Le diable en personne - Peter Farris

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Résumé :

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées géré par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du Maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection,. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère. Ce deuxième roman de Peter Farris offre un portrait cinglant d’une Amérique incontrôlable où l’humanité a bien du mal à percer sous le halo d’une sauvagerie incontrôlable.
PETER FARRIS, né en 1979, vit aujourd’hui dans le comté de Cherokee en Géorgie. Après ses études à Yale, il est devenu chanteur dans un groupe de rock. En parallèle de ses activités musicales, Peter Farris a gagné sa vie comme guichetier dans une banque du Connecticut. Il y travaillait depuis quelques semaines quand la banque fut victime d’un braquage, aventure qui lui inspira son premier roman, Dernier appel pour les vivants.

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 15 avril 2019
    Le diable en personne - Peter Farris

    Saviez-vous qu’il existe encore des endroits en Amérique où l’on fait sa propre loi ? En rencontrant le personnage de Léonard Moye, on découvre un vieil homme plutôt farfelu mais qui porte en lui ses propres valeurs et qui ne lâche rien. Lorsque la jeune Maya à peine dix-huit ans débarque dans son champ, il n’a d’autre choix que d’assurer la protection de la demoiselle en détresse. Maya fait partie du cheptel de prostituées appartenant à Mexico un proxénète sans foi ni loi qui a décidé de la faire disparaître. Maya a pu entendre des informations venant de son client qui n’est autre que le maire de la ville dès lors elle doit mourir. Léonard apparaît comme un anti-héros, assurer la protection de Maya devient sa mission, pour notre plus grand plaisir. On découvre au travers du récit de Peter Farris, la violence établie comme règle dans un monde sordide de macs, de flics corrompus et de politique pervers mais aussi le côté rural d’une Amérique profonde. Les descriptions de la Géorgie du Sud nous entrainent dans une nature hostile où les alligators peuvent rendent de fiers services. Léonard et Maya vont former un drôle de couple, deux fortes personnalités qui vont se trouver, une sublime rencontre. J’ai aimé ce livre pour ces personnages éclatants, violents et lubriques, pour le style de l’auteur, sans concession une plume acérée qui va doit au but et sait nous toucher au cœur. Tout le travail sur la psychologie des personnages se révèle être passionnant. Les thèmes comme la rédemption, la transmission sont ceux qui m’ont le plus plu. C’est bien écrit, ça se lit d’une traite ou presque, il y a aussi des moments d’émotion et de tendresse qui ne font que renforcer le côté brut de décoffrage des personnages. J’ai hâte de retrouver cet auteur dans un prochain titre. Bonne lecture.

  • Sharon 15 avril 2019
    Le diable en personne - Peter Farris

    En écrivant cet avis, je me dis : « mais je ne vais quand même pas tout vous dire ! » Non, vraiment, je ne le ferai pas. Cependant, j’ai plein de choses à vous raconter.
    Ce livre nous emmène dans un coin paumé des Etats-Unis, un endroit auquel aucun producteur américain ne consacrerait une série télévisée. Tout va bien, de toute façon, dans cette charmante forêt. Enfin, tout irait bien si Maya avait eu la délicatesse de se laisser assassiner tranquillement. Franchement, les victimes, ce n’est plus ce que c’était. Si encore (air connu), elle s’était laissé rattraper à temps. Même pas ! Elle a trouvé la protection d’un vieil excentrique, qui cumule deux inconvénients :
    – Maya ne risque rien à ses côtés, il est parfaitement respectueux envers elle ;
    – on ne peut pas en dire autant pour les deux tueurs qui sont à la poursuite de la jeune femme, et qui vont salement morfler.
    C’est après que cela se complique. Il est très difficile de faire appel à la police quand un de ses tueurs se fait tuer dans l’exercice de ses fonctions. le point positif, c’est que le maire (oui, nous connaissons le commanditaire depuis le début, je ne trahis pas un immense secret) a d’autres tueurs tout prêts à prendre la suite des opérations, voire même à recruter parmi le vivier local des petits délinquants, prêts à s’en mettre pleins les poches, et tant pis s’il faut un peu se salir les mains. Puis, Leonard est un excentrique, tout le monde dans le pathelin le sait – il ne peut pas être bien dangereux, non ? Ils n’auront pas vraiment le temps de regretter leurs imprudence.
    Oui, j’ai trouvé Léonard sympathique – si les truands n’ont qu’à bien se tenir, il prend un soin certain de ces chats. Et les histoires qu’il s’invente, pour sanglantes qu’elles soient, sont une manière comme une autre d’aménager sa solitude, et d’éloigner les importuns. Pour le chapitre « violences faites aux femmes », il faudra chercher d’autres responsables que lui.
    Et oui : Maya, si elle a été « choisie » par le maire, si elle a été sa favorite, elle n’est qu’une parmi toutes les femmes qui furent réifiées pour le bon plaisir des hommes.
    Le diable en personne, ou le second roman d’un auteur que je continuerai à suivre.

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