Tokyo Vice - Jake Adelstein

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Résumé :

« Parfois, mieux vaut avoir de la chance que d’être bon. »

Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n’a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n’hésite pas à s’enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.

A mi-chemin entre le polar mafieux et l’enquête journalistique, Tokyo Vice est aussi le roman initiatique d’un jeune journaliste américain à Tokyo qui nous livre, avec beaucoup d’humour, un témoignage nerveux sur l’envers de la société nippone.

Jake Adelstein est le premier étranger à avoir intégré la rédaction du Yomiuri Shinbun. Pendant plus de dix ans, il couvre le trafic d’êtres humains et le crime organisé. À la suite de son enquête sur les yakuzas, sa famille est placée sous protection du FBI pendant plusieurs années. Il a par ailleurs travaillé pour The Daily Beast, The Japan Times et Vice News.

Vos #AvisPolar

  • La bibliothèque de Céline 10 juillet 2018
    Tokyo Vice - Jake Adelstein

    L’histoire qui nous est contée n’est pas une histoire comme les autres. Il s’agit d’une histoire vraie : celle de Jake Adelstein, un journaliste juif américain qui intègre le plus grand quotidien japonais Yomiuri Shinbun dans les années 90. Le prologue de Tokyo Vice démarre sur des chapeaux de roue. Jake se retrouve face à une délicate position :
    « Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. Et peut-être bien votre famille aussi. Mais on s’occupera de vous en premier, pour que vous appreniez quelque chose avant de mourir ».
    Cette menace vient de la mafia japonaise : les yakuzas. Mais qui sont-ils ? Pourquoi profèrent-ils une telle menace à l’encontre de Jake ?
    Dès le premier chapitre, l’auteur remonte dans le temps et nous livre son parcours. Celui qui l’a amené à cette réalité. Il nous parle de ses études, de son recrutement dans le plus renommé de tous les journaux nippons, de ses premières années lorsque le mot « yakuzas » n’avait encore qu’un sens plutôt flou et qu’il ne traitait que des affaires mineures. Incursion dans les bureaucraties administratives et politiques ; relations entre la police et les journalistes et leurs petits « arrangements » qui sont monnaie courante ; la traite des êtres humains… Le journaliste traite des sujets divers et variés qui nous permettent de nous insérer dans les méandres de la culture nippone et de ses codes relativement…atypiques. Et le lecteur en ressort riche en découvertes ! La place prépondérante du sexe, de la prostitution chez les japonais, l’importance que revêt le travail dans leur vie quotidienne, leur volonté de toujours tout vouloir bien faire, la place du suicide qui démontre à quel point cette société peut parfois être stressante…J’ai l’impression d’avoir lu « les coulisses » d’un Japon qui est souvent représenté de façon plus « lisse ».
    L’auteur présente les affaires qu’il a couvertes en détails. Parfois un peu trop ; le seul reproche que je pourrais faire à ce livre qui m’a passionnée et qui, je pense, fera le même effet à ceux qui souhaitent réellement en apprendre beaucoup sur le sujet.
    Une réalité parfois terrifiante toutefois pas dépourvue d’humour.
    « Je pense que ça ira. Mais il faut que tu saches que je suis juif, et nous sommes radins par tradition depuis deux mille ans. Je ne voudrais pas déshonorer la tradition. Que dirais-tu d’une bouteille de champagne bon marché ? »
    A l’image de la vie.
    Un livre très bien écrit. Une lecture intéressante et instructive qui soulève les incohérences d’une société qui a bien des secrets à garder.

  • Sylvie Geoffrion 24 mars 2019
    Tokyo Vice - Jake Adelstein

    Chapeau bien bas pour le tour de force et saluons l’audace de Jake Adelstein. Il semble qu’intégrer un des plus grands journaux japonais , pour un étranger, soit tout un exploit.
    Avant d’exposer mon opinion, permettez-moi de commenter l’édition. Mention spéciale 5 étoiles pour le travail léché. Magnifique illustration de couverture de Guillaume Gullpart, les titres de chapitre à la japonaise, donc à la verticale, les notes et commentaires à côté du texte, vraiment, une mise en page exemplaire et innovante. Bravo.
    Tokyo Vice ce sont les mémoires de ce "gaijin", embauché comme journaliste au Yomiuri Shinbun (rien que plus ou moins 15 millions de lecteurs) . C’est aussi un peu l’histoire de son intégration à la société japonaise ce qui ne semble pas si évident.
    Il commence donc par couvrir la banlieue tokyoïte et ses petites délinquances durant quelques années. Et vient la mutation vers le grand Tokyo où il suivra les enquêtes pour homicides, suicides, disparitions, prostitutions, trafics, etc.
    Il y découvre le "grand crime organisé". Enquêter sur les "yakuzas" avec tout ce que cela comporte de dangers, de menaces personnelles ou pour l’entourage, relève clairement de plus que de l’esprit d’aventure.
    Jake Adelstein s’acharnera en particulier sur un leader de cette pègre japonaise surnommé le "vautour". Vautour qui a fait son argent dans les prêts usuraires entre autres choses.
    Toutefois, je ressens un malaise en refermant ce livre. Malaise qui ne concerne pas l’exploit de l’auteur mais plutôt sa personnalité. Je ne crois pas que j’aimerais ce genre de personne. Malgré que ce qu’il a fait en dénonçant les pratiques hautement criminelles des yakuzas soit des plus louables, ce genre de personnage ne me plait pas. Centré sur lui-même, égoïste, individualiste, plein de soi, non il ne m’a pas plu. Je suis peut-être trop sévère mais c’est ce que j’ai ressenti. Même quand il nous raconte son inquiétude pour sa famille ( 2 petits enfants, 1 conjointe) ou pour son amie (Helena) ça m’a semblé artificiel comme préoccupations, bien loin d’être senti. Son empathie devenait obligation et non compassion...enfin...
    Mais soyons honnête c’est une lecture hautement intéressante et Tokyo Vice se lit comme un roman de chroniques du Japon moderne.

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