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L’Ame du mal - Maxime Chattam

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Résumé :

Abandonnés au fond de la forêt ou de hangars vétustes, des cadavres comme on n’en a jamais vu, mutilés de façon rituelle, porteurs de messages cabalistiques semblables à ceux que laissait derrière lui le bourreau de Portland, avant qu’une balle dans la tête ne vienne à bout de sa carrière... Le tueur serait-il revenu d’outre-tombe ? S’agit-il d’une secte particulière qui prélève toujours les mêmes morceaux du corps de ses victimes pour d’étranges cérémonies ? Des bibliothèques ésotériques aux égouts de la ville, l’inspecteur Brolin et une jeune étudiante en psychologie plongent dans une enquête infernale, tandis que la police scientifique et la médecine légale se perdent en conjectures. Et peu à peu, des brumes mystérieuses de la Willamette River va surgir un secret effroyable que nos deux limiers devront affronter au péril de leur âme.

Vos #AvisPolar

  • La Caverne du Polar 26 novembre 2018
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Bien évidemment je ne vais pas vous présenter Maxime Chattam. Mais c’est de son premier livre L’Âme du Mal que je vais vous parler aujourd’hui. L’un de ses plus connus d’ailleurs, le premier opus de sa fameuse Trilogie du Mal. C’est parti en direction de Portland la plus grande ville de l’Oregon situé au Nord-Ouest des Etats-Unis.

    Ca commence par un prologue qui se passe dans les années 80 et qui a l’air de n’avoir aucun rapport avec le reste. S’ensuit une première enquête avec Juliette Lafayette et Joshua Brolin, qui est très rapidement résolu, c’est vraiment surprenant. J’avoue que je me suis dit waouh mais il a écrit quoi dans le reste du livre, comment il va remplir les 450 pages restantes…
    Des meurtres ont lieu et on découvre qu’ils ont la même signature et le même modus operandi. Et lorsqu’un tueur en série sévit à Portland, c’est Joshua Brolin, inspecteur-profileur, qui s’en charge. Il va être confronté à différentes enquêtes et va enfin pouvoir réellement exercer ses talents de profiler. L’intrigue nous plonge dans une toile complexe que nous tachons de démêler avec Brolin tout au long du livre, qui va parfois nous faire frôler le surnaturel, donnant une ambiance encore plus sombre à l’histoire. L’intrigue m’a de suite attiré, car je m’intéresse beaucoup à tout ce qui touche les tueurs en série (fictifs ou non) et le profiling. J’ai été happée par l’histoire du début à la fin.

    Maxime Chattam a suivi des cours de criminologie et ça se sent, tout semble si réel, tellement plausible que ça en devient presque effrayant. Les descriptions sont complètes et les explications de certaines procédures, qu’il s’agisse de la police ou de l’aspect médico-légal sont brillantes. J’ai adoré le personnage principal, Joshua Brolin. Son empathie, atout principal de son métier de profiler. A travers lui, l’auteur nous décrit la psychologie du tueur de façon immersive et profonde. Ce tueur en série vous glace le sang, lorsqu’on découvre les cadavres, on imagine le calvaire des victimes.

    Honnêtement pour ma part, je n’ai relevé aucun défaut dans ce livre, il est vraiment très proche de la perfection. L’Âme du Mal est un gros coup de cœur. C’est avec plaisir que je vais me plonger dans la suite de cette trilogie.

  • lecturesdudimanche 30 janvier 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Depuis toujours, il existe un nom incontournable dans la littérature noire française : Maxime Chattam ! Bien consciente de cet état de fait, j’avais, il y a deux ans de cela, décidé d’aller à la rencontre de l’auteur en me lançant dans « Le Coma des Mortels » ! Grand mal m’en a pris car, en plus d’avoir détesté (ma chronique ici), j’ai totalement fermé la porte à l’auteur !

    Sauf qu’ils étaient nombreux, sur la blogosphère, à épiloguer sur ce titre hors-normes qui divisait même les « Chattamien ». Je me suis donc dit : Allons, sortons de cet extrémisme et laissons une chance à l’auteur ! Voilà donc plusieurs mois que je me ballade avec la trilogie du Mal dans ma liseuse. Et le soleil de Samos m’a semblé l’endroit idéal pour ranger mes préjugés et repartir d’une page blanche avec l’auteur !

