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Chine, retiens ton souffle - Xiaolong Qiu

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  • QuoiLire 21 janvier 2019
    Chine, retiens ton souffle - Xiaolong Qiu

    Il y a des livres que l’on a du mal à classer et à dire s’ils sont bons ou mauvais. Chine, retiens ton souffle de Xiaolong Qiu fait partie de ces livres.

    Tout d’abord, il est clairement un livre policier, un whodunit traditionnel, du genre old school, dans la lignée des reines du crime anglaises telle Agatha Christie. Aussi, il ne faut pas s’attendre à un roman palpitant, plein de rebondissements et de suspense. Bien au contraire, comme le peuple de l’empire du milieu, tout est en retenue, en douceur et philosophie. L’inspecteur Chen est le digne héritier d’Hercule Poireau en faisant travailler ses petites cellules grises pour résoudre les énigmes.

    Mais c’est surtout le fait que l’enquête passe pratiquement au second plan tant le mode de vie des chinois, leurs us et coutumes, leur vie, leur société, la politique, son économie, la pollution et la corruption sont présentés ou dénoncés. C’est un véritable récit de voyage à Shanghai que nous découvrons au fil des pages. Je n’ai pas été vérifié si tous les lieux, magasins ou échoppes mentionnés dans le livre existent vraiment, mais on pourrait presque se servir de ce livre comme guide touristique.

    Si la composition des personnages apparaît un peu simpliste, les annotations et références faites par des personnages secondaires à de précédentes affaires font penser qu’elle se dévoile et s’étoffe au fur et à mesure des enquêtes et des livres

    Si c’est dépaysant et séduisant dans la présentation de ce peuple lointain, cela entretien la confusion des genres et décevra les amateurs de romans policiers aux intrigues alambiqués et enquêtes rondement menées.
    https://quoilire.wordpress.com/2019/01/21/xiaolong-qiu-chine-retiens-ton-souffle/

  • Natte noire 22 mars 2019
    Chine, retiens ton souffle - Xiaolong Qiu

    Le dernier roman mettant en scène l’inspecteur Chen est à l’image de son héros : crépusculaire, terne et déprimé. Vingt ans, peut-être plus ont passé depuis ses premières enquêtes, on retrouve le goût des mets chinois, les balades dans Shanghai, les gestes même ponctuant les habitudes de la vie de l’inspecteur : trop de café, l’écœurement lancinant puis la migraine. Et la réflexion sur sa vie, ses impasses sentimentales.

    Ce roman est très particulier, il est construit et écrit à l’image de son thème : la pollution, et de son héros, envahit par la poussière des mots et des rêves anciens. Les personnages secondaires, les mêmes depuis vingt ans, restent les seuls animés d’un souffle.

    Même les passages poétiques sont moins nombreux que d’habitude, les clés du roman plus apparentes, la lassitude gagne l’écriture et les fameux trois petits points en fin de chapitre ont un goût de cendre.

    L’auteur semble préparer une suite bien funeste à son inspecteur, compagnon d’une vie d’écriture : maux de ventre chroniques n’annonçant rien de bon, dépression, fixation sur sa propre œuvre poétique et ses amours ratés.

    Il y a aussi l’attachement d’une vie de lecteur à ces personnages, et la contemplation attristée qu’un vent mauvais se lève sur l’œuvre.

    Le thème de la pollution atmosphérique est essentiel, l’auteur passe son appel grâce à la notoriété de sa plume et c’est peut-être le meilleur moyen pour lutter contre ce fléau et éveiller les consciences.

    Pour un lecteur découvrant les romans de Qiu Xiaolong, le seul conseil que je pourrais donner : les lire en suivant leur ordre chronologique.

