La Conjuration primitive - Maxime CHATTAM

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

5 #AvisPolar
4 enquêteurs
l'ont vu/lu
1 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme... Si les meurtres qu’ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune – * e – qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ?
Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d’abord en France, puis à travers l’Europe tout entière.
La prédation à l’état brut. Une compétition dans l’horreur...
Pour tenter d’enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

Vos #AvisPolar

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    La Conjuration primitive - Maxime CHATTAM

    Le début, je l’avoue, m’a laissé perplexe…Je trouve le début lent, plat. Continuer ou abandonner ? Mais est ce que j’allais regretter de le mettre de côté ?

    Quelque chose me poussait clairement à le continuer. Une petite voix m’a dit : vas-y continue, tu as eu de bons échos !

    Au fil des pages je me suis laissée entraîner par ce livre et je ne le regrette pas. Connaître la fin devenait indispensable. Un comble, puisqu’au départ ce n’était pas gagné.

    Un livre angoissant, noir, très sombre !

    J’ai trouvé l’écriture de Maxime Chattam fluide ! Livre très bien écrit !
    MM

  • universpolars 24 novembre 2018
    La Conjuration primitive - Maxime CHATTAM

    Le criminologue français Stéphane Bourgoin, pour qui le comportement des serial-killers n’a désormais plus aucun secret, vous dirait que ce scénario n’est théoriquement pas possible. D’une part, cela ne s’est encore jamais vu - et heureusement ! - et d’autres parts, un tueur en série, par son attitude, qu’il soit psychopathe, psychotique ou encore sociopathe, n’arrivera jamais à un tel résultat. Mais ceci reste une théorie ; et si c’était finalement possible ?

    Toute la finesse de ce roman de Maxime Chattam se trouve justement là. Un criminologue vous expliquera que ce scénario - dont je ne peux évidemment pas tout vous révéler - n’est pas concevable, mais ceci c’est sans compter que la société, en continuelle évolution, se modifie et tend à transformer les attitudes de chacun, jusqu’à l’essence-même de la personne. Une société à forte consommation au sein de laquelle des normes, notamment entre le bien et le mal, sont bien définies et ancrées. Et si on tentait de les changer ?

    Pour savoir tout de même un peu de quoi je parle, voici à quoi son confrontés les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Paris.

    Le topo est assez préoccupant et dépasse complètement les enquêteurs qui sont scotchés sur place depuis plusieurs mois. Trois individus, ayant trois modes opératoires totalement différents et se focalisant sur des victimes n’ayant absolument rien à voir les unes avec les autres, oeuvrent aux quatre coins de la France. Fait totalement inédit, ils signent leurs crimes tous de la même manière, soit un signe "gravé" sur les victimes ; "*e".

    Le 1er, surnommé "Le Fantôme", ne laissant pas de trace d’effraction, viole et étouffe ses victimes avant de les réanimer et de les violer à nouveau, jusqu’à ce que la mort soit inévitable. Le second, agissant dans l’est de la France, surnommé "La Bête" pour sa barbarie extrême, psychotique, laisse ses victimes dans un état abominable. Il se permet même d’en manger quelques morceaux. Comme si cela ne suffisait pas, des photos ont été découvertes sur un site pédophile, dévoilant des enfants violés, toujours avec cette inscription "*e". Le troisième prédateur.

    Pour Alexis Timée, responsable de l’enquête, et ses coéquipiers, l’incompréhension est totale lorsqu’ils découvrent un nouvel événement tragique ; un adolescent pousse sur les rails trois personnes plus un nourrisson dans une poussette - tous tués sur le coup - avant de se jeter lui-même sous le train ; sur un mur à proximité du crime, un tag représentant ce fameux signe "*e". Ce sigle devient plus qu’une signature, il devient le symbole même du Mal, un signe de rassemblement ? Les enquêteurs demeurent cependant assez septiques, les tueurs en série sont des solitaires - au pire en couple -, avec leur propre fantasme, souvent repliés sur eux-mêmes.

    Le célèbre criminologue Richard Mikelis, une sommité, va venir en aide aux enquêteurs en leur faisant profiter de sa capacité à "comprendre" les tueurs. Cet homme, qui voulait pourtant raccrocher, n’ayant plus la force d’emmagasiner toute cette violence dans son âme, va pourtant être très actif et ainsi endosser son propre rôle de prédateur. Ce personnage, construit par Maxime Chattam, est tout simplement fascinant. En outrepassant ses limites, il va jouer le rôle de consultant, voir bien plus. Dommage que ce personnage ne soit pas plus "présent" dans l’enquête, car il a un potentiel énorme.

    A présent, le mot "épidémie" commence à être murmuré puis cité de plus en plus fort par les enquêteurs.

    Néamoins, cet événement va enfin ouvrir une petite brèche qui va permettre à la gendarmerie de suivre une piste, la première depuis le début de ces faits étranges. Une brèche qui va permettre d’en ouvrir d’autres et ainsi former le début d’une image d’un puzzle dont les pièces, au début, tendaient à en former plusieurs à la fois. Une ouverture vers le début d’une explication, vers des suspects potentiels.

