Reflex - Maud Mayeras

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Résumé :

Photographe de l’identité judiciaire, Iris Baudry est discrète, obsessionnelle, déterminée. Disponible nuit et jour, elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.
Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans la ville maudite où son enfant a disparu, un tueur en série s’est mis à sévir. Et sa façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre...
La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

" Exceptionnel. Absolument diabolique. " Gérard Collard – Le Magazine de la santé

" Un livre qui ne laissera personne indifférent. " Julie Malaure – Le Point

Vos avis

  • Nicolas Elie 22 septembre 2017
    Reflex - Maud Mayeras

    Il est rare que je dithyrambise sur un livre. Donc, voici l’exception, qui confirmera une règle toute prête à être modifiée.
    Je viens de terminer un livre de Maud Mayeras. Le livre, c’est Reflex.

    Je la connais un peu maintenant.

    On a passé du temps ensemble.

    Je la connais un peu parce que ses mots m’ont touché, et que je viens de me prendre une gifle monumentale.
    J’avais eu ça, déjà, avec « Grossir le ciel » de Franck Bouysse et « La faux soyeuse » d’Éric Maravelias.
    Trois gifles en une année, c’est beaucoup plus que ce que je supporte d’habitude…

    Maud écrit. Et elle écrit foutrement bien.

    Parce qu’écrire sur la maltraitance sans sombrer dans le larmoyant, c’est pas gagné…

    Parce qu’écrire sur la violence faite aux femmes sans tomber dans le cliché éculé des années 70, c’est pas gagné non plus.

    Elle t’emmène, elle te promène, elle te laisse croire que t’as tout compris… Mais c’est une erreur. T’as pas compris du tout.

    Tu es juste happé par ce style, nerveux, qui te donne l’impression d’être tellement simple… Mais rien de simple. Rien de facile. Juste du travail.
    Des larmes, sans doute, plein ses bras, pour pouvoir accoucher de ce roman, et quand je dis accoucher, je pèse mes mots. La douleur de l’enfantement est là, bien présente, la peur du devenir de l’enfant, de celui que nous allons porter sur nos épaules et dans lequel nous fondons parfois tous nos espoirs, celle qui nous dévore au point de parfois nous empêcher de l’aimer…

    J’espère qu’elle va bien.

    Moi, j’ai pris une baffe. Une vraie.
    Il vient de sortir en poche, alors même si t’as décidé de faire des économies sur le papier pour épargner les forêts équatoriales, va l’acheter !

  • mavic 21 octobre 2017
    Reflex - Maud Mayeras

    Après avoir lu Hématome il y a quelques années, j’ai voulu découvrir d’autres de ses romans. Et si le premier m’a clairement chamboulé celui-ci m’a juste totalement retourné le cerveau sur la fin. Si je devais décrire ce livre en trois mots ? Oppressant, intriguant et surprenant.
    On suit Iris et ses pensées tout au long du livre entrecoupé par un retour dans le passé, à partir de 1920, permettant de faire connaissance d’une famille dont le destin est déjà tracé.
    Le sentiment d’oppression, d’angoisse avec cette pointe de curiosité que suscite l’auteure, fait que j’ai eu beaucoup de mal à décrocher.
    Peu d’actions dans ce thriller mais ce n’est pas indispensable tant l’ambiance du livre fait beaucoup. J’ai presque eu l’impression d’être dans un huis clos par le peu de détail que nous livre Maud Mayeras sur l’environnement qui entoure les protagonistes. Une fin qui vous laissera sûrement bouche bée et pas que... Encore une fois, l’auteure a réussi ce tour de force de nous surprendre jusqu’au bout !
    En bref, foncez, savourez, ne cherchez pas à comprendre mais juste à vous lancer dans l’histoire d’Iris et de cette famille de 1920. Pas sûre que vous en sortiez indemne. A ceux qui aime ressentir ce sentiment d’oppression, d’angoisse, qui ne sont pas après l’action à tout prix. 

