Six fourmis blanches - Sandrine Collette

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Résumé :

Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches… Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    Six fourmis blanches - Sandrine Collette

    T’as déjà marché dans la neige ?

    T’as vu comme les traces s’effacent vite au moindre coup de vent ?

    Ben ce roman-là, je suis sûr que des traces, il va t’en laisser. Tu vas marcher encore un moment avec Lou et Mathias.

    Tu vas en chier grave parce que la neige, le froid, c’est marrant deux heures quand tu vas faire du ski, et parce que tu sais que t’as une pizza qui t’attend quand tu rentres à côté du radiateur.

    Pas là.

    Pas de pizza, pas de radiateur.

    Lou, c’est la fille qui a gagné un trekking en Albanie. Elle part avec son amoureux et d’autres gagnants du concours. Son amoureux, il s’appelle Élias.

    J’ai jamais fait de trek en Albanie moi non plus, mais je suis certain que ça me plairait.

    Donc Lou, elle te raconte, et elle raconte bien.

    Au début, elle est plutôt contente. Alors toi aussi, t’es content pour elle.

    Mais juste au début.

    Mathias, il te raconte aussi, mais c’est pas le même jambon. Lui, il est sacrificateur. J’ai regardé. Ça existe. Y a vraiment des types chargés, comme lui, d’éloigner les esprits mauvais en jetant des chèvres sur les cailloux. Ça a l’air anodin, comme ça. Les chèvres, ça court sur les cailloux tout le temps. Elles ont l’habitude.

    Pas là.

    Quand je te dis jeter, c’est jeter. Du haut d’une falaise. Tu vois le truc ?

    Bon.

    Lou, Élias, et leurs potes, ils partent donc pour ce week-end, et ils sont plutôt ravis de la promenade.

    Mais comme je t’ai dit, ça, c’est au début.

    Le truc, avec la montagne, c’est que le temps, il change vite. Très vite. Que tu passes du plein soleil au brouillard en quelques heures. Et la montagne, dans le brouillard, c’est tout de suite moins touristique. Même si t’as un super guide.

    Le super guide, il s’appelle Vigan.

    Chouette mec Vigan.

    Sérieux, charismatique, et tout et tout. Le type en qui tu peux avoir confiance. Heureusement qu’il est là, sinon, tu pourrais te perdre.

    Parce que Sandrine Collette, elle te perd.

    Elle t’emmène dans des coins que tu connais pas.

    Pas des coins de nature, ça il y en a d’autres qui le font bien, mais dans les coins de l’âme humaine. Les coins sombres. Quand tu commences à penser à toi avant de penser aux autres.

    Ça t’est jamais arrivé ?

    Moi, je suis pas superstitieux. Ça porte malheur, mais dans ces montagnes, j’ai failli le devenir.

    Mathias, il faut que je t’en parle un peu aussi.

    Il a le don.

    Le don de choisir la bonne chèvre à sacrifier, et le don aussi de sentir le mal, et de l’éloigner.

    Ça peut être utile, surtout là-bas.

    Ici, en ville, c’est moins nécessaire.

    Et puis où tu veux jeter une chèvre ? Sous le bus ?

    Mathias, on l’invite pour les grandes occasions. Les mariages, les naissances, tous les trucs où il est de bon ton d’éloigner le Mal.

    Moi, Mathias, je l’aime bien.

    Un sacrificateur, comme pote, ça peut toujours servir.

    Au début du roman, il t’explique :

    « Le mal suinte de ce pays comme l’eau des murs de nos maisons tout le long de l’hiver. Enraciné en nous, telle une sangsue fossilisée sur une pierre. C’est ce que disait mon grand-père, et avant lui son père, et le père de son père : depuis toujours ces montagnes sont maudites. »

    Encore un roman où tu retiens ton souffle, où parfois tu as du mal à respirer.

    Sandrine Collette, elle a le don aussi.

    Elle est pas sacrificatrice, je crois pas en tout cas. Mais elle a le don de t’emmener dans ses histoires et de ne te laisser partir que quand elle a fini de raconter.

    Tu vas faire comme moi, tu vas tourner les pages, tu vas croire que tu sais, et puis tu sauras pas.

    Et même si tu sais, tu vas tourner les pages quand même, parce que c’est ça le truc avec cet auteur, je te l’ai dit.

    Elle prend ta main, et elle t’emmène, loin, dans les montagnes d’Albanie.

    Va voir ton libraire, encore, et fais-moi confiance, encore.

  • Louison Lit 18 juillet 2017
    Six fourmis blanches - Sandrine Collette

    Vous faîtes partie de ces personnes qui sont toujours partantes pour l’aventure,

    les trekkings dans des lieux sauvages et reculés de la planète.

    Cette histoire est écrite pour vous mais croyez moi vous y réfléchirez à deux fois

    avant de partir la prochaine fois. Ce livre pourrait bien vous faire changer d’avis et

    vous ne verrez plus d’un si bon œil la montagne, ces paysages enneigés, crevasses,

    tempêtes de neige et lac pas si bien gelé que ça.

    Brrr, il fait froid dans ce livre un froid dont on ne sait s’il vient de la température négative

    ou bien de la terreur qui s’installe lentement mais surement dès la mort d’un des marcheurs.

    Ce livre m’en a rappelé un autre « premier de cordée » de Frison Roche, on retrouve

    les paysages de haute montagne enneigés, les crevasses, les dangers,

    l’épuisement des hommes, les accidents, bref cette ambiance glaçante

    On va suivre Lou dans cette lente descente aux enfers de ce qu’un être humain peut tolérer.