    Les frontières françaises vont rapidement être dépassées ; de la Pologne, en passant par l’Ecosse, ou encore l’Espagne et le Canada, les crimes vont prendre une ampleur géographique inquiétante, qui vont obliger les enquêteurs à bien se coordonner entre pays.

    L’enquête révélera également des faits troublants et extrêmement inquiétants, à l’image des signes laissés par ces troublants prédateurs sur des lieux symboliques, tel un ancien Lebensborn, endroit dans lequel des expérimentations abominables étaient pratiquées durant le règne nazi et où l’on essayait de créer la race aryenne durant la guerre, respectivement "des enfants parfaits". Comment comprendre cela ? Quel lien ?

    Maxime Chattam nous donne l’occasion de nous poser bien des questions sur le sujet de la violence. Est-il possible qu’une ou des personnes, estimant que leurs conditions méritent d’être reconnues, puissent tenter de modifier les codes de la société ? Des défenseurs de la déviance, d’une minorité.

    L’enquête va mettre à jour des événements du passé, de l’époque du nazisme justement ; des victimes qui, au fil du temps, sont peut-être devenus des prédateurs, motivés par la souffrance, une énorme souffrance morale, un mal d’identité, une exclusion. Une sorte de revendication envers la société ? Des prédateurs qui vont enlever ce qu’il y a de plus profond à l’être humain ; son innocence.

    L’auteur ressort des événements extrêmement durs, une honte du passé, pour nourrir son intrigue. Une perversité à l’état pur qui sera l’origine d’une dégringolade macabre, le coeur même du Mal. Se regrouper pour mieux régner et tenter de changer les normes universelles pour ainsi devenir normal. Encore faut-il que ce terme ait réellement un sens.

    Maxime Chattam met en avant un constat peu réjouissant de notre société qui serait composée de plus en plus de personnes déviantes et dangereuses. L’homme "craque" de plus en plus ? L’auteur aurait-il raison, il n’y a qu’à voir les tueurs de masse qui prolifèrent et dont leurs actes nourris de plus en plus souvent les pages consacrées aux faits divers. L’auteur, par cette intrigue, nous fait bien comprendre que l’homme, à la base, reste un prédateur qui essaye de rester par tous les moyens au sommet de la chaîne alimentaire. C’est uniquement par la suite que des normes et des codes - la société ? - sont apparues pour préserver notre espèce.

    Ne dit-on pas qu’un côté sombre plane sur chacun de nous...?

    Les scènes de crimes détaillées par l’auteur sont spectaculaires, criantes de réalisme, d’abomination. C’est cru - mais pas gratuit -, les actes commis sont poussés à l’extrême dans le vice et la violence.

    Les personnages - notamment les flics - ne sont pas des super-héros, juste de fins limiers voulant réussir, aller jusqu’au bout des possibilités pour mettre un terme à cette boucherie. Alexis Timée et Ludivine Vancker, sa collègue, sa complice, même peut-être un peu plus que ça, vont s’acharner au dépend de leur vie privée pour aller de l’avant. Alexis et Ludivine, personnages clés du roman, vont se succéder pour avancer. Vous comprendrez en lisant.

    Deux personnages qui voguent à vue, au gré du vent, en ce qui concerne leur vie privée qu’ils semblent ne pas trop gérer, mais deux personnes qui naviguent avec beaucoup de détermination dans le cadre de leur travail.

    Maxime Chattam nous réserve des surprises assez marquantes concernant ses personnages principaux, quelques coups de théâtre magistraux !

    Un roman surprenant, très bien documenté, une enquête structurée, méthodique, une intrigue qui se tient dans l’élaboration des méthodes scientifiques ou techniques, un voyage instructif aux quatre coins de l’Europe. Pour ce dernier point, Maxime Chattam nous permet de visiter plusieurs endroits fascinants dont je ne soupçonnais même pas l’existence, comme les mines de sel de Wieliczka, en Pologne, un véritable temple souterrain dédié à la religion dans lequel il place une de ses scènes relativement morbide, ou encore le village de Val-Segond, dans le nord canadien - nom fictif mais lieu réel -, endroit choisi par l’auteur pour créer ses dernières scènes, son dénouement ; un véritable coup de poing dans la face du lecteur.

    Bonne lecture.

  • La Caverne du Polar 26 novembre 2018
    La Conjuration primitive - Maxime CHATTAM

    Tout d’abord je dois dire que cela fait très longtemps que je me dis que je devrais lire un des romans de Maxime Chattam. Toutefois, pour une raison inexplicable, je n’avais jamais sauté le pas jusqu’à présent. Pour un premier contact avec l’univers de cet auteur j’ai donc choisi La conjuration primitive 1er tome de la saga Ludivine Vancker. Et je dois dire WAOUH quel premier contact ! Si un jour au lieu de tuer chacun de leur côté, tout les tueurs en série du monde entier se mettraient à communiquer ensemble et à se regrouper… Quelle idée de départ qui fait froid dans le dos. Un voyage qui nous emmène au coeur de la noirceur humaine.

