Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Les abysses du mal - Marc Charuel

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

1 #AvisPolar
0 enquêteur
l'a vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Mon boulot : filmer le supplice des victimes avant de faire disparaître leur corps. Mon but : être le tueur le plus inventif.
Parce que la mort est un spectacle, certains sont prêts à payer très cher pour y assister. Voyeurs protégés par un écran, tortionnaires par procuration…
C’est la face cachée du Net. Un monde parallèle qui happe ses proies au hasard et fournit des frissons à prix d’or.

Des réseaux sociaux incontrôlables aux mafias spécialisées dans le marché de la mort en direct, le nouveau thriller de l’auteur du Jour où tu dois mourir dévoile les forces insoupçonnées de la perversion humaine.

Editions Albin Michel

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

En librairie

Et chez vos libraires indépendants

  • Acheter sur Jesoutiensmalibrairie.com
  • Acheter sur lalibrairie.com
  • Acheter sur Place des libraires

Vos #AvisPolar

  • universpolars 12 janvier 2025
    Les abysses du mal - Marc Charuel

    L’introduction de ce thriller est assez standard, si l’on accepte le fait que la séquestration d’une femme, son enfermement ou encore la torture qui lui est réservée soient du standard. Ce qui me fait tilt, par contre, ce sont les mots prononcés dans le noir par son tortionnaire, à savoir satisfaire les clients, plaire aux clients. Là, ça devient déjà plus pervers et morbide. Cela implique une organisation !

    Là, c’est le côté prometteur.

    Tels des projecteurs qui s’enclenchent l’un après l’autre, quelques personnages vont ensuite être mis en lumière, soit des hommes et des femmes qui n’ont visiblement rien à voir les uns avec les autres.

    Nous irons d’abord vers un personnage qui se nomme Tuan Lagrange, d’origine vietnamienne, retraité de l’armée et responsable d’un club de tir. Ce personnage est ce qu’on appelle un survivaliste, c’est-à-dire qu’il se prépare toujours au pire. Ce tireur d’élite, extrêmement performant, voit le terrorisme islamique comme une menace ultime et définitive. Lui, il se sent prêt. Sa fille, Sandra, que nous apprendrons également à connaître, subira d’ailleurs la parano de son père qui la surprotège.

    Bref, l’auteur nous présentera encore quelques personnages, en vrac, dont Emilie, avec qui nous n’aurons pas l’occasion d’échanger beaucoup. Elle a été retrouvée morte dans un container, déchiquetée.

    Le terme snuff movies va, dans un premier temps, juste être murmuré au bout de quelques lèvres, histoire de ne pas provoquer le diable. Mais l’enquête préliminaire sur l’assassinat de la jeune fille, dirigée par le commandant Derolle, va mettre les points sur les i : il s’agit bien d’un cas de tortures infligées sur des victimes dans le but d’en faire profiter des clients fortunés et avides de sensations fortes.

    Les réseaux sociaux, plateformes de rêve pour le bien mais aussi pour le mal, vont prendre une part importante dans cette histoire. Naïf ou pas, si l’on veut vous faire du mal, c’est un endroit de rêve pour entamer, comme pour une enquête de police, des recherches préliminaires. C’est le paradis également pour établir le contact, pour appâter une proie. Il y en aura ici bien quelques-unes.

    Nous allons pas mal descendre vers la déchéance, là où l’âme humaine devient de plus en plus sombre et commence à s’essouffler. L’auteur nous poussera toujours un peu plus bas, jusqu’à atteindre finalement une noirceur totale. C’est un monde sans espoir que nous allons rejoindre, où se mêlent violence, perversité et douleur. Nous allons suivre les multiples embranchements qui mènent vers une perversité absurde, mortelle et organisée.

    Voilà... Niveau scénario, rien d’exceptionnel. Pourtant, il semblait pour moi prometteur. L’auteur mise pas mal sur la souffrance pour maintenir notre attention. Il faut admettre que ça donne plutôt froid dans le dos. Niveau police, respectivement au niveau de l’enquête, c’est à mon sens assez laborieux. C’est plat, lent et rébarbatif. Pour certains points, heureusement que, pour l’auteur, le hasard fait plutôt bien les choses. Et malheureusement, au niveau d’une enquête de police, je déteste le hasard.

    Comment dire... L’auteur part dans de bonnes directions concernant cette enquête. Des éléments pertinents se mettent en place et, du coup, nous attendons la suite, tout de même avec une certaine impatience. A mon grand regret, ces pistes s’essoufflent, deviennent transparentes pour enfin se faire oublier. Dommage.

    Le flic qui gère l’enquête ne m’a donné aucune satisfaction. Je l’ai trouvé, dans le fond, assez incompétent. Au niveau du caractère, je me suis retrouvé à l’opposé de ce personnage. Il est vendu dans ce scénario comme étant un flic aux abois, cassé par les affaires, mais qui ne lâche rien et allant jusqu’au bout des choses. Personnellement, j’ai plutôt perçu la mise en place de ce personnage comme une imposture. Je veux dire par là qu’il est présenté comme un super flic déchu, mais pour moi le message ne passe pas.

    Sinon, j’ai eu l’impression, durant une bonne partie de la lecture, de seulement faire du survol. Les personnages restent trop lisses, l’intrigue est lente, répétitive et manque à mon sens d’épaisseur.

    Par contre, la tension qui règne dans le dernier tiers de cette histoire est correcte et redonne du souffle. Mais, au final, je garde principalement le sentiment de n’avoir pu qu’effleurer certains éléments de l’intrigue, de n’avoir pas pu m’enfouir totalement dans ce scénario qui, je le répète, semblait prometteur. Il y a clairement, pour moi, un manque de consistance.

    Bonne lecture.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

ConnexionS’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.