Snjor - Ragnar Jonasson

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  • 1001histoires 23 juillet 2017
    Snjor - Ragnar Jonasson

    SNJÓR : roman traduit depuis l’édition anglaise et publié en France en 2016. Le titre original est "Snjóblinda" ( Islande - 2010 ).

    http://cercle-du-polar-polaire.over...

    Ari Thór Arason, bientôt vingt cinq ans, après des études de philosophie et de théologie est en formation à l’école de de police de Reykjavik. Fasciné par son futur métier, il est impatient de rejoindre sa première affectation alors qu’il n’a pas encore passé son examen final. Il a postulé à Siglufjördur, une petite bourgade au Nord de L’Islande : "le village était plus proche du cercle polaire que de Reykjavik". Il va s’y rendre seul, sa petite amie Kristín n’a pas achevé ses études, elle est en cinquième année de médecine.

    Il prend ses fonctions en novembre ( de l’année 2008 ). En hiver, Siglufjördur n’est accessible que par un vieux tunnel et une route étroite et verglacée. Le sergent Tómas dirige le poste de police, Hlynur complète le trio. Ari Thór que ses collègues surnomment bien évidemment "le Révérend" en raison de ses études de théologie, loge seul dans une grande maison. "Personne ne ferme sa porte à clé ici. A quoi bon ? Il ne se passe jamais rien à Siglufjördur". Ari Thór va-t-il s’intégrer dans cette petite communauté très soudée qui a presque cessé d’exister après la disparition de la pêche au hareng et ce n’est pas le crash financier de 2008 qui va l’aider à survivre.

    Il neige. Les déplacements sont difficiles, même à pieds. La tempête fait rage. Les congères. Une avalanche... Ari Thór est envahi par un malaise fait de nostalgie, de claustrophobie et de solitude. Comme il est le dernier arrivé au poste de police, il est de permanence à Noël, seul. Il sent que les sentiments de Kristín sont de plus en plus distants. Ari revit son enfance douloureuse, la mort de sa mère et la disparition de son père. Le lecteur n’est pas épargné par un malaise où la curiosité est très présente : que va-t-il se passer à Siglufjördur ?

    Pour se distraire, entre deux lectures, Ari prend des leçons de piano. Ugla sa jeune et belle professeur devient une amie et confidente. Grace à elle il va connaître les membres de la Société dramatique, une troupe amateur qui répète une pièce de théâtre. Tout n’est pas simple dans ce groupe au sein duquel jalousie et rivalités ponctuent les répétitions. Un des acteurs fait une chute dans un escalier. Il s’est passé quelque chose à Siglufjördur ! Mais Ari est bien le seul à ne pas y voir un accident. "Comment espérer découvrir le fin mot de cette affaire dans un endroit où tout le monde se connaissait si intimement ? Vieux camarades de classe, anciens collègues, amis, parents : tous les habitants de Siglufjördur semblaient connectés les uns aux autres par d’innombrables liens". Et puis un vrai crime est commis, une femme poignardée. C’était l’épouse d’un acteur de la Société dramatique. Le blanc de la neige est souillé de sang.

    Il ne se passe jamais rien à Siglufjödur ... mais le lecteur ne s’y ennuie pas. Dialogues, chapitres courts, entraînent de manière alerte le lecteur qui très vite se passionne pour un quotidien à la fois banal et angoissant avant d’être captivé par l’enquête d’un jeune policier habile.

    Difficile de ne pas penser à un autre auteur islandais, Árni THÓRARINSSON dont le héros Einar se retrouve également dans une petite ville isolée dans le nord de l’Islande ( voir ici http:http://cercle-du-polar-polaire.over...// ) avec le meurtre d’un acteur de théâtre amateur à résoudre. La similitude s’arrête là, les deux ambiances sont très différentes et tout oppose les deux héros. Décidément il se passe beaucoup de choses au fond des fjords du nord de l’Islande, pour notre plus grand plaisir.

