- Auteur : Benjamin Whitmer
- Editeur : Editions Gallmeister
- Date de sortie : 3 septembre 2020
- ISBN : 978-2351782293
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Résumé :
1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.
Les Dynamiteurs est empli d’une tendresse inconditionnelle envers les laissés-pour- compte. Ce roman intense raconte la fin brutale de l’enfance dynamitée par la corruption du monde des adultes.
Lectures noires pour nuits blanches 14 octobre 2020
Les dynamiteurs - Benjamin Whitmer
"Il y a des débuts et il y a des fins. Mais si vous vivez assez longtemps, vous savez qu’il n’y a pas du tout de vrai début, que tout est seulement le début d’une fin."
Roman noir initiatique sous des airs de western, ce livre nous entraîne à Denver vers la fin du XIX siècle. C’est dans les bas-fonds, dans une vieille usine désaffectée que deux jeunes adolescents, Sam et Cora, recueillent et protègent des orphelins. La survie dans ces quartiers misérables est une lutte de chaque instant. Pour les orphelins et surtout pour Cora qu’il aime plus que tout, Sam accepte un travail qui va le propulser malgré lui dans un engrenage de violence, une descente aux enfers dont il ne ressortira pas indemne.
Sam plonge dans un monde très sombre d’une violence inouïe celui des crânes de noeuds (les adultes). Misère, alcool, drogue, prostitution, guerre de gangs, actions punitives, règlement de comptes, l’enfance est déjà un lointain souvenir. Le lecteur se voit plonger avec lui dans cet univers terriblement glauque, dans ce que l’âme humaine a de plus noir.
L’écriture est âpre, rude, puissante. Whitmer ne fait pas dans la dentelle, c’est violent, très violent. Explosions, tabassages, l’hémoglobine coule à flots. Des scènes très réalistes aux descriptions ultra détaillées vous remueront bien les tripes. Il retranscrit à merveille cette atmosphère poisseuse, nauséabonde et sanglante. Il ne nous épargne aucun détail sordide.
Mais il fait preuve aussi de tendresse quand il nous parle des laissés pour compte, ces enfants qui n’ont rien dans la vie et dont tout le monde cherche à profiter. Reste-t-il encore un infime espoir pour eux de s’en sortir ou tout est déjà joué d’avance ?
Ce livre envoie du lourd, je ne suis pas dans un très bon mood en ce moment et il m’a fallu faire des pauses par moment pour reprendre mon souffle. Mais il a un je ne sais quoi qui, au-delà du côté un peu plombant et déprimant, m’a poussé à le lire.
L’épilogue m’a laissé le coeur en miettes et complètement sonnée. Un dynamitage en règle ! Malgré tout je ne peux que vous le recommander.
Je voulais découvrir cet auteur depuis un moment. C’est chose faite et j’en suis plus que ravie. Merci au #PicaboRiverBookClub et à Gallmeister pour ce partenariat et cette opportunité.
Il y a des livres dont il m’est difficile de parler, celui-ci en fait partie. Je l’ai aimé et en même temps il m’a laissé un goût amer. Je ne sais pas si je vous l’ai bien vendu, mais lisez-le. Je vous laisse cette phrase de la quatrième de couverture qui m’a interpellé et qui résume parfaitement ce roman. "Ce roman intense raconte la fin brutale de l’enfance dynamitée par la corruption du monde des adultes." J’espère que si ma chronique ne l’a pas fait, elle vous donnera envie de le lire.
ReadLookHear 16 septembre 2020
Les dynamiteurs - Benjamin Whitmer
Avec Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer nous transporte à Denver en 1895 aux côtés d’orphelins des rues se protégeant les uns des autres de la violence de la ville et de celle des adultes. J’ai apprécié le fait que les protagonistes principaux soient des gamins… Mais si vous connaissez Whitmer, ne vous attendez pas à retrouver de la candeur ou autre ce n’est pas le genre du Monsieur.
Comme dans tous les romans de Benjamin Whitmer, nous avons droit à une ville où la misère et le vice règnent en maîtres, des clochards, des saloons clandestins, des maisons closes … Bref c’est sale et il ne nous épargne rien. J’aime cela dans ses romans, Benjamin Whitmer a un don pour parler et pour décrire la misère.
Alors j’ai bien aimé cette histoire racontée par Sam ce petit orphelin tiraillé entre l’enfance et le monde des adultes. Un monde qu’il va se prendre en pleine face au moment où Goodnight un géant muet fait irruption dans son petit univers. J’ai été touché par tous ces gamins abandonnés à eux-mêmes, surtout par Cora leur protectrice. J’ai trouvé ce personnage terriblement attachant, énigmatique mais touchant.
Avec Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer nous offre un roman initiatique du passage à l’âge adulte. C’est violent, crasseux, par moment très gore et noir à souhait. Mais c’est également beau, c’est fou le talent de cet auteur qui part la noirceur de ses romans arrive à démontrer les travers des hommes et surtout de l’Amérique. Encore une fois je ne peux que vous le conseiller, un grand roman pour cette rentrée littéraire juste phénoménale chez Gallmeister.
https://readlookhear.wordpress.com