    Et cette fois, j’ai compris ! J’ai reconnu la patte d’un auteur qui peut vite rendre ses lecteurs addicts. Evidemment, côté histoire, j’ai un peu regretté quelques raccourcis et quelques thèmes trop évidents, mais rien qui ternisse vraiment ma lecture !

    Juliette est une miraculée : kidnappée par un tueur en série extrêmement violent (baptisé le boucher de Portland quand même, ça situe…), elle s’en sort in extremis grâce à l’intervention d’un flic, ex-agent de l’Unité des Sciences du Comportement de Quantico (ouais ouais, celle-là même qui habite les supers profilers !). Celui-ci met une balle dans la tête du bourreau. Rideau. L’ordure est morte et la Belle est vivante ! Traumatisée, mais vivante !

    Un an plus tard, la jolie Juliette met tout en oeuvre pour s’en sortir, et ce avec l’aide de « son » super-flic, Joshua Brolin. C’est l’instant que choisit un copycat pour se mettre à massacrer des gens avec la même hargne, mais surtout le même mode opératoire que le défunt boucher.

    Démarre alors une course contre la montre pour comprendre qui, pourquoi, mais surtout comment se fait-il que toutes les preuves ramènent les flics sur les traces d’un mort ?

    Evidemment, la belle Juliette a à cœur de ne pas revivre un enfer et elle décide donc, contre toute attente, d’aller elle aussi à la traque de l’assassin, sa santé mentale en dépendant !

    Donc, vous l’aurez compris, on a ici un condensé de tout ce que j’aime : une bonne dose d’hémoglobine, un très bon flic (et même pas vieux, alcoolo ou border-line ! Sissi, je vous jure !), une héroïne courageuse, des méchants ultra violents (et timbrés, aussi…), de l’action rapide et des éléments qui s’enchaînent. Comme je le disais, Chattam a malheureusement usé des cordes un peu trop habituelles pour les fans du genre (quoique, la première parution date quand même de 2002, il n’est pas improbable qu’il était, à l’époque, un pionnier !) mais le tout dans une dynamique d’écriture bien dosée, alternant enquêtes, sentiments, incompréhension, recherches et le tout avec une approche assez profonde des personnages.

    Me voilà réconciliée avec Chattam ! Et même désireuse d’aller plus loin, puisque les dernières lignes de ce tome I sont la promesse de nouvelles aventures bien sanglantes !

  • Wolf1316 5 février 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Pas une seconde de répit dans ce 1er tome de la trilogie du mal, où le lecteur et l’inspecteur Joshua Brolin seront amenés à découvrir les facettes les plus noires de l’âme humaine. Indispensable lecture !

  • Axelle de Lecturesetgourmandises 6 février 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Alors là, je dois dire que je m’en mords les doigts de ne pas avoir découvert l’auteur plus tôt.

    C’est un roman comme je les aime, avec de la noirceur et des personnages auxquels on s’attache.

    L’inspecteur Joshua Brolin est un jeune profiler intrépide formé au FBI. Il met ses connaissances au service de la police de Portland qui patauge clairement dans la semoule et qui est totalement au point mort dans cette enquête sur le bourreau de Portland.

    Des corps qui s’accumulent et des policiers sur les nerfs : il n’en fallait pas plus pour m’embarquer à vitesse grand V dans une spirale de lecture.

    « L’âme du mal » est l’un des premiers romans de l’auteur, raison pour laquelle j’ai fait le choix de commencer par celui-ci (et également en raison des excellentes critiques dont il a fait l’objet).

    Avec l’énorme quantité de romans policiers qui paraissent chaque année, c’est aussi agréable de découvrir des anciennes parutions, surtout quand les romans sont aussi excellents !

    Ici, l’auteur enchaine les fausses pistes, il sème le doute dans la tête de son lecteur autant que dans l’esprit de Joshua.

    Le roman, particulièrement bien construit, se décompose en plusieurs parties, chaque fin de chapitre laissant entrevoir un nouveau rebondissement. Le bourreau de Portland ne laisse aucun répit aux policiers, qui sont à l’affut de la moindre piste. Et pourtant, le tueur ne commet aucune erreur, torturant ses victimes et jouant avec les inspecteurs.

    Analyses poussées des policiers, autopsies, immersion dans les laboratoires : Maxime Chattam embarque le lecteur au coeur de l’enquête, n’épargnant aucun détail sordide.

    « L’âme du mal » est un véritable thriller et j’ai ressenti le même frisson qu’en découvrant les premiers romans de Franck Thilliez.