  • Sharon 24 mars 2019
    Chine, retiens ton souffle - Xiaolong Qiu

    En Chine, on vous le dira : tout va bien. La pollution ? Connais pas. C’est faux. C’est de la vile propagande capitaliste étrangère.
    Cela aurait pu fonctionner à une autre époque. Seulement, nous sommes au XXIe siècle, et dans une Chine bien plus ouverte au capitalisme qu’on ne le pense, les réseaux sociaux fonctionnent très bien, et l’on ne se contente pas de ces propos. Surtout, la population souffre, les maladies pulmonaires sont en augmentation sévère, et les activistes entendent bien faire entendre leur voix. Pour combien de temps le pourront-ils ? Les réseaux sociaux sont à double tranchant.
    Chen est lucide : il sait qu’il est doucement poussé vers le placard. Un enquêteur aussi populaire ne peut être éjecté facilement ! cependant, certaines manœuvres ne lui laissent aucun doute sur la volonté de certains. S’il accepte la mission sur lui a confié Zhao, c’est qu’il sait qu’elle lui offre un peu de répit. Pendant ce temps, Yu, son fidèle adjoint, enquête sur une affaire de tueur en série, affaire qui se double d’un scandale : l’une des victimes avait vu une video compromettante mise en ligne récemment. On trouve vraiment de tout sur internet.
    Chen se repenche avec nostalgie sur son passé, nous envoyant à une ancienne enquête – et à ses amours aussi. Il se revoit, jeune, au temps de la « rééducation », lui qui avait été consigné en ville à cause de sa santé fragile et avait découvert ainsi l’anglais – lui ouvrant une carrière dans la police à laquelle il n’avait jamais songé.
    L’intrigue, même si elle met en scène un tueur en série, est relativement classique – peut-être parce que ce tueur en série-là est bien différent de ceux que l’on peut croiser dans la littérature américaine. Il n’a dû son existence qu’à la société dans laquelle il a vécu – la société et ses travers, sous couvert d’évolution.
    Un roman qui plaira sans aucun doute aux fans de l’inspecteur Chen.

  • polacrit 25 juin 2019
    Chine, retiens ton souffle - Xiaolong Qiu

    Un tueur en série terrorise Shanghaï : trois meurtres en trois semaines, perpétrés aux aurores dans une rue passante. Au vu de ces circonstances surprenantes, Li Guohua, numéro 1 de la police de la ville, demande la collaboration de Chen Cao et de son équipier. En effet, à la veille de la session annuelle de l’Assemblée, il est impératif pour l’image du Parti de résoudre cette affaire de meurtres en série le plus rapidement possible. Pourtant, même modus operandi mais aucun lien apparent entre les victimes, issues de milieux sociaux complètement différents.
    C’est alors que Zhao, puissant personnage, confie à Chen une mission des plus délicates : enquêter sur un groupe d’activistes écologiques devant se réunir secrètement à Shanghaï afin de mettre au point un plan d’action les mensonges du Parti concernant les effets dévastateurs de la pollution, dirigé par Yuan Jing, une blogueuse très suivie sur le net par des milliers d’internautes qui commencent à protester de plus en plus fort.
    Mais les autorités chinoises, bien planquées à l’abri de leurs purificateurs d’air perfectionnés, refusent de voir la situation en face et les nombreuses maladies ou décès dus au nuage gris qui enveloppe six mois sur douze la perle de l’Orient. Pourquoi la Sécurité Intérieure prend-elle le relais de l’enquête menée par la police de shanghaïenne ? Est-ce un piège savamment orchestré par les ennemis de Chen ? A nouveau sur la corde raide, le talentueux policier se retrouve au centre d’une périlleuse partie d’échecs dont il se demande comment il va procéder pour en sortir vainqueur...Une intrigue très complexe grâce à laquelle le lecteur pénètre au cœur des rouages politiques du Parti qui fait la pluie et le beau temps d’une Chine en pleine mutation, qui oscille entre modernisme et traditions ancestrales, tout en suivant en parallèle l’enquête menée par Yu sur les meurtres en série. Peu de scènes d’action ou de descriptions dans ce polar intimiste dont le credo est de décortiquer les rouages de l’organisation sociale et politique, et de dénoncer l’ingérence étouffante et la propagande éhontée du Parti, jusqu’à nier les problèmes dus à la pollution.
    Le + : Chine, retiens ton souffle montre des aspects de la civilisation chinoise, la gastronomie, les traditions, les habitudes vestimentaires, la littérature....Mais également des aspects moins valorisants telle que l’emprise du Parti sur tous les compartiments de la vie quotidienne, les institutions politiques : "Le Parti est capable de changer la loi et de nous reprendre nos biens à tout moment." (Page 99), les machinations qui oblitèrent le fonctionnement de la police et de la justice du pays : "L’acharnement avec lequel Chen avait défendu son indépendance judiciaire dans le cadre d’une enquête sur un prince rouge et son refus d’obéir aux directives supérieures avaient profondément irrité certaines huiles du Parti." (Page 18).

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