  • Sandrine Fernandez 1er mars 2018
    Reflex - Maud Mayeras

    Iris Baudry est photographe judiciaire. Un coup de fil de la police et elle saute sur sa moto pour aller immortaliser les scènes de crime les plus sordides. Solitaire, silencieuse, compétente, toujours disponible, la jeune femme n’a pas de vie en dehors de son métier. Après un de ces appels, Iris se rend compte qu’elle est dans sa ville natale où l’on vient de retrouver le corps d’un enfant. Immédiatement les souvenirs ressurgissent. Cette ville, elle l’a fuie il y a bien longtemps, quand son fils Swan a été assassiné, son pauvre corps de six ans à peine, meurtri, dépecé, abandonné. Pour ne pas se retrouver en tête à tête avec sa mère, ce monstre froid et intransigeant, le croque-mitaine de son enfance, elle est partie avec la ferme intention de ne plus jamais revenir. Rien n’a changé dans cette ville perdue et sans avenir qui se dessèche sous un soleil de plomb. Sauf sa mère. Folle à lier, elle est désormais à Bellevue, l’hôpital psychiatrique dont nul n’est jamais ressorti, Bellevue, ce mouroir qui a toujours eu pour vocation d’abriter la misère humaine. C’est ici que Lucie a vu le jour en avril 1920, fruit du viol de la jeune Julie Carville, reniée par ses parents après cette infamie. A l’époque, Bellevue était un couvent et un orphelinat tenus par des bonnes soeurs et Lucie y a grandi dans la misère et les coups. A priori, aucun rapport entre Iris et Lucie. Et pourtant...

    Deux époques différentes mais les mêmes destins marqués par la noirceur et la violence.
    De nos jours, la vie d’Iris Baudry, jeune femme tourmentée, secrète, bègue, brisée par le désamour de sa mère et le meurtre de son fils. Son retour en ville lui donne l’occasion d’affronter ses démons. Voir sa mère tant détestée réduite à rien, se souvenir de son père adoré emporté trop tôt par un cancer, retrouver la voisine Jackie, toute en sucre et en miel, sa seule source de douceur maternelle à l’époque, et affronter le détestable journaliste local qui avait couvert la mort de Swan et reste persuadé que celui qui est derrière les barreaux pour ce meurtre n’est pas coupable.
    Dans les années 20, le calvaire d’une jeune fille de bonne famille violée, vilipendée, reniée par les siens puis finalement abandonnée dans un couvent où elle fut humiliée, battue avant de donner naissance à une petite Lucie, née avec une jambe estropiée.
    De la souffrance, de la violence et du sang pour une ambiance très noire. Un tueur en série qui écorche ses victimes, assassinant sans distinction des hommes, des femmes, des enfants. Une mère qui pleure son enfant mort. Une maison qui renferme bien des secrets. Et une auteure machiavélique qui nous emmène dans les tréfonds de l’âme humaine, nous promène tout au long de son roman pour nous assommer avec les pires révélations à la toute fin. Quel talent pour manipuler son lecteur et le surprendre ! Une lecture noire et addictive.

  • QuoiLire 3 septembre 2018
    Reflex - Maud Mayeras

    Je ne sais pas quoi dire pour ne pas être trop méchant suite à la tentative de lecture (plus exactement d’écoute) de ce livre.

    Arrivé au quart de ce livre, je ne comprends toujours pas l’histoire, l’enquête car il n’y en a pas vraiment. On subit des pages (des minutes) de laïus sur la violence faite aux enfants, leur manipulation psychologique, dont celles faites dans le passé à l’héroïne du roman, sans comprendre le lien avec l’enquête de laquelle elle a été écartée.

    De plus, la voix de la lectrice est à l’image du roman, guère entraînante. Donc abandon.

    Cherchant à savoir si cela venait de moi, j’ai cherché des critiques d’autres blogueurs : il semblerait que les 100 dernières pages soient à l’opposé des 400 premières (autant dire qu’il faut de la persistance) avec de nombreux rebondissements, quelque peu excessifs ; mais qui ne compensent pas les manquements du reste du livre.
    https://quoilire.wordpress.com/2018/09/03/maud-mayeras-reflex/

  • universpolars 24 novembre 2018
    Reflex - Maud Mayeras

    Second roman de Maud Mayeras, 7 ans après le premier, "Hématome". Premier constat : le cadre général n’a pas changé, c’est toujours aussi sombre, froid alarmiste et dur. Pessimiste ? Négatif ? Presque chaque chapitre débute par les termes "Je n’aime pas..."

