hommes à Paris.
    Une héroïne à la dérive que l’on n’aurait pas envie de croiser dans la réalité !

  • Des plumes et des livres 7 septembre 2019
    Un sac - Solène Bakowski

    Après avoir dévoré Une bonne intention, j’ai profité de recroiser le chemin de Solène Bakowski lors du Salon du polar de Sens pour me procurer Un sac.

    Si j’avais beaucoup apprécié ma lecture de Une bonne intention, celle d’Un sac l’a surpassée. J’ai dévoré ce roman en moins d’une journée !

    Dans les premières pages, nous faisons la connaissance d’Anna-Marie, qui semble avoir eu une vie difficile malgré ses vingt-quatre ans. Elle transporte avec elle, un sac, dont le contenu un peu lourd intrigue. Elle souhaite plus que tout déposer ce sac au Panthéon. Pourquoi ? Qu’y a-t-il dans ce sac ?

    Au fil des chapitres, Anna-Marie couche dans un carnet l’histoire de sa vie. L’histoire commence avant même sa naissance, au moment où sa mère, Elise, apprend sa grossesse et que son père se suicide. Puis le rejet de sa génitrice pour cette chose qui grandit en elle, ainsi que le rejet de Monique, la voisine qui recueille Elise, puis l’attention de cette dernière qui voit en Anna-Marie, l’enfant qu’elle n’a jamais eu.

    Anna-Marie n’a pas eu une vie des plus classiques. Elle est d’abord cachée par Monique, puis jetée dans la gueule du loup en guise de présentation à sa mère pour qui Anna est la cause de son malheur. Anna va avoir du mal à gérer ses émotions (on ne lui a jamais appris, et la vieille n’est pas non plus un ange) et va commettre des atrocités...

    Dans Un sac, Solène Bakowski nous plonge dans la tête et les pensées d’Anna-Marie. Son thriller psychologique m’a tenu en haleine et au fil des pages, je gardais à l’esprit qu’il fallait découvrir le contenu de ce sac si mystérieux. Seulement, voulons-nous vraiment le savoir ? A un moment, je me demandais même si l’auteure ne jouait pas avec mes nerfs et si le sac ne refermait rien d’horrible ni de dangereux ?

    Un sac ne referme pas que le pire de la vie d’Anna-Marie Caravelle. Il y a aussi des moments de bonheur, d’insouciance, en plus de trouver la frustration, l’amertume, la vengeance... Un sac est en fait à l’image de la vie.

    Le dénouement de ce roman est inattendu, j’ai été surprise (pas par le contenu du sac mais du comment, il est arrivé là). Et étonnamment, ce n’est pas la partie qui m’a le plus choquée ou dérangée.

    Les mésaventures des animaux me traumatisent davantage que d’autres événements... C’est sans aucun doute la manière dont les scènes sont décrites qui font jouer sur le pathos.

    En tout cas, Un sac a été une excellente lecture, riche en émotions et intense en réflexion.

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