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Mör - Johana Gustawsson

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Résumé :

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches...

Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    Mör - Johana Gustawsson

    Voilà. C’est fini.

    Johana m’a fait adresser son nouveau roman. Il s’appelle « Mör ». Comme je parle vachement bien le suédois, je sais que ça veut dire tendre.

    Mais non… Pas tendre dans ce sens-là. Tendre pour la viande.

    Tu vois le truc ?

    Johana, tu te souviens, c’est ma baffe de « Block 46 ». Dis pas que tu l’as pas lu, tu vas avoir l’air ridicule.

    Mais bon en même temps, c’est ton choix.

    Alors « Mör », c’est du noir. Forcément. La dame, malgré son joli sourire et ses grands yeux candides, elle écrit des trucs graves lourdingues. On est plutôt très loin des barbelés du précédent, mais on est juste à côté, encore, des noirceurs de l’âme de certains humains.

    Je t’explique.

    Une femme, retrouvée morte, à qui on a enlevé des morceaux.

    Les meilleurs morceaux. Et forcément, ça fait penser à Jack the ripper, vu que lui aussi c’était son truc, le dépeçage.

    Du coup, j’ai passé deux jours avec Alexis, Emily, et leurs collègues, et puis j’ai surtout passé deux jours avec Aliénor. Aliénor, c’est une femme comme je les aime. Elle est Aspie, comme elle dit. Aspie, c’est Asperger, avec tout ce que ça implique de tendresse et de sourires qu’elle ne comprend pas, mais que toi tu peux pas faire autrement. Tu verras, tu vas pas pouvoir t’empêcher de lui sourire.

    Sans doute le personnage dont j’aurais voulu que Johana fasse un roman, et sur lequel j’aurais aimé qu’elle s’attarde encore plus. Mais c’est mon côté sombre qui ressort… Aliénor m’a fasciné, et c’est tout, mais chut… Je dois rien dire.

    L’histoire, vu que le roman sort aujourd’hui, je vais évidemment pas te la raconter. D’autres vont s’en charger pour faire les malins, alors tu les liras.

    La Suède, forcément, eu égard aux deux Vikings qui partagent la vie de la donzelle.

    Et puis il est fascinant ce pays qui a fabriqué des bateaux qui ont navigué sur les flots jusqu’en Afrique… D’ailleurs, au vu de ce que la dernière série à la mode nous a révélé, le sacrifice humain, le dépeçage à la hache, ils sont assez coutumiers du fait… Ils l’étaient en tout cas. Aujourd’hui, je sais pas, mais je dis ça, je dis rien, si un jour tu n’entends plus parler de Johana Gustawsson, tu sauras pourquoi.

    Bon, je vais parler du roman un peu…

    Tu vas l’ouvrir et ne pas le lâcher. C’est ce que j’ai fait. J’ai tourné les pages, l’une après l’autre, pour voir où elle m’emmenait. Des chapitres très courts, qui t’obligent à te poser des questions sur la suite, et puis sur l’Angleterre du dix-neuvième, que je ne connaissais qu’à travers « From Hell » et quelques romans.

    Tu chercheras. Je vais pas te mettre toutes les références, on en a pour des plombes.

    Parce qu’il y a ça aussi. Les kilos de documentation qu’elle a dû remuer avec ses petits bras, Johana, je te fais pas un dessin. J’ai pensé durant certains passages à London, et à son livre « Le peuple de l’abîme » (et si tu l’as pas lu, ben tu devrais, c’est London quand même, et t’as eu le temps, il est sorti en 1903), à ces gens qui dormaient debout les uns contre les autres parce que se coucher dans la rue était interdit. Ça te rappelle quelque chose à toi aussi ?

    Mais je t’entends me murmurer la question qui fâche. « T’as aimé ? »

    Ouep. Franchement. Je suis pas tombé de mon canapé, mais oui.