    Sandrine Colette nous enveloppe dans une ambiance flippante et

    oppressante à vous glacer les sangs. La tension va être portée a son paroxysme,

    la nature n’est pas bonne pour l’homme, elle est hostile sans compter les dieux de la montagne

    qui veillent et contribuent grandement au malaise. Il y a aussi une seconde histoire celle de Matthias,

    le sacrificateur qui applique les coutumes d’Albanie. Le récit va ainsi être en alternance

    entre ces deux récits, on quitte l’un pour mieux reprendre l’autre.

    Cette technique de la double narration parallèle est efficace et on est en attente de la jonction

    entre les deux histoires qui sera un véritable tournant dans l’histoire.

    J’ai beaucoup aimé ce livre et je vous le recommande.

  • Les lectures de Maryline 21 décembre 2018
    Six fourmis blanches - Sandrine Collette

    J’ai déjà lu "Des nœuds d’acier" et "Un vent de cendres" de cette auteur et j’ai beaucoup aimé ! Alors je voulais poursuivre ma découverte de cette auteur à l’immense talent !

    J’ai pris ce livre à la médiathèque, je n’ai donc pas choisi la maison d’édition. Et en ouvrant le livre, j’ai fait un bon en arrière ! Cette maison d’édition est spécialisée dans les gros caractères ; alors c’est pratique oui, pour ceux qui ont des problèmes de vue mais alors je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter ; ça saute aux yeux, je devais mettre le livre loin de moi pour pouvoir le lire...

    Mais revenons à l’histoire. Elle est racontée par 2 personnages à qui l’auteur consacre à tour de rôle un chapitre. Mathias, qui est un sacrificateur et Lou, une jeune femme partie à la découverte des sommets de montagne pour 3 jours avec un groupe et un guide.

    J’ai trouvé difficile et long les chapitres racontés par Mathias. Je ne voyais pas bien où l’auteur voulait en venir avec son histoire, j’étais un peu perdue, autant pour l’histoire que pour la découverte de son métier qui pour moi reste assez flou... J’ai préféré les passages avec Lou et sa troupe d’amis car j’ai senti dès le début qu’il allait se passer quelque chose de grave, sans pour autant le découvrir.

    Et pour finir, je n’ai pas été transportée par ce livre, par cette intrigue un plate à mon goût... En effet, le dénouement (à 100 pages de la fin) est surprenant, mais c’est la seule chose de bien dans le livre. Je suis donc très déçue par cette lecture.

  • Maks 9 février 2019
    Six fourmis blanches - Sandrine Collette

    Pas mal de suspense, les chapitres sont alternés entre une femme en trekking avec un groupe et un "sacrificateur de chèvres". Finalement les deux récits se rejoignent.

    De beaux paysages, on ne s’ennuie pas et les personnages sont bien dépeint même si ils n’ont pas beaucoup de personnalité (mis à part le sacrificateur qui lui est un vrai ours des montagnes, j’ai adoré ce personnage).

    Arrivé dans la dernière ligne droite du roman le suspense s’essouffle un peu, la fin est très classique, c’est vraiment dommage car le sujet était sympathique et ce thriller avait tout pour être génial mais il manque un peu de profondeur pour captiver le lecteur.

    Une bonne lecture tout de même et divertissante quand on veut passer le temps où que l’ont veut se vider la tête sans avoir un truc compliqué à lire.

  • kateginger63 12 mars 2019
    Six fourmis blanches - Sandrine Collette

    *
    On ne sait jamais dans quel état on sort d’une randonnée !
    *
    Le choix de cette lecture s’est fait par le résumé de la 4ème de couverture : une randonnée en montagne, en mode survie, il va se passer quelque chose d’horrible.
    Alléchant, n’est-ce pas ?
    C’est le premier roman que je lis de Sandrine Collette. Beaucoup d’éloges sur ses thrillers.
    Et comme je lis beaucoup de récits de voyage de montagne, je me suis dit que c’était l’occasion d’ouvrir cet opus. (Et je l’avais aussi pioché dans la PAL de @Neneve !).
    *
    Un trek prévu pour 6 jeunes français en terre d’Albanie. Qui sont les "beta-testeurs" d’une agence de voyages.
    Je ne connais pas du tout le massif montagneux de l’Albanie. Des monts de 2500 mètres. Easy peasy ! On a les mêmes en Auvergne.
    Mais c’est sans compter sur les tempêtes de neige (en mars), les rafales de vent.....et des mercenaires....
    Ah celle-là , je ne l’ai pas vu venir :) Je ne spoile pas plus, sinon cela ne vous donnerait pas envie d’entamer ce thriller .
    Ici, c’est la survie dans toute sa splendeur. Des épreuves très difficiles pour ces jeunes personnes citadines et bien inexpérimentées. Avec un guide aux allures mystérieuses et sombres....
    *
    2 lignes temporelles, des chapitres alternant Lou, la randonneuse et Mathias le sacrificateur. Oui, il y a bien des rituels étranges qui se trament. (j’ai fortement pensé au film "Blair Witch", la forêt de toutes les superstitions).
    J’ai survolé un peu rapidement les chapitres de Mathias (selon moi, l’auteur aurait pû élaguer certaines actions).
    La tension monte crescendo , le mystère rôde derrière chaque flocon de neige. On sent la peur avec Lou (l’héroine) et on grelotte ! Ne vous y trompez pas, c’est bien un thriller qu’on a là. Et pas juste une randonnée qui tourne mal !

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