    J’ai vraiment hâte de commencer In Tenebris (dans quelques semaines, sans aucun doute).

    Affaire à suivre …

  • Loudiebouhlis 26 février 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Tout d’abord, pour remettre les choses dans leur contexte, je suis une grande liseuse de thriller. Je pense pouvoir dire que c’est mon genre littéraire de prédilection, et au fil du temps, je deviens de plus en plus exigeante. J’ai découvert Maxime Chattam au mois d’Avril dernier avec sa saga Young Adult – SF. Et qu’elle ne fut pas ma surprise en découvrant que cet auteur a un certain talent pour capter l’attention de son lecteur.

    Dés le début, on entre dans le vif du sujet en suivant le kidnapping de Juliette, en alternance, Josh Brolin, enquêteur à la police de Portland tente d’élucider des meurtres atroces de jeunes femmes, qui sont l’œuvres d’un tueur en série.

    J’ai beaucoup aimé cette première partie où se succèdent les passages du tueur et du policier indépendamment de l’autre.

    La totalité du roman sera construit de la sorte, nous permettant d’avoir deux visions de l’enquête ce qui nous aide à être rapidement, et surtout de façon addictive, imprégné dans l’histoire. On devient même un enquêteur à part entière dans cette histoire. Cependant le suspense reste à son comble, à aucun moment les passages où l’on suit le tueur en série, nous informe sur son identité. Quoi qu’il arrive, tout comme l’inspecteur Josh Brolin, nous ne comprendrons qu’à la toute fin.

    C’est ce que j’aime avec les livres de Maxime Chattam. Celui-ci fait de son lecteur, un personnage à part entière. Afin de vous permettre de vivre l’histoire et de ressentir le dégoût lorsque c’est nécessaire, de l’agacement aussi, puis de la peine. Ou encore de la colère. Sans oublier la joie, par moment.

    On débute par des petits chapitres, de deux à trois pages. Mystérieux, évasifs mais laissant présager des scènes macabres. Puis dans l’avancement du roman, les chapitres se développent, devenant de plus en plus long, avec un amas d’informations qui pourraient laisser sceptique. Cependant à aucun moment, la lecture ne m’est apparut comme longue. Bien au contraire.

    J’ai d’ailleurs eu peur de cet afflue de détail de la part de l’auteur puis finalement, on se rend compte que c’est une construction de l’intrigue, mais surtout du dénouement.

    Les quelques points qui m’ont dérangés lors de ma lecture, ont été optimisés à la perfection, transformant ces points négatifs en positifs.

    Je terminerais par dire que ce premier tome de « La trilogie du mal » est une lecture incroyable, surprenante à souhait, qui balade son lecteur tout en l’incluant dans l’évolution de l’histoire. Ce qui rend la lecture clairement addictifs. Six cents pages qu’on ne voit pas défiler.

    Cependant avis aux âmes sensibles, tout comme la totalité du roman, la description des meurtres ou état des cadavres peut se révéler choquante, parfois même mettre mal à l’aise.

    Coup de cœur.

  • manonlit_et_vadrouilleaussi 28 février 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Pour vous résumer ce qu’il s’est passé durant cette lecture :Non mais j’hallucine .. olalala ... mon dieu ... non il va pas faire ça ... ah beurk quand même ... il est taré ce tueur ...mais si c’est ça la solution .. ah ben non , comment ça non ... mais c’est quoi alors ... oh non c’est pas vrai ... et plusieurs je l’aime bien cet inspecteur Joshua ❤️. Donc si vous n’avez pas compris et bien j’ai adoré 😂 Vous voulez peut-être savoir de quoi ça parle ? Dans ce premier opus de sa trilogie du mal , Maxime Chattam nous entraîne dans la ville de Portland où un tueur en série répondant au doux nom du « Bourreau de Portland » sévit. Une de ses passions : couper les avants bras et les emporter. Oui enfin il en a d’autres des passions mais je vous laisserai les découvrir. Le jeune inspecteur et ex-membre du FBI, Joshua Brolin est sur le coup. Qui est ce tueur ? Et quel but poursuit-il ? Un thriller complètement additif où l’on tourne les pages sans arrêter. Nombreux rebondissements et j’ai eu des doutes que dans les 60 dernières pages. Pour un roman de 630 pages c’est qu’il est bien construit 😆. Les techniques scientifiques décrites peuvent nous sembler maintenant « standards » surtout si vous avez suivis les experts 🔍 .D’ailleurs pour certaines je les ai même réalisé pendant mes études 😆( mes camarades se reconnaîtront 🙋🏻‍♀️). Mais il faut se rappeler que ce roman est sortit en 2002. 〰️ Je l’ai ainsi refermé avec tristesse souhaitant qu’il dure encore un peu ! Mais bon il faut quand même penser à toutes les victimes déjà bien nombreuses ! Ah oui j’oubliais, j’ai eu un petit crush pour Joshua 💕 mais chuuut faut pas le dire à Mr Lit 😆 Par contre, si j’ai un conseil à vous donner ne lisez pas la 4 eme de couverture car du coup je me suis auto-spolier au milieu de la 1ere partie 😓. Ne me demandez pas pourquoi je l’ai relu à ce mo