    Mais je vais pas te mentir non plus, tu me connais, j’ai pas pris la claque de « Block 46 ». Sans doute parce qu’il m’a manqué le cerveau du tueur, ce qu’elle m’a fait toucher dans le roman précédent parce que je suis un peu barré, et que j’ai besoin d’avoir accès à ces psychoses et à ce qui les a amenées à la surface. À ce qui a transformé ces gosses en meurtriers, et là, même si c’est dit, je suis pas rentré dans sa tête. Comme si elle s’était assagie (un peu), comme si elle avait refusé de se laisser aller jusqu’au bout des fantasmes du tueur et qu’elle avait refusé de rentrer dans sa tête. Parce que quand t’écris, c’est des morceaux de toi que tu mets dans les pages, et que parfois c’est tellement difficile de pas laisser couler tes larmes que tu préfères le silence aux mots sur le clavier. Comme si la pression qui pèse sur un premier roman était finalement moindre et laissait plus de place aux tripes dont parle Bukowski.

    Tu vois le truc ?

    Sans doute pour ça que j’ai adoré Aliénor et son Asperger et que j’espère que je vais la revoir dans le prochain roman de la dame. Les Asperger, ils me fascinent, mais je vais pas te dire pourquoi.

    La fin, aussi, m’a un peu laissé perplexe. Trop de trucs mis en place qui te tombent sur la gueule, presque comme des évidences, des hasards heureux ou des morceaux d’une toile patiemment tissée par Johana et qui vont te coller aux pattes. Des personnages qui réapparaissent brutalement alors que tu les pensais secondaires, ils se mêlent et s’entremêlent dans un joyeux bordel au point que je me suis posé des questions sur ma capacité à suivre le méli-mélo.

    L’avantage de cette toile qu’elle a tissée justement, c’est que tu vas pas vouloir t’échapper, encore une fois, et que tu vas tourner les pages.

    Si c’est ça le but, c’est parfaitement réussi.

    J’espérais sans doute beaucoup plus qu’un simple roman noir, sur fond d’Angleterre et de Suède.

    J’espérais sans doute un autre « Block 46 », capable de la même violence et des mêmes émotions, des mêmes sanglots que tu retiens parce que quand même je vais pas chialer. C’est là mon erreur.

    Elle a choisi de ne pas écrire le même roman, elle a réussi, et elle a sans doute eu raison.

    Les lecteurs vont adorer et être complètement enthousiastes.

    C’est donc ma faute, ma très grande faute.

    Mais me fais pas dire ce que j’ai pas dit.

    Si je l’ai lu en deux jours, c’est bien parce que j’ai pas voulu le lâcher, et parce que cette nana, elle écrit bien. Vraiment bien.

    Et comme c’est pas si courant, c’est à signaler.

    Une chose est sûre, en tout cas, Johana Gustawsson, elle a sa place, grave, au milieu des auteurs que j’aime.

    Bien plus que certains sur lesquels les blogueurs sont souvent dithyrambiques et qui refont le même bouquin au fur et à mesure des années,

    en prenant les lecteurs pour des truffes.

    Alors malgré cette chronique un peu douce-amère, juste pour rencontrer Aliénor, va le chercher chez ton libraire.

    Il sort aujourd’hui.

  • 1001histoires 16 octobre 2017
    Mör - Johana Gustawsson

    Quel plaisir de retrouver mon auteure franco-suédoise favorite dont les romans sont baptisés de titres étranges ! Il y a eu "Block 46" ( voir ici http://cercle-du-polar-polaire.over-blog.com/2016/08/johana-gustawsson.html ), place à "Mör". Quel plaisir également de retrouver le duo de choc, Emily Roy, ma profileuse préférée et la belle auteure Alexis Castells !

    Ce deuxième opus de la série est un pur délice. Pas facile de confirmer un premier succès, Johana Gustawsson l’a réussi. Amateur de romans policiers scandinaves, je suis ravi que l’action reste encrée en Suède, principalement à Falkenberg, mais je ne regrette pas les références historiques londoniennes, bien au contraire.

