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The end of the world - Adrian J Walker

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Résumé :

Plus personne n’attend rien de bon, ni rien de grand, d’Edgar Hill. À 35 ans, il est un père et un mari absent, et un homme éteint.
Mais le désastre, souvent, nous révèle à nous-même.
Séparé de sa femme et de ses enfants par plus de 800 kilomètres, Edgar n’a qu’une seule option pour les rejoindre.
Courir.
Courir jusqu’à l’épuisement. Dépasser ses limites. Se battre contre soi-même.
Et contre les dangers qui, tout au long de sa traversée d’un Royaume-Uni dévasté par une catastrophe, menaceront jusqu’à sa survie même.
S’il n’arrive pas à temps, il perdra sa famille. Pour toujours.

Source : Hugo Thriller

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Vos #AvisPolar

  • universpolars 13 décembre 2024
    The end of the world - Adrian J Walker

    Thriller post-apocalyptique, - la fin du monde -, encore une fois. Le sujet a été soulevé maintes fois, tourné et retourné dans tous les sens depuis ... quand ? Depuis que le monde existe ? Peut-être bien. Une peur ancestrale !

    La fin du monde totale, ou partielle, avec quelques survivants qui déambulent devant nous en tentant de rester en vie et de trouver un sens à leur survie. Cela peut être intéressant, mais aussi un désastre. Nous avons déjà eu l’occasion de voir bien des versions de cette angoisse du néant, du terme, du point final.

    Est-ce que cette version de l’apocalypse va réussir à être originale ? À faire toute la différence ? Pas sûr. Un désastre ? Tout de même pas.

    Avant toute chose, je relève le fait que l’auteur respecte l’un des "points" - code ? - du thriller avec une jolie réussite : les personnages. Il met en scène des gens, une famille, tout à fait standard, même banale je pourrais dire. Des personnes, adultes, enfants, qui pourraient nous représenter. Cet aspect m’a plu, c’est déjà ça de gagné. Mais est-ce le seul point ?

    Nous sommes en Écosse, au sud d’Edimbourg. Le personnage principal, Edgar, est marié, père de deux enfants en bas-âge. Un type assez fataliste, qui travaille ce qu’il faut, sans plus, qui n’aide pas beaucoup à la maison. Un père normal en fait ! Edgar préfère regarder la télé après le boulot en buvant un peu, voir plus qu’un peu, ou carrément beaucoup. Edgar est gros, il n’aime pas le sport, ce n’est pas pour lui. Mal-être ? Il vous dira plutôt que c’est pour palier à la fatigue d’un père de famille. Edgar n’a pas du tout la fibre familiale.

    Un dimanche, alors qu’il se promène tôt le matin dans le quartier, avec son petit sur les épaules, il remarque que c’est calme, très calme, même pour un dimanche. Les oiseaux ne chantent plus, ils n’ont même pas l’air d’être au rendez-vous. Les gens qu’il croise sont étranges, stressés, distants. Tout le monde se regarde de travers, oui, il y a un truc qui cloche. Et soudain, une sirène retentit, une catastrophe imminente est annoncée. Mais laquelle ?

    Edgar qui, depuis son plus jeune âge, se prépare mentalement à se protéger d’une catastrophe atomique, s’enferme dans la cave avec sa petite famille et attend le pire. Et là, le ciel déverse sa hargne.

    Ce qui se passe après ne m’a pas du tout atteint, et encore moins intéressé. Cette ambiance post-apocalyptique dans les décombres, entre les carcasses en tout genre et quelques cadavres calcinés, m’a laissé de marbre. Pas forcément très original et encore moins prenant.

    L’auteur met en scène quelques soldats et survivants civils en conflit face à des jeunes camés qui devaient certainement être à l’abri de météorites lors de "l’événement catastrophique". S’ensuit une longue survie entre cinq ou six personnes, dont Edgar. Sa femme et ses enfants ont entre-temps été évacués, alors que lui-même tentait de trouver de la nourriture dans le secteur. Il se retrouve seul avec quelques autres personnes.

    Après quelques mois de survie, de séparation avec sa famille, ne sentant plus l’espoir d’atteindre le sud et ainsi pouvoir rejoindre sa petite famille pour prendre la mer, il décide - un peu malgré lui - de courir, courir encore et de ne plus revenir en arrière. Revoir sa famille sera sa seule motivation.

    Au final, un "road movie à pied" pas vraiment prenant, au rythme lent, ennuyeux et manquant de consistance. Je retiens éventuellement quelques conversations entre survivants, au milieu de ce chaos, qui dégageaient une sorte d’humanité intéressante, pertinente et même touchante parfois. Mais, encore une fois, rien de vraiment très profond. L’auteur manque peut-être d’arguments et de style pour vraiment appâter le lecteur.

    L’auteur aurait peut-être dû écourter son roman de 100 à 200 pages qui, pour moi, n’apportent pas grand-chose. C’est lourd et j’admets qu’au bout d’un moment je baisse les bras et je navigue au gré des vagues. Autrement dit, je laisse l’auteur m’amener au terme de son histoire sans plus rien n’attendre de lui.

    Soyons correct : le dénouement m’a tout de même donné envie de m’accrocher à nouveau, car il est doté d’une jolie petite finesse. Je m’attendais à un vulgaire happy end idiot, mais l’auteur n’est heureusement pas tombé dans une telle chute qui m’aurait définitivement achevé.

    Je retiendrai également le principal message que l’auteur semble vouloir transmettre : la rédemption.

    Bonne lecture.

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