  • lireencore93420 26 mai 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Joshua Brolin, profiler, qui préfère être sur le terrain que dans les bureaux du FBI, est sur l’affaire du bourreau de Portland, ou il sauve une victime de justesse, mais il va revenir encore plus fort, est ce que le talent de cet enquêteur seras encore à la hauteur ?
    8e livre de cet auteur, je pense comme la plupart des personnes, cela va être mon préféré.
    Joshua Brolin est fin profiler, il analyse tout, les scènes de crime, évidemment, mais aussi le moindre comportement du tueur, dans ce tome, il écrit, donc il scrute ce qu’il veut faire comprendre par ses mots. Il fait tout pour se mettre dans la peau de ce bourreau.
    J’adore les histoires ou il y a des profileurs, leur analyse est généralement très précise, et tout est regarder à la loupe, c’est extrêmement intéressant.
    Ce qui est passionnant dans ce tome, c’est le rôle de la victime qui va sauver, en début de récit, elle va prendre part à l’enquête et beaucoup aider Joshua, il y aura également un brin de sentimentaliste dans le livre, ça donne un peu de fraicheur, dans un récit qui reste assez dur.
    Pour la trame en elle-même, l’auteur nous balade au cours de ses 594 pages, qu’on ne pourra jamais deviner, qu’elle va être l’issue.
    J’ai vraiment adoré, c’est un gros coup de cœur, on retrouve la précision des détails de l’auteur surtout dans les scènes macabres, c’est un peu sa marque de fabrique, mais moi personnellement j’aime ça, on a vraiment l’impression d’être présent dans la pièce, on est réellement embarqué dans l’histoire.