  • La bibliothèque de Céline 3 juillet 2018
    Snjor - Ragnar Jonasson

    Le polar nordique et moi, c’est une belle histoire d’amour. Une passion au premier regard…enfin, dès les premières pages du moins !
    Dans Snjór l’atmosphère est délicieusement oppressante. A Siglufjördur, ce lieu au nom imprononçable, l’enquête d’Ari Thór, tout fraîchement sorti de l’école de police de Reykjavik est haletante. Il est jeune, maladroit mais pourtant prêt à tout, même à délaisser sa vie personnelle et à laisser choir Kristin, sa fiancée, qui se refuse à le suivre dans ce « trou » pour les besoins de l’enquête.
    Pas facile de démêler le vrai du faux quand on débute. D’autant plus quand les habitants de la ville son bourrés de secrets. D’ailleurs, n’est-ce pas souvent dans les plus petites villes que se cachent les plus lourds secrets ? N’est ce pas les lieux les plus reculés, les endroits les plus tranquilles qui se retrouvent soudainement être le théâtre de drames alors que personne ou presque n’avaient entendu parler de ces lointaines contrées ? A Siglufjördur, cette vérité se vérifie.
    Dans cette atmosphère glaciale, j’ai tremblé tout en essayant de découvrir la vérité. Pendant que la neige ne cesse de tomber, j’incrimine tour à tour chacun des suspects, écorchant leur prénom tout en me demandant comment est ce qu’ils se prononcent en islandais. J’aime le calme qui se dégage de ce polar. La sérénité avec laquelle l’enquête est menée. La décontraction apparente du protagoniste. Son imperturbabilité à ne pas assimiler à de la mollesse. Dans Snjór, pas de violence excessive. Pas de brutalité inutile. Et une fois de plus, un polar dans lequel l’atmosphère prend une place tout aussi importante que l’enquête tant elle est décrite avec justesse. Très sensible aux ambiances, le temps est décidément mon personnage préféré dans ce type de polars.
    Je ferme les yeux. Me voilà transportée en Islande. Lire et voyager : deux activités indissociables.
    Il me tarde d’y retourner à travers, Mörk, le second polar de l’auteur que je vais très bientôt rencontrer à Lyon à Quai du polar !!! Que j’ai hâte ! Je trépigne d’impatience parce que…deux semaines, c’est long !!!

  • Sangpages 9 août 2018
    Snjor - Ragnar Jonasson

    Je pars pour l’Islande histoire de me rafraîchir un peu 😓 mais aussi parce que les auteurs nordiques, tu le sais, j’adore !
    Cet auteur, j’en ai beaucoup entendu parler et à la veille de la sortie de son quatrième, il est grand temps que je m’y mette. C’est donc parti pour le premier de cette série des aventures de Ari Thór Arason.
    Ari Thór est un jeune flic tout frais moulu de l’école de police qui trouve son premier job à Siglufjördur. Un petit bled paumé de 1200 habitants dans le nord, presque austère, de l’Islande. Une petite communauté où tout le monde se connait et où jamais rien ne se passe. Il est donc évident que ce vieil homme tombé après une répétition de la société dramatique au théâtre du coin ne soit qu’un vulgaire accident. Il est absolument impossible qu’il en soit autrement !
    Deux paragraphes et déjà des noms à coucher dehors ! Ouais de ce côté-là, tu vas être servi mais c’est aussi ce qui fait le charme des lectures scandinaves 😜
    Avoir à faire à un jeune flic tout frais m’a beaucoup plu. Ca change des vieux baroudeurs blasés par le métier.
    On comprend bien que, dans ce premier tome, la mise en place du personnage est très importante et elle est très bien faite. Il prend corps, il prend âme et on s’y attache clairement avec cette envie de continuer à le suivre, à le voir évoluer et donc à lire les suivants.
    Une Islande en crise en toile de fond mais sublime de ses paysages décrits à la perfection. Au point où tu te jetterais sur le premier billet d’avion pour aller voir par toi-même. J’ai trouvé d’ailleurs que ces paysages étaient presque un personnage à part entière.
    Une atmosphère excellente, une sorte de huit-clos dans ce lieu devenu inaccessible par les tempêtes de neige. Ce qui m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à la série islandaise Trapped que j’avais adorée. J’y ai retrouvé ce même côté glauque et presque étouffant, ce petit quelque chose en plus qu’il est difficile à décrire et qui j’avoue m’est, personnellement, jubilatoire.
    Des personnages authentiques presque caricaturaux de ce style "villageois". Des gens auxquels on s’identifie. Un truc vrai bien loin des super héros.
    Une trame rondement menée, au final très surprenant.
    En résumé : un roman "simple" dans le bon sens du terme. Sans chichi. Et c’est sans doute cette "simplicité" qui lui donne son charme et son efficacité. Tout ce qui faut pour en faire un bon polar ! En tout cas, me voilà conquise !
    Bref tu l’as compris, c’est rafraîchissant et rien que pour ça, ça vaut le coup de le lire maintenant 😜 mais c’est surtout un très bon polar bien torché !
    Tu sais donc ce qui te reste à faire !

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