    Par contre, au niveau de l’écriture, j’ai pu remarquer une certaine maturité, l’auteur semble être plus sûre et plus à l’aise dans sa manière d’écrire. C’est plus profond, plus consistant. Bref, le style s’est pour moi bien amélioré entre les deux romans.

    L’enfant est à l’honneur dans ce thriller, pour ne pas dire au déshonneur. Il y joue le mauvais rôle, ou plutôt il ne joue pas du tout. L’auteure nous dresse une verticale d’horreur liée à l’enfance, une géométrie macabre.

    Les personnages sont décrits en profondeur, en détail, notamment celui d’Iris Baudry, le personnage central. L’auteur prend le temps pour bien nous la présenter, pour le meilleur et surtout pour le pire. Iris Baudry est une personne qui va mal, qui porte sur son dos frêle un sac rempli de vieux démons, une fille qui semble en avoir bavé toute sa vie. Cet aspect dur et écœurant est omniprésent dans cette histoire, comme un voile noir qui survole en permanence le dessus de notre tête. C’est gênant. Enfin, un voile... Non, plutôt une chape de plomb, bien humide, qui dégouline de haine, de peur et de cruauté.

    Ce personnage, antisocial, façonné et calibré par une mère atrocement haineuse, m’a énormément intrigué. Au final, je comprends pourquoi.

    Iris Baudry est photographe. Munie de son appareil photo, elle enchaîne les scènes de crimes pour immortaliser tous les détails qui s’y trouvent. Cette femme bègue, timide et déterminée bosse pour l’identité judiciaire.

    La scène de crime sur laquelle elle se rend ici sera peut-être celle de trop. Un enfant est retrouvé assassiné sur une ancienne voie de chemin de fer, torturé de la même manière que son fils, il y a 11 ans en arrière. Ou du moins, c’est ce qu’elle pense.

    Parallèlement, nous allons voir un peu ce qui se trame dans le passé. Notre passage dans ce début du XXème siècle commencera au terme de la 1ère guerre mondiale, puis nous progresserons de générations en générations. L’auteure nous présente une jeune ado qui va subir une double agression. La première, sexuelle. Les soldats alliés sont venus libérer la France et se sont octroyés, visiblement, une petite récompense. Écœurant. La seconde agression sera familiale. Je ne rentre pas dans les détails, mais je relève tout de même le fait que c’est encore plus abject et humiliant que le viol en lui-même. Belle époque !

    Nous naviguerons entre les deux périodes, avec un dénominateur commun : la région, avec son pensionnat pour jeunes filles "indignes" pour l’une des époques, et son asile de "fous" pour l’autre, notamment. Un second point commun sera peut-être aussi le lien familial, dans tous ses états.

    L’auteure tire donc deux lignes, d’abord parallèles, mais qui - forcément -, vont s’approcher puis se toucher. Une ligne qui représente le début du XXème siècle et l’autre qui trace notre propre époque. Deux destins, deux jeunes filles qui ont subi le mal "de l’intérieur". Mais nous suivrons aussi une autre jeune fille, Lucie, née en 1920, une "bâtarde" issue d’un orphelinat religieux, un spectre qui ne fait qu’un avec la pierre, les murs, l’ensemble de l’établissement. Et puis, nous allons encore descendre un peu dans la descendance...

    Nous allons passer d’une époque à l’autre, chapitres après chapitres, en effectuant des bons en avant puis en arrière, jusqu’à atteindre ce point de rencontre temporel. Ce lien, pour le lecteur, se fera en août 1957.

    Maud Mayeras touche un point important de notre vie, un aspect essentiel pour pouvoir garder et conserver nos repères : la famille. Ce que nous raconte l’auteure à travers ces deux époques fait assez froid dans le dos. Ces faits relatés, non fictifs, tout ce qu’il y a de plus réels, atteignent notre être assez violemment étant donné qu’ils brisent justement ces repères que nous avons - normalement - tous besoin pour vivre décemment.

    Et il y a ces enlèvements d’enfants, ces meurtres, cette enquête que nous suivons aux côtés de la photographe. Je ne vais pas en dire plus à ce sujet, cela serait trop en dire.

    L’être humain est complexe, sensible et peut devenir extrême, imprévisible et sans limite lorsqu’on l’expose à des situations extrêmes. Maud Mayeras nous donne un exemple concret de ce constat avec ce thriller, et surtout avec son dénouement.

    Bonne lecture.

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