    Cette fois-ci, le lecteur va côtoyer Jack the Ripper, c’est le lien historique explorée par Johana Gustawsson qui nous transporte dans l’enfer de Whitechapel en 1888 dans les pas de Freda Wallin. Freda a quitté Falkenberg en Suède, elle pensait sans doute trouver une vie meilleure à Londres. Elle y a découvert les bas-fonds les plus sordides. Il ne lui reste que l’amitié d’Elizabeth Stride, les souvenirs de Mary Ann Nichols et d’Annie Chapman et la peur de l’Eventreur.

    Juillet 2015, Falkenberg. Un cadavre d’une jeune femme est découvert amputé de morceaux de chair. L’équipe du commissaire Lennart Bergström ( Karla Hansen, Hector Nyman, Kristian Olofsson et Aliénor Lindberg une jeune stagiaire énigmatique ) n’a aucune piste pour commencer son enquête.

    Juillet 2015, Londres. Julianne Bell journaliste à la BBC est enlevée. BIA Roy entre en scène. Grâce à des plumes noires et à une paire de chaussettes rangée dans une chaussure, Emily va relier ces deux affaires à un tueur en série, Richard Hemfield. Mais celui-ci a été arrêté en 2006 pour être interné. Serait-il copié ? Emily en informe de suite son amie Alexis. La nouvelle auteure française d’histoires criminelle et amoureuse de Stellan Eklund, un homme du Nôrrrrrd, voit son passé la rattraper.

    J’ai adoré ce roman même si le récit met parfois mal à l’aise par sa violence aussi cruelle et gratuite que les crimes des tueurs en série. L’intrigue est habillement construite. Le portrait des personnages récurrents s’affine, des éléments nouveaux permettent de reconstituer le puzzle de leur vie et de mieux les comprendre. Les références historiques reposent sur une documentation solide et la psychologie des tueurs en série est particulièrement approfondie.

    J’oubliais : "Mör" est un mot suédois qui signifie "tendre", il s’emploie lorsqu’on parle d’une viande.

  • Les Lectures de Maud 6 juillet 2018
    Mör - Johana Gustawsson

    L’œuvre commence par deux histoires parallèles à des dizaines d’années d’intervalles. L’horreur est présente tant en Suède et à Londres de nos jours, avec des meurtres d’enfants et d’une femme, et au camp de Buchenwald en 1944, où l’on découvre l’horreur de la vie à l’intérieur de ces lieux qui nous rappelle les pages de notre histoire. Des personnages très bien choisis et bien développés, l’enquête est d’autant plus difficile que les situations géographiques et époques se succèdent. Les enquêteurs se retrouvent dans l’impasse et les meurtres se succèdent, ils ne sont pas au bout de leur surprise. Une fin magistrale qui m’a énormément surprise.
    L’alternance de flash-back donne à cette œuvre une dimension historique, le lecteur est embarqué d’une période à l’autre, le rythme en est accentué. Une histoire très bien ficelée, un rythme haletant et entraînant, le lecteur est transporté, il suit l’enquête, voyage d’un pays à l’autre, il est happé par cet emballement à retrouver ce meurtrier. L’auteur a su, grâce à cette magnifique œuvre, nous embarquer dans cette enquête très atypique, très réussie, sans temps mort. Le déroulé de l’œuvre est magistral, le suspense maintenu jusqu’à la fin. Je vous souhaite à tous de découvrir ce livre frissonnant.

  • meslivresetmoi33 15 août 2019
    Mör - Johana Gustawsson

    L’auteure à l’art de brouiller les pistes en mixant les époques jusqu’au moment où on fait le lien entre passe et présent !
    .
    Dans cette enquête la profileuse aura à faire avec des meurtres atroces où des femmes sont retrouvées mortes et dépecées...sauf que le meurtrier présumé a été arrêté et enfermé il y a des années ! Erreur judiciaire, copycat, complice ?...
    Elle devra décrypter les indices pour trouver le coupable !
    Alexis quant à elle devra faire face à son passé et au meurtrier de son mari. Ce ne sera pas simple !
    .
    J’ai adoré ma lecture, une enquête dense et passionnante !

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