    Nous allons tout d’abord faire la connaissance d’Alexis et de Ludivine qui travaillent tout deux pour la section de recherche de Paris. Alexis est un jeune gendarme avec une vivacité d’esprit et une rapidité de déduction impressionnante. Il est tellement dévoué à son travail qu’il en néglige sa vie privé. Ludivine elle, est une jeune femme à la fois forte et fragile. Elle mène une existence sans réelles attaches affectives de peur d’être blessée. C’est une gendarme efficace et intuitive. Ils sont lancés dans une enquête où plusieurs tueurs en série taguent sur leur victime un symbole identique pour revendiquer leur appartenance à un groupe. Cette enquête va très vite les dépasser et ils vont faire appel à Richard Mikelis un criminologue à la retraite. Ce dernier dégage une aura inquiétante et semble aussi dangereux que les psychopathes qu’il traque. Ses hypothèses sont d’une justesse déconcertante et il a cette faculté déstabilisante de se placer du point de vue du tueur. Au gré des meurtres ils devront se rendre en Ecosse, en Pologne et enfin au Canada.

    Le récit est bien construit, il n’y a aucun temps mort, l’écriture est agréable et très fluide. L’auteur décrit à merveille toutes les scènes de crimes. Et que dire des personnages, qui sont hyper réaliste. Mais pour moi le gros point fort de ce livre est ailleurs. Bien sûr qu’on est plongé dans un univers d’horreur, mais la violence n’est pas gratuite. L’analyse développé dans ce livre est tout simplement que le mal peut être partout et qu’il a le visage de tout le monde, le mal est en chacun d’entre nous.

    La conjuration primitive est un thriller original et haletant qui nous pousse à une réflexion très pertinente sur la nature humaine. Maxime Chattam démontre vraiment avec ce roman qu’il est l’un des tout meilleurs auteurs de thriller en France. A lire absolument !

  • Wolf1316 5 février 2019
    La Conjuration primitive - Maxime CHATTAM

    Une intrigue incroyable et surprenante. Des tueurs plus terrifiants les uns que les autres. Aurez-vous le courage de plonger au cœur des ténèbres en compagnie d’Alex et Ludivine ? Âmes sensibles s’abstenir...

  • eTemporel 10 février 2019
    La Conjuration primitive - Maxime CHATTAM

    La conjuration primitive était l’un des romans que j’attendais le plus en cette année 2013. D’une part, parce que je fais partie des inconditionnels de Maxime Chattam, spécialement dans le registre du thriller dans lequel il excelle, mais aussi parce qu’en suivant l’auteur sur Twitter, il n’était pas rare de bénéficier de sa part de quelques commentaires alléchants sur la progression de son intrigue, voire même de partager les souvenirs de ses repérages, en Pologne par exemple, à travers quelques photos. De quoi mettre l’eau à la bouche !

    Malgré tout, j’ai tardé à me lancer, faute de temps. J’ai fini par sauter sur l’occasion d’une lecture commune organisée par Randall sur Livraddict, et prévue pour le 1er septembre prochain, pour me plonger dans cette histoire, et avec quel délice ! Enfin, si on peut vraiment parler de délice, parce qu’en l’occurrence, je ne suis pas sûre que le mot soit bien adapté car ce qui s’y passe fait froid dans le dos. Et je ne parle pas seulement des détails macabres, certes foisonnants, mais bel et bien de cette espèce d’obsession qu’a l’auteur pour le Mal lui-même. Quelle est son origine ? Comment évolue-t-il ? Peut-on y faire face et pendant combien de temps ? Arrivera-t-il un moment où nous serons submergés ?

    Alors bien sûr, il y a quelques passages, en particulier à l’approche du dénouement, où les théories des criminologues, sur lesquelles les protagonistes s’attardent longuement, sont un peu trop appuyées, au point de finir par paraître un peu fumeuses. Mais ce roman a été un véritable coup de cœur pour moi, le second de l’année seulement, sur plus d’une cinquantaine d’ouvrages lus jusqu’ici, et ce n’est pas pour rien ! C’est parce que Maxime Chattam sait habilement jouer avec nos nerfs.

    Ici, l’intensité dramatique atteint des sommets, l’auteur n’hésite pas une seconde à malmener ses personnages, quitte à les sacrifier. Il nous expose froidement les exactions de ses tueurs, des prédateurs qui sèment des cadavres à travers toute l’Europe, titillant notre imagination sur ce qui se passerait s’ils parvenaient à s’entendre, à s’unir contre nous, innocentes victimes, en une espèce de coalition démente. Un page-turner efficace, aucun doute là-dessus. Un roman qui ne souffre d’aucun temps mort, le récit est dynamique, très fortement ancré dans notre réalité, le suspens constant, les décors incroyables.

    Cet auteur a un don : celui de nous mettre le trouillomètre à zéro et de se débrouiller pour nous faire croire qu’on aime ça ! Du grand Chattam.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.