La cité des jarres - Arnaldur Indridason

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Résumé :

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reyk-javik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un "truc bête et méchant" qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la "cité des Jarres", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

Vos #AvisPolar

  • 1001histoires 28 février 2018
    La cité des jarres - Arnaldur Indridason

    Publié en Islande sous le titre original de "Myrim" en 2000.

    Reykjavik , un mois d’octobre exceptionnellement pluvieux. Les tempêtes apportées par les dépressions atlantiques hurlent.

    Un viel homme a été assassiné dans son modeste appartement . Sur son cadavre , trois mots grifonnés sur une feuille de papier. Dans un tiroir , la photo de la tombe d’une enfant de quatre ans. Dans son ordinateur, des photos pornographiques.

    L’enquête de la police criminelle commence. L’inspecteur Erlendur la dirige. Il choisit ses méthodes de travail et s’y tient. Plutôt que rechercher directement des suspects , Erlendur concentre ses efforts sur la reconstitution du passé de la victime. C’est très efficace, de plus il n’hésite pas à prendre conseil auprès de Marion Briem avec qui il a commencé sa carrière. Son collègue Sigurdur Oli a suivi des études aux Etats Unis , il est rigoureux et méthodique dans ses recherches. Sigurdur Oli est tout le contraire d’Erlendur , c’est un policier scientifique. Erlendur travaille aussi avec Elinborg, une femme passionnée de cuisine et particulièrement habile lorsqu’il s’agit de susciter une conversation et des confidences.

    L’ambiance du roman est particulièrement sombre. Sombre comme la météo de ce mois d’octobre , vent , pluie , brume , odeurs nauséabondes de marais. Sombre comme le contexte policier , viols , inceste , exhumation de cadavres , maladies génétiques incurables , orphelin à la recherche de ses origines , enquête bâclée par le passé et aux conséquences tragiques.

    Tenue négligée , préoccupé par sa fille Eva Lind qui se drogue alors qu’elle est enceinte, gros fumeur , Erlendur se nourrit mal , il s’imagine des problèmes de santé . Il fait incontestablement penser à Martin Beck le héros de Maj Sjöwall et Per Wahlöö ( voir ici http://cercle-du-polar-polaire.over-blog.com/2014/03/maj-sjowall-et-per-wahloo.html ). Son enquête progresse grâce à sa ténacité, jusqu’à un final qui ne surprend pas ( mais le roman reste passionnant jusqu’au bout ) et placé dans un contexte directement inspiré d’une réalité vécue par l’Islande dans les année 1990 lorsqu’une société privée a obtenu auprès de l’état islandais le droit d’utiliser les données sanitaires et génétiques de la population islandaise à des fins de recherches et commerciales.

  • La Caverne du Polar 11 janvier 2019
    La cité des jarres - Arnaldur Indridason

    La Cite des Jarres est le 3ème opus de la série mettant en scène le commissaire Erlendur Sveinsson, mais le premier roman de la série à avoir été traduit en français. J’ai découvert le commissaire Erlendur avec le 4ème tome La Femme en vert. C’est avec grand plaisir que je me suis à nouveau plongé dans ce magnifique pays qu’est l’Islande.

    Cette fois, le commissaire Erlendur Sveinsson, accompagné de Sigurdur Oli et Elinborg va enquêter sur le meurtre de Holberg, un vieil homme retrouvé mort, le crâne fracassé, dans son appartement. Rien ne semble distinguer ce crime d’un meurtre islandais classique, basique et violent, si ce n’est un mot écrit sur un morceau de papier retrouvé sur le corps : « Je suis lui ». Poussé par son instinct, le commissaire va mener une enquête minutieuse, et faire resurgir bien des secrets autour de Holberg, qui était loin d’être un enfant de chœur…On entre dans un roman noir. Là où l’enquête nous paraît simple au premier abord, elle se complique et se précise au fil des pages. La cité des jarres, mentionnée très longtemps après le début du livre fait référence à un lieu où les organes prélevés pour la science seraient entreposés dans du formol. Mais si au départ nous parlons de viol, pourquoi nous en venons aux organes et plus précisément au cerveau ?

    Ambiance sombre et glaciale dans ce roman policier… On voyage dans le temps jusqu’aux années 60, où l’on découvre des secrets de famille. Evidemment, parallèlement à l’enquête, on découvre les problèmes familiaux d’Erlendur, face auxquels il semble moins bien armé que dans son travail. Un homme malmené par la vie et son divorce, préoccupé par l’avenir de sa fille avec qui il entretient de très mauvaises relations. Eva Lind qui tente difficilement de décrocher de la drogue, alors qu’elle attend un enfant. Arnaldur Indridason arrive à nous tenir en haleine tout au long du livre sans qu’il n’y ait réellement énormément d’action. Sa plume est particulière tout comme l’univers dans lequel il nous plonge. Les personnages sont très attachants et bien décrits avec beaucoup de petits détails à première vue futiles, mais qui les rendent plus humains.

    J’ai hâte de découvrir les prochaines enquêtes du commissaire Erlendur dans les nuits glacées de Reykjavik. Je vous conseille vraiment ce livre et la découverte de ce personnage.

  • Sonia Boulimique des Livres 18 mars 2019
    La cité des jarres - Arnaldur Indridason

    Les écrivains scandinaves, il n’y a pas à dire, ils ont un style particulier…C’est calme, ça glisse, on tourne les pages sans s’en rendre compte, l’enquête se mène à vitesse de croisière. L’histoire est bien ficelée, les indices arrivent à point nommé pour relancer l’intérêt.

    L’inspecteur bourru est attachant, avec son divorce, son ex-femme dont l’entente n’est toujours pas cordiale 20 ans après, ses enfants, dont sa fille, toxicomane qui essaie de décrocher, totalement irresponsable, à qui j’aurai aimé coller une bonne paire de gifles pour la faire réagir !

    Les thèmes abordés sont durs, le viol, la drogue, la perte d’un enfant, le suicide, rien n’est épargné au lecteur.

    On apprend pas mal de choses sur l’Islande, leurs études menées sur le génome humain et les maladies génétiques sont intéressantes. Les risques liés aux banques de données génétiques, avec les dérives potentielles, expliqués avec justesse.

    « La cité des Jarres » est le premier tome des aventures de l’inspecteur Erlendur. Je continuerai l’aventure, c’est une pause agréable entre deux thrillers sanglants….

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