- Auteur : Ingar Johnsrud
- Editeur : Robert Laffont
- Date de sortie : 19 mai 2016
- EAN : 978-2757865859
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Résumé :
Une mère et son fils qui disparaissent suite à une brouille familiale, rien de bien original pour le commissaire Beier. Sauf que la femme en question était adepte d’une secte d’extrême droite, dont plusieurs membres ont été massacrés dans une ferme de l’arrière-pays norvégien. Foulards à arabesques, appels anonymes : tout converge vers les islamistes. Mais les ficelles sont bien trop grosses. Beier va suivre une piste dont les racines remontent aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale...
stokely 15 août 2023
Marathon du polar 2023, équipe THRITHON
Les adeptes - Ingar Johnsrud
Après mon coup de coeur pour Claire Favan avec Serre-Moi Fort lorsque j’ai reçu un e-mail de la part de Babelio pour lire les Adeptes de la part des éditions Robert Laffont collection la Bête Noire j’ai sautée sur l’occasion. J’ai eu cependant un peu peur de la comparaison avec Jo Nesbo dont je n’accroche pas au récit.
Mais ici la lecture est plutôt fluide malgré le nombre incalculable de personnage. On est de suite embarqué dans ce récit avec la disparition d’une femme et son enfant.
Pour un premier roman l’auteur à choisi un thème très différent des polars habituels et c’est tout à son honneur une communauté religieuse qui se nomme "la Lumière de Dieu" des fausses pistes, d’autres pages qui remontent dans le temps et ou l’on se trouve en seconde guerre mondiale en plein nazisme avec les expériences que font les médecins sur des cobayes humains.
On voit ensuite ses deux histoire s’entremêler, une lecture très dense mais qui se lit tout de même très rapidement (2 jours pour ma part malgré les 552 pages) et une fin qui laisse présage une suite.
Encore un grand merci pour cette découverte !
1001histoires 6 avril 2019
Les adeptes - Ingar Johnsrud
Les adeptes : publié en 2015 en Norvège, titre original "Wienerbrorskapet". En 2016, parution en France, éditions Robert Laffont, collection La Bête Noire. C’est le premier récit des enquêtes du commissaire Fredrik Beier. Bibliographie de l’auteur ici
C’est à l’occasion d’une consultation chez le psy de la police d’Oslo que le lecteur fait connaissance avec Fredrik Beier. Comme beaucoup de flics, Beier, 48 ans, vient calmer sa rancoeur, son impuissance et ses angoisses et parler de sa vie personnelle partie en lambeaux. Habile entrée en scène choisie par l’auteur !
Bien vite le crime rattrape Beier mais il ne demandait peut-être que cela après tout ... Kari Lise Wetre première secrétaire du parti démocrate-chrétien vient signaler la disparition de sa fille Annette et de son petit-fils William à l’Office central pour la répression des violences aux personnes. Ils avaient rejoint une communauté religieuse sectaire "La lumière de Dieu". Cette disparition est-elle un acte criminel ou est-ce qu’Annette et son fils ont tout simplement rompu tout lien avec leur famille ? L’affaire est bien plus grave et Beier ne s’attendait certainement pas à une enquête aussi complexe et dangereuse, de quoi ravir les lecteurs exigeants.
La communauté "La lumière de Dieu" vivait à Solro sur la rive nord d’un lac isolé. Mais il ne reste sur place que cinq cadavres criblés de balles. Un groupe islamique qui veut faire de la Norvège un califat, revendique ces exécutions. La Direction centrale du Renseignement intérieur s’intéresse donc à cette affaire. Fredrik Beier va devoir faire équipe avec la jeune Iqbal Kafa. Iqbal est son nom de famille signale-t-elle avec avec autorité. Beier, un peu macho, ne voit pas l’intérêt de cette collaboration au féminin. Voilà un duo qui promet !
Enigme complexe et roman tout aussi complexe, de multiples sujets sont abordés, les sectes et leurs gourous manipulateurs, l’influence de la presse, une classe politique loin d’être au dessus de tout soupçon, un sujet d’actualité tragique ( la place de l’Islam en Europe ) mais aussi l’Histoire de la Norvège et son occupation par les nazis entre 1942 et 1945. Le lecteur voyage aussi jusqu’à Vienne dans les années 1920. Les références historiques loin d’éclairer le lecteur deviennent progressivement une nouvelle intrigue.
Ce roman est long ( 560 pages, collection "la Bête Noire", éditions Robert Laffont ) mais ne lasse pas pourvu que le lecteur se montre attentif, concentré et patient. L’auteur mêle habilement la vie personnelle des principaux personnages et une procédure policière réaliste. Fredrik et Kafa forment un duo sympathique et efficace qui s’en sort bien que ce soit dans ses hypothèses et ses analyses mais aussi dans les scènes d’action lorsqu’il faut traquer l’homme sans visage, un tueur implacable et insaisissable.
Ce premier roman d’Ingar Johnsrud a été pour moi une belle découverte et je vais sans aucun doute poursuivre la lecture de cette série norvégienne.