  • cathy13600 8 juin 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Celles ou ceux qui me suivent régulièrement connaissent la place particulière que tient Maxime Chattam dans ma bibliothèque. Depuis février 2018 où, grâce à sa trilogie sur la Section de Recherches de Paris, je découvrais en compagnie de @lireencore93420 un auteur talentueux, brillantissime, qui, malgré sa parfaite maîtrise des rouages du thriller, n’hésitait pas à sortir de sa zone de confort pour nous offrir avec « L’appel du Néant » une intrigue plus axée sur le documentaire. « Les arcanes du chaos » et « le signal » n’ont fait que conforter mon impression d’excellence. Au point que, comme Nathalie, je me demande s’il me décevra un jour.
    Les louanges sur la trilogie du mal se succédant les unes aux autres sur les réseaux sociaux, je me devais de m’y essayer. Escortée de mon acolyte, Je décidais donc de faire route vers L’Âme du mal, premier opus de cette série paru en 2002 aux éditions Michel Lafon et qui a reçu le Grand Prix Sang d’Encre la même année. Motivée à l’idée de retrouver le romancier, je me lançais avec joie, curiosité et l’espoir de dénicher une perle éventuelle.
    Très vite, dans une ambiance sombre sur un rythme trépidant, nous plongeons dans l’univers glauque, nauséabond des serial killers. J’ai alors su que je ne m’étais pas trompée. Je renouais avec le style si particulier, si envoûtant de l’auteur. Des heures de plaisir se profilaient.
    Quelques jours plus tard, malgré la lourdeur et la barbarie du thème, je ressortais de cette lecture avec un sentiment de plénitude, conquise par l’ensemble, en ayant la certitude de continuer de lire ce maître du roman policier français.
    Je souhaitais également savoir si ce tome 1, publié pour la première fois sous le pseudonyme de « Chattam », était digne de ses successeurs tant dans la distillation de l’horreur que dans l’intérêt ou encore dans la manière de mener l’intrigue. Je suis ravie ! C’est un coup d’essai réussi.
    Bienvenue au purgatoire ! L’ancien étudiant en criminologie nous amène effectivement dans un monde aux esprits torturés où cohabitent le machiavélisme, l’insoutenable, l’abomination à l’état pur. Nous voyageons au cœur de la noirceur humaine.
    Le corps d’une femme affreusement mutilée repêchée dans une rivière de Portland. Précédemment, deux autres cadavres découverts atrocement torturés. Voilà autant de cas curieux que l’on doit affronter lorsque l’on rencontre véritablement Joshua Brolin, inspecteur au sein de la police de cette grande ville de l’Oregon.
    Rompu aux enquêtes délicates par sa capacité à cerner la nature criminelle, ce profileur transfuge du FBI se prépare pourtant au pire. Un tueur abattu semble avoir ressuscité, massacrant ses proies de manière rituelle, laissant des indices issus de la Divine Comédie.
    Pas plus que sa jeune assistante, étudiante en psychologie, le jeune flic ne pense que les tueurs en série reviennent d’outre-tombe. Fût-il le monstrueux bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper avec précision. Mais il est mort et le carnage se poursuit, identique : un même cérémonial horrible. le nouveau criminel agit-il seul ou fait-il partie d’une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ? Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu’on lui a enseigné. Aidé de sa comparse, il commence une enquête difficile. S’immerger complètement dans la psychologie d’un monstre, le comprendre afin de le cerner et de prévoir ses crimes, devenir un monstre soi-même, tels sont les moindres risques de son métier, tandis que la police scientifique et la médecine légale se perdent en conjectures.
    Progressivement, va surgir un secret effroyable que nos limiers devront affronter au péril de leur âme. Quel est-il ? A quoi vont-ils se mesurer ? Les embûches seront-elles nombreuses ? Que vont-ils combattre ? Un psychopathe ? Une organisation ésotérique ? le diable ? Tomberont-ils en enfer ?
    Pénétrez à votre tour dans cette Âme du mal qui ne vous laissera pas reprendre votre souffle et vous saurez…
    Trame divisée en trois parties dans lesquelles l’homme de lettres incorpore, à chaque fois, de nouvelles composantes, de nouveaux rebondissements afin que nous spéculions sans cesse sur le dénouement ainsi que sur l’identité du coupable. Nous sommes pris d’entrée de jeu dans les mailles de cet ouvrage que nous ne pourrons plus lâcher.
    Nous tentons aux côtés de nos héros d’élucider cette affaire complexe aux connotations d’occultisme.
    Tout du long, nous alternons avec des périodes ténébreuses, d’autres d’investigations policières intenses sans oublier la touche de romantisme. Je n’en dévoilerai pas plus. 😉
    En préface, Maxine nous indique qu’il a tenté d’écrire ce roman en étant le plus près possible de la réalité. Qu’elle dépasse la fiction. Au terme de cette épopée lugubre, je vous certifie qu’il dit vrai. En s’appuyant sur ses deux années d’analyse des méthodes de police scientifique, de physiologie, de médecine légale et de psychiatrie criminelle, il ne pouvait que nous offrir un écrit bluffant de réalisme, de justesse. Magistralement documenté, basé sur des explications non fastidieuses car simples et compréhensibles par tous. En décrivant avec force détails les différences scènes de violence, de torture, d’homicide, il ne nous épargne rien. L’atrocité n’a plus de limite. Nous rentrons dans la tête du meurtrier, nous devenons lui en quelque sorte, surtout après avoir lu les déductions de Brolin.
    A travers une course poursuite menée sur le fil du rasoir, à la recherche de l’un des tueurs les plus célèbres et impitoyables. Grâce à des situations imprévisibles mais totalement réalistes, à une cadence effrénée, à une dose élevée de suspense et de morbide, M.C. a réussi à me donner ce que je recherche dans des romans de ce type : la peur, le frisson qui parcourt l’échine, celui qui vous empêche d’éteindre la lumière après avoir fermé le livre, celui qui vous fait voir une ombre qui en réalité n’est pas là, celle qui reste attachée à vous pendant longtemps.
    L’ambiance monte en tension peu à peu au fil de l’avancée pour atteindre son paroxysme dans les derniers passages jusqu’à la chute finale. Chute finale stupéfiante que je n’avais nullement imaginée. Ici et là, je me suis doutée néanmoins de certains faits.
    L’épilogue, quant à lui, est énigmatique et habillement amené. Je préciserai juste qu’il se termine sur une fin ouverte qui laisse place à des supputations diverses et variées. Je pense avoir compris dans les grandes lignes…
    Plume fluide, agréable, tranchante qui sert le tempo effréné de l’histoire.
    Les personnages, qu’en dire ?
    Le duo d’enquêteurs, que je considère comme la clef de voûte de ce volet, est un binôme des plus attachants qu’il m’ait été donné de rencontrer. J’ai immédiatement éprouvé de l’affection de l’empathie pour eux. Ils sont intelligents, professionnels, pragmatiques et tellement courageux (surtout Juliette).
    Joshua, jeune trentenaire d’une grande compétence, sûr de son savoir, n’est pas pour autant imbu de sa personne. Il écoute, accepte d’être contredit et ne refuse aucune aide. Il m’est également apparue comme un être gentil, sensible. Belle découverte !
    Juliette possède une force de caractère incroyable. Volontaire, audacieuse, elle est, en outre, très cultivée. Elle épaule Brolin efficacement et précieusement. Leur entente sans pareil est remarquable. Jolie amitié avec Camelia.
    Les protagonistes secondaires ne sont pas en reste. Tout en étant moins développés, j’ai aimé les accompagner. Ils sont, eux aussi, consciencieux, déterminés et attendrissants. J’ai eu un faible pour Larry Salhindro. Il possède un côté paternaliste qui m’a enchantée.
    En conclusion, ce récit est l’occasion de faire connaissance avec l’ange du mal. C’est addictif, flippant (âmes sensibles s’abstenir) mais nous ne demandons qu’à poursuivre l’aventure à la fin.
    Un des meilleurs livres, selon moi, de l’écrivain. Il accouche avec brio d’un scénario mélangeant l’horreur absolue avec une idylle des plus tendres.
    Bien que ce bouquin soit brutal, ignoble par moment. Bien que les sujets qu’il traite ne soient pas des plus agréables, ni des plus faciles, nous apprenons beaucoup, au-delà des explications techniques et scientifiques. En clair, c’est du Chattam ! Un thriller psychologique que je qualifierai de sensationnel, qui possède le caractère sombre et sublime de l’oeuvre de Dante.
    Mon avis : Une histoire parfaitement construite, parfaitement maîtrisée. Noire, macabre, angoissante au possible, hautement recommandée à tous les amateurs du genre. Aux lecteurs intéressés par la criminologie, la médecine légale, que les descriptions pointues ne rebutent pas. Si vous êtes concernés, des heures de plaisir vous attendent. Vous ne serez pas déçus. Sachez toutefois que vous devrez avoir les nerfs solides.
    In Tenebiris 1, 2, 3 partez…

