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Il reste de la poussière - Sandrine Collette (Poche)

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Prix Landerneau polar 2016

Résumé :

Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d’une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Vos #AvisPolar

  • ReadLookHear 13 mars 2019
    Il reste de la poussière - Sandrine Collette (Poche)

    Il reste la poussière est pour moi un vrai drame familial qui se joue dans la Pampa Patagonienne, une fenêtre ouverte sur une famille retirée de la civilisation et dont la communication se fait majoritairement en donnant des ordres et des coups.

    Aucun signe d’amour entre les quatre frères et la mère, aucun respect, une haine farouche lie ces cinq personnes, la haine et tout le travail qu’il y a à abattre dans une Estancia, une sorte de ranch immense avec des moutons, des boeufs, des poules, un potager …

    Il y a très peu de dialogue dans ce roman, les chapitres alternent les différents points de vue de chacun des membres de cette famille. Tout cela emmène une certaine tension tout au long de la lecture, j’avoue que je savais pas trop où est-ce que l’auteure voulait m’emmener même si l’on présage un drame à tout moment.

    La grande force de ce roman est la manière dont Sandrine Collette réussi à nous mettre dans l’ambiance, à nous faire ressentir l’aridité, la sueur, l’odeur des bêtes, la chaleur. C’est un roman puissant qui nous entraîne au plus profond de la psychologie de chacun des personnages.

    Alors n’ayant pas vraiment d’idée d’où allait m’emmener cette lecture, et restant malgré tout sur ma faim, je retiendrais la puissance de la plume de Sandrine Collette ayant réussi à me faire voyager en Patagonie, après pour moi pour être un grand roman, il manque d’inattendue et j’aurais aimé aller encore plus dans le côté sombre et dramatique.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • VALERIE FREDERICK 11 juin 2019
    Il reste de la poussière - Sandrine Collette (Poche)

    Quel roman sombre que celui-ci ; où âpreté rime tant avec cruauté dans les plaines de Patagonie. Une femme, dont on ne connaît pas le nom, élève seule ses quatre fils tout en menant d’une main ferme son estancia, dans laquelle elle élève bovins et ovins, dans le seul but de survivre, encore, face aux géants industriels qui commencent à s’implanter et à imposer l’élevage intensif des boeufs.
    Cette femme n’a absolument pas l’instinct maternel : "Elle les déteste tout le temps, tous. Mais ça aussi, c’est la vie, elle n’a pas eu le choix. Maintenant qu’ils sont là. Parfois elle se dit qu’elle aurait dû les noyer à la naissance [...]". Les garçons sont élevés à coups de trique et triment dans les travaux de la ferme du matin au soir dès qu’ils savent marcher. En plus de la haine de la mère, les garçons se détestent cordialement entre eux : les aînés sont des jumeaux qui passent leur temps à faire souffrir les plus petits par le biais de jeux cruels et d’humiliations permanentes.
    L’atmosphère de ce roman est lourde, pesante comme nous cloueraient au sol les rafales du vent brûlant qui souffle sur la plaine. C’est un air de malheur qui s’est abattu sur l’estancia de cette famille... et qui ne va aller qu’en empirant.

    Sandrine Collette est entrée dans la peau de cette femme, cela se sent. Elle en a adopté le langage rustre et l’absence de compassion. Même si j’ai été passionnée par l’intrigue, j’ai ressenti une sensation de malaise à plusieurs reprises, notamment lors des scènes de violence infligée au plus petit, Rafael.

    C’est un roman dur ; cœurs sensibles s’abstenir !!!

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