  • Litterature and co 11 juin 2019
    L’Ame du mal - Maxime Chattam

    Premier tome de la Trilogie du Mal, ce roman m’intriguait.

    A Portland, un tueur en série découpe les membres de ses victimes et brûle leur front avec de l’acide : le Bourreau de Portland. L’inspecteur Brolin, aux compétences de « profileur » suite à son passage au FBI, lui met la main dessus, le tue et sauve Juliette, sa dernière victime, in extremis.

    Un an plus tard, un nouveau tueur en série fait trembler la ville. Brolin se retrouve en charge de l’enquête, et pour cause : le tueur utilise le même mode opératoire et la même signature que le tueur.

    Sur fond de magie noire et sorcellerie le tueur aurait-il ressuscité ?!

    L’auteur nous invite à suivre l’Archeon, fleuve menant à l’Enfer afin de résoudre le mystère qui plane sur la ville.

    L’ambiance est glauque mais teintée de pointes d’humour, d’amour, ce qui rend la lecture plus aisée. Les personnages sont attachants, l’auteur réussit à nous mettre en situation : beaucoup de détails sont donnés sur le déroulement de l’enquête. M. Chattam s’est donné du mal à faire des recherches et ça se ressent, des termes scientifiques (explicités bien entendu) sont exploités, c’est comme si nous faisions partie de l’équipe d’enquêteur.

    Par ailleurs, j’ai aimé retrouver des similitudes avec le roman « Que ta volonté soit faite » notamment sur le profil du tueur.

    Petite déception tout de même : avant que l’on sache la vérité, une idée me trottait en tête et s’est avérée, je préfère lorsque la